M. Di Rupo qui est également le président du Parti socialiste francophone (PS) a présenté jeudi soir au souverain les derniers développements de la situation politique. Après les festivités de la fête nationale du 21 juillet, les présidents de huit partis politiques se sont réunis pendant sept heures pour discuter des méthodologies des négociations pour la recherche d'une solution à l'actuelle crise socio-politique. Il s'agit du PS, des Chrétiens Démocrates (CDH), du Mouvement réformateur (MR) et de l'Ecolo du côté francophone, des Chrétiens Démocrates (CD&V), des Socialistes (SPA), des Libéraux (Open VLD) et des Groen de l'autre côté néerlandophone.
Le roi a pris acte de la volonté exprimée par une large majorité de résoudre les problèmes institutionnels et socio-économiques auxquels le pays est confronté et la grande fatigue de tous les négociateurs et de leurs collaborateurs, il a proposé donc une trêve dans les négociations jusqu'à la mi-août. Les travaux reprendront sur la base de l'organisation des travaux telle que M. Di Rupo l'a proposée à l'issue de la réunion avec les huit présidents de parti. Cette trêve sera mise à profit pour faire examiner des projets de loi par le service juridique de la Chambre des représentants, a indiqué le Palais royal, sans préciser quels étaient ces textes.
Dans un communiqué, M. Di Rupo a pour sa part annoncé que les discussions commenceraient sur les propositions de loi relatives à l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, qui est à l'origine de la chute du cabinet d'Yves Leterme le 22 avril 2010 et constitue l'une des causes de l'impasse des négociations sur la formation d'un nouveau gouvernement fédéral entre Francophones et Flamands.
Désigné le 16 mai dernier par le roi Albert II pour la seconde fois en une année au poste de formateur, M. Di Rupo avait demandé la démission le 8 juillet courant suite au refus de la Nouvelle Alliance flamande (NV-A), le plus grand parti politique en Flandre lors des élections législatives du 13 juin 2010, à ses propositions sur des réformes institutionnelles et socio-économiques.
La Belgique connaît la crise la plus longue de son histoire, marquée par le manque d'un gouvernement fédéral de plein exercice depuis plus de 400 jours, Flamands et Francophones n'ayant pas trouvé de terrain d'entente sur la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, qui est demandée par la grande majorité des Flamands, mais que les Francophones veulent maintenir tel quel.










