
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré lundi à Washington que la priorité actuelle était de déployer des observateurs en Syrie le plus tôt possible.
Selon M. Ban, la Syrie représente "l'endroit le plus sensible, le problème le plus brûlant et la plus grave, celui qui préoccupe le plus la communauté internationale à l'heure actuelle".
"Plus de 9 000 personnes ont été tuées. Le massacre dure depuis 14 mois", a-t-il affirmé au Centre pour les études stratégiques et internationales, un groupe de réflexion basé à Washington, ajoutant qu'il s'agissait d'une situation "absolument inacceptable et intolérable".
"Actuellement notre priorité est de déployer la mission de supervision le plus tôt possible", a-t-il déclaré, précisant que la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l'Onu travaillaient dans ce sens.
Les observateurs sont envoyés pour surveiller l'application du cessez-le-feu soutenu par l'ONU en Syrie, dans le cadre d'un plan de paix en six points présenté par l'émissaire conjoint de l'Onu et de la Ligue arabe, Kofi Annan.
Le cessez-le-feu est censé être entré en vigueur le 12 avril ; mais en dépit de la présence des observateurs, les violences n'ont pas réellement diminué dans le pays, et meurtres, enlèvements et attentats à la bombe sont encore signalés tous les jours.
M. Ban a déclaré que le nombre d'observateurs devrait passer à 130 d'ici jeudi, contre seulement 60 actuellement. "Et d'ici le milieu du mois, nous serons peut-être en mesure de déployer 230 observateurs, voir davantage. Notre objectif est d'en déployer 300 avant la fin du mois, le plus rapidement possible", a-t-il indiqué.
"J'espère que le déploiement de cette mission de supervision permettra un véritable respect du cessez-le-feu et une cessation de la violence, afin que l'envoyé spécial conjoint, Kofi Annan, puisse aider la Syrie à entamer le dialogue politique dont elle a besoin", a-t-il ajouté.









