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    On s'attend à ce que les Etats-Unis, l'Iran et Israël s'engagent dans la voie menant à la sortie de l'impasse
      2012-04-13 16:38:45  cri

    Les cinq pays membres permanents du Conseil des sécurité des Nations unies ( Etats-Unis, Royaume-uni, France, Russie et Chine ) ainsi que l'Allemagne vont reprendre le 14 avril des négociations nucléaires avec l'Iran à Istanbul en Turquie. La question nucléaire iranienne entre de nouveau à une étape décisive. Les pourparlers, les sanctions et la guerre sont en course. L'Iran souhaite diminuer la pression pesant sur lui et éviter la guerre par les négociations mais il se réserve un espace de compromis limité. Les Etats-Unis préfèrent voir les effets des sanctions. Quant à Israël, il brandit toujours le gourdin de la guerre enjoingnant les Etats-Unis à prendre au plutôt la décision finale. A en juger par les circonstances actuelles, le taux de réussite des négociations à Istanbul paraît peu élevé. Au cas où les pourparlers sont stériles, l'interaction entre les Etats-Unis et Israël fera l'objet d'une attention particulière. Si les parties concernées s'enlisaient de nouveau dans l'impasse, les risques d'une guerre s'accroitraient considérablement.

    Toutes sortes d'informations, qu'elles soient optimistes ou pessimistes, émanent des deux parties américaine et iranienne avant le commencement des négociations. Lors de sa récente rencontre à Séoul avec le Premier ministre turc Redzep Tajip Erdogan, le président Barack Obama lui a prié de transmettre le message au leader iranien Ali Khamenei que Washington accepterait le programme nucléiare civil de l'Iran si ce dernier s'engageait à ne pas développer des armes nucléaires. L'Iran a réagi en affirmant explicitement qu'il n'accepterait pas n'importe quelle condition préalable. Les Etats-Unis et l'Iran tâtent actuellement les intentions et testent la limite de tolérance de l'un et de l'autre.

    Le dossier iranien est en effet une dispute entre les deux pays sur la position de prédominance au Proche-Orient. Les changements intervenus en 2011 dans des pays arabes ont modifié le schéma géopolitique de la région. Les Etats-Unis ont vu leur influence baisser, redoutent que l'Iran y dicte sa loi, comble les lacunes en Irak après le retrait des troupes américaines et contractent une alliance chiite anti-américaine avec le régime syrien de Bashar Al-Assad. Aussi Washington focalise-t-il de nouveau son attention sur l'Iran après la guerre lybienne. Ce n'est pas une exagération, si on affirme que la crise iranienne est un résultat du bombardement médiatique es Américains.

    En exerçant la pression sur l'Iran, Washington insiste sur la nécessité de prévenir la prolifération nucléaire ce qui a placé l'Iran sur le plan diplomatique dans une situation très délicate.

    Criblés actuellement des dettes et préoccupés d'un taux de chômage élevé, les Etats-Unis qui éprouvent toujours de la malaise des deux guerres en Afghanistan et en Irak sont obligés de peser soigneusement les conséquences d'une nouvelle guerre, sans parler de la posture dans laquelle se trouve l'administration Obama.

    Etant donné que les Etats-Unis et Israël ne sont pas capables de détruire une fois pour toutes les installations nucléaires iranienne par les moyens militaires, Washington se voit obligé de recourir aux sanctions et aux négociations. C'est la raison pour laquelle les Etats-Unis et l'Iran retournent devant la table des négociations.

    Peu avant le commencement des négociation, le président Obama a laissé entendre d'un ton menaçant que ce serait « la dernière occasion de négociations » pour l'Iran. La secrétaire d'Etat Hilary Clinton a déclaré aussi que la « fenêtre pour la solution pacifique de la question nucléaire iranienne s'amenuise ». Ces intimidations sont interprétées comme le signal du recours à la force en cas de l'échec des négociations.

    Les préparatifs pour la guerre entrepris par Israël battent maintenant leur plein. Mais son peuple n'est pas encore parvenu à une communauté de vue en ce qui concerne une offensive contre l'Iran. Nombreux sont des Juifs qui s'inquiètent à ce qu'une offensive contre l'Iran risque d'attirer le feu sur Israël lui-même. En Israël, au lieu d'être une revendication de la population, l'intention de l'offensive contre l'Iran provient plutôt de l'échelon supérieur du pays, toujours en attente du feu vert donné par les Etats-Unis.

    La solution de la question nucléaire iranienne par la voie des négociations traduit la volonté commune de la communauté internationale. Si la guerre éclatait, le monde entier en pâtirait, tandis que le règlement pacifique de cette question profiterait à toutes les parties concernées. On a raison de s'attendre à ce que les Etats-Unis, l'Iran et Israël parviennent à troucher une voie menant à la sortie de l'impasse en mettant en valeur leur sagesse politique.

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