Iran/nucléaire : la France appelle à renforcer les sanctions internationales
  2012-09-01 00:31:57  xinhua

Le ministère français des Affaires étrangères a appelé vendredi à un nouveau renforcement des sanctions internationales contres le régime iranien, en attendant que Téhéran accepte de coopérer davantage sur le dossier nucléaire.

« Comme l'a indiqué lundi le président de la République, et le ministre l'a rappelé ce matin, nous assumerons notre responsabilité pour renforcer les sanctions à l'encontre de l'Iran tant qu'il ne bougera pas et ne se conformera pas à la légalité internationale », a déclaré le porte-parole adjoint du Quai d' Orsay, Vincent Floréani.

« L'Agence internationale à l'Énergie atomique (AIEA) a diffusé hier soir le rapport trimestriel de son directeur général sur la mise en oeuvre par l'Iran de son accord de garanties avec l'Agence et des résolutions du Conseil de sécurité », a-t-il rappelé.

Dans ce nouveau rapport, l'AIE « met en lumière la poursuite par l'Iran d'activités sensibles menées en violation de ses obligations internationales » ainsi que « l'absence de coopération iranienne » pour élucider les questions liées à la possible nature militaire du programme nucléaire du pays, a précisé le diplomate français. 

Interviewé vendredi matin sur la radio française Europe 1, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, avait d'ailleurs souligné la nécessité de « renforcer les sanctions » à l'encontre de l'Iran, en attendant que Téhéran fasse des « gestes » prouvant qu'il ne poursuit aucun enrichissement nucléaire d'ordre militaire.

« Je ne crois que les faits », a M. Fabius, avant d'ajouter que, pour l'heure, « les faits constatés ne vont pas dans (la) direction » d'un renoncement iranien à l'arme nucléaire.

« Nous appelons une fois encore l'Iran à faire des gestes concrets allant dans le sens des demandes de la communauté internationale, à coopérer sans délai ni réserves avec l'AIEA pour faire la lumière sur les questions non résolues et à cesser des activités qui compromettent le travail de (l'AIEA) », a indiqué, pour sa part, M. Floréani, faisant écho à la déclaration de son ministre de tutelle.

Commentaire