Les ministres ont aussi annoncé à cette occasion une prochaine visite officielle de la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ainsi que vice- présidente de la Commission européenne, Mme Catherine Ashton, au Myanmar et l'ouverture d'un bureau de l'UE à Rangoon.
Il s'agit d'un nouveau dans les relations entre l'UE et le Myanmar.
Les ministres des Affaires étrangères ont passé en revue les réformes actuellement en cours au Myanmar, sous son président U Thein Sein, dans le cadre du développement d'un partenariat avec les acteurs politiques et ceux de la société civile, dont Mme Aung San Suu Kyi, figure de l'opposition politique.
Pour eux, les réformes au Myanmar auront besoin du temps, tandis que la légitimité gouvernementale, le régime du droit et la réconciliation nationale constituent les assises du développement.
Le Conseil des ministres a salué le processus électoral " transparent et crédible" du 1er avril dernier au Myanmar, marqué par l'élection de Mme Aung San Suu Kyi et de membres de la Ligue nationale pour la démocratie d'opposition au Parlement.
Il a noté la remise en liberté d'un nombre substantiel de prisonniers politiques au Mynamr et les efforts de son gouvernement de conclure des accords de cessez-le-feu avec des groupes armés dans les régions ethniques, pour trouver des solutions politiques durables.
Dans un communiqué, le Conseil des ministres a déclaré " surveiller de près la situation sur le terrain, mettre les mesures en examen constant et répondre positivement au progrès des réformes en cours".
Les ministres ont aussi exprimé la volonté de poursuivre le dialogue et la coopération avec les autorités centrales et locales du Myanmar, en faveur de la paix et de la stabilité dans ses régions ethniques, et de financer le développement socio- économique.
Les sanctions de l'UE contre le Myanmar comprenaient des interdictions de voyager et des gels d'avoirs à l'encontre de 491 personnes. 59 sociétés et organisations étaient visées par des gels d'avoirs. Des restrictions commerciales et d'investissement visaient plus de 800 entreprises, actives dans le domaine de l'exploitation forestière, du secteur minier et du commerce de pierres précieuses.









