Le 5 avril, l'envoyé spécial des Nations unies chargé de la crise syrienne, Kofi Annan, a informé l'Assemblée générale des Nations unis des derniers développements de la situation syrienne par une liaison télévisuelle. Selon Kofi Annan, le gouvernement syrien a accepté sa proposition en six points, consenti à réaliser le cessez-le-feu avant le 10 avril et il a déjà commencé le retrait de ses troupes de certaines régions. Kofi Annan a enjoint, en même temps, les oppositions à cesser toute action de violence dans un délai de 48 heures prévu par la date boutoire. Il a appelé en outre les diverses parties à réaliser le cessez-le-feu complet avant 6 heures du 12 avril. Pour satisfaire les revendications du peuple syrien, toujours selon Anna, le processus politique doit démarrer le plutôt possible, le gouvernement syrienn et les oppositions doivent entamer un dialogue politique complet. Le compte rendu de Kofi Annan a émis un signal positif montrant que la crise syrienne a accompli un pas vers la solution politique ce qui correspond aux intérêts de la population syrienne et aussi à l'attente de la communauté internationale.
Depuis qu'il avait assumé cette mission, Kofi Annan avait offert ses médiations auprès de la Ligue arabe, le gouvernement syrien, les oppositions basées à l'intérieur et à l'extérieur du pays et visité la Russie et la Chine. Ses efforts de médiation et sa proposition en six points bénéficient du soutien de tous les membres du Conseil de sécurité. Et ce soutien s'est traduit par la Déclaration présidentielle du 21 mars du Conseil de sécurité. Dans la Déclaration de Bagdad adoptée à l'issue du sommet de la Ligue arabe qui venait de se clôturer, il n'est mentionné ni la sanction imposée à la Syrie, ni la demande de la démission de Bashar Al-Assad ni celle de l'armement des oppositions. La Déclaration insiste sur la nécessité pour la Syrie d'exécuter immédiatement et intégralement la proposition de Kofi Annan afin de résoudre la crise par la voie politique et de s'opposer à l'intervention extérieure. Tout cela montre que la crise syrienne évolue actuellement vers un règlement politique.
Il convient de signaler que cette tendance d'évolution correspond à l'attente de la communauté internationale, et ce progrès est indissociable des efforts de la Chine qui persiste dans sa position équitable et oeuvre par des actions réelles à la solution politique de la crise. En ce qui concerne le dossier syrien, la position du gouvernement chinois est claire depuis toujours et qui consiste à respecter la vocation et les principes de la Charte des Nations unies, en particulier le principe de la non intervention dans les affaires intérieures d'un pays, et à réaliser la solution politique de la crise de façon pacifique.
La Chine soutient les bons offices et la proposition en six points de Kofi Annan. Pour le moment, il est décisif de traduire dans les faits le cessez-le-feu par le gouvernement syrien et les oppositions. La question syrienne est très complexe, d'autant plus qu'au sein des oppositions, les diverses factons rivalisent et ont chacune sa préconisation. Bien que les réactions de diverses parties semblent positives, il est difficile de prévoir si le cessez-le-feu puisse devenir une réalité en raison du manque de confiance mutuelle.
Le gouvernement chinois souhaite que les diverses parties syrienne agissent en coordination avec les médiations de Kofi Annan et concrétisent le plutôt possible la proposition en six poins. Il a invité les oppositions à réagir sans tarder et effectivement aux efforts de ce dernier pour créer des conditions favorables qui permettront d'arrêter complètement les violences et engager le dialogue politique. Le 5 avril, le Conseil de sécurité s'est réuni et à l'issue de la réunion a été adoptée une déclaration présidentielle enjoignant le gouvernement syrien à accomplir immédiatement son engagement sur le cessez-le-feu, demandant aux diverses parties y compris les oppositions d'arrêter tout acte de violence sous n'importe quelle forme et appelant les oppositions à entamer, à cet effet, des contacts avec Kofi Annan.
A ce moment décisif pour régler la crise syrienne, on espère que les efforts effectifs de la communauté internationale pour la cessation des violences pourront fournir une aide constructive aux médiations de Kofi Annan, maintenir le processus du règlement politique de la crise, accélérer la concrétisation par les diverses parties de leur engagement sur le cessez-le-feu, promouvoir le dialogue politique et sauvegarder la paix et la stabilité dans la région du Proche-Orient.









