Conformément à son rôle de gardienne des traités de l'Union européenne, la Commission européenne a envoyé mardi à Budapest trois lettres de mise en demeure concernant l'indépendance de la banque centrale, le statut des juges et l'autorité nationale de protection des données.
Cette triple procédure d'infraction, pouvant mener à des poursuites devant la Cour de justice européenne, fait suite à l' adoption fin décembre par le parlement hongrois d'une série de réformes constitutionnelles jugées contraires aux traités européens.
"Il appartiendra au gouvernement hongrois de répondre dans un délai réduit à un mois (au lieu de deux mois)" aux lettres de mise en demeure de Bruxelles, a souligné mercredi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
"MM. Juppé et Leonetti notent qu'un dialogue s'est engagé entre les autorités hongroises et les institutions de l'Union européenne ", a-t-il ajouté, constatant que le premier ministre hongrois Viktor Orban était attendu le jour même au Parlement européen.
M. Valero a, par ailleurs, indiqué que M. Leonetti doit recevoir mercredi le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères hongrois, Zsolt Nemeth, avant d'ajouter qu'une rencontre entre M. Juppé et son homologue hongrois, János Martonyi, est prévue le 24 janvier prochain.
Lors de ces entrevues, les deux hauts diplomates français " inviteront les autorités hongroises à se conformer pleinement, dans le cadre des traités, au principe de coopération loyale", a conclu le porte-parole.










