Le mouvement "Occupy Wall Street" se répand en Europe
  2011-10-16 10:30:57  xinhua
Les habitants de la Grosse Pomme ont vu ce samedi un écho du mouvement "Occupy Wall Street" en Euroupe, où des mesures d'austérité toujours plus rigoureuses en vue de contenir la crise de la dette souvraine rendent la vie de plus en plus dure à travers le Vieux Continent.

Rome a connu samedi une journée tumultueuse lorsque des manifestations sont devenues violentes dans de nombreux coins de la capitale italienne, faisant plus de 70 blessés.

La police a dû faire usage de gaz lacrymogène et de canons à eau pour disperser des dizaines de milliers de manifestants.

A Londres, des miliers de manifestants se sont rassemblés près de la cathédrale Saint-Paul, au centre de la capitale britannique, et projetaient de marcher vers la City of Londres pour "occuper" ce quartier Square Mile. Pourtant, la police a immédiatement bloqué toutes les sorties à proximité de la cathédrale, coinçant les manifestants à l'intérieur des "murs de policiers".

"Nos rues!", "Nous avons le droit de faire la grève!", ont crié des manifestants, en brandissant des slogans comme "Pas de réduction", "Lutter pour l'emploi" et "Les banquiers ont obtenu le soutien, Nous sommes vendus".

Sur son site, "Occupy London" explique que le mouvement vise à s'adresser à l'injustice en Grande-Bretagne et au-delà, dans le cadre du "mouvement mondial pour une véritable démocratie".

Pendant ce temps, des dizaines de milliers de manifestants se sont descendus dans les rues à traver l'Allemagne. 

A Berlin, les manifestations ont commencé au centre commercial Alexanderplatz (est) et visé le bureau de la Chancelière et le Parlement fédéral. Des milliers de personnes se sont rassemblés sur la place entre les deux locaux.

Selon la police, quelque 5 000 personnes ont participé à un rassemblement devant le bâtiment de la Banque centrale européenne (BCE) à Frankfurt, ville considérée comme le centre financier de la zone euro.

Bien que les Pays-Bas aient le taux de chômage le plus bas d'Europe et se portent économiquement bien, près de 1 000 personnes ont "occupé" le centre financier d'Amsterdam.

"Je pense que ce que nous partageons est l'idée que nous avons une crise après une autre car le modèle dont nous disposons maintenant est basé sur l'avidité", a indiqué à Xinhua l'ancien ministre néerlandais de la Culture Ronald Plasterk, qui a participé à la manifestation.

Des manifestations se sont également déroulées dans neuf villes portugaises, dont la plus importante a eu lieu à Lisbonne avec la participation de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Ailleurs en Europe, des manifestations se sont répandues dans des villes de Suède, Finlande, Hongrie, Belgique, Norvège et de Grèce.

A Bruxelles, plus de 6 000 manifestants ont marché depuis la station du nord au parc Cinquantenaire, appelant au changement et à une meilleure vie.

"Depuis la crise financière mondiale en 2008, l'Europe vit dans la crise pendant trois ans, et les décideurs de politiques ne peuvent sortir des solutions convenables, Ainsi la crise sociale vient sans surprise", a estimé Rym Ayadi, chercheur et membre du Centre européen d'études politiques (CEPS).

Encore selon des experts, l'évément de ce samedi ne pourrait guère aboutir à des résultats immédiats et substantiels, d'autant plus que beaucoup de manifestants ont des demandes différentes malgré leur "colère commune".

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