« La France reste confiante et ne voit aucune raison de s'inquiéter », a indiqué un conseiller du président français cité par l'AFP. La France et la Russie menaient « des négociations exclusives » pour l'achat de deux navires de guerre de type Mistral, avait confirmé le président français Nicolas Sarkozy en mars dernier à l'occasion de la visite de son homologue russe Dmitri Medvedev en France.
Pourtant, le ministre russe de la Défence Anatoli Serdioukov a annoncé plus tôt dans la journée de vendredi que son pays avait lancé un appel d'offres international pour deux porte-hélicoptère.
En juin dernier, lors de la visite du Premier ministre russe Vladimir Poutine à Paris, il a évoqué avec M. Sarkozy le transfert de technologies dans l'achat de navires de guerre Mistral mais sans pouvoir atteindre un accord.
La Russie insiste qu'elle veux acheter un exemplaire et en construire trois autres dans ses propres chantiers navals, alors que la France souhaite en fabriquer deux exemplaires "sans équipement militaire" sur quatre à Saint-Nazaire, en France.
D'un poids de 23.700 tonnes, le Mistral est le deuxième plus grand appareil de la flotte française et est capable de transporter jusqu'à 16 hélicoptères ainsi qu'un bataillon d'infanterie navale accompagné de ses blindés.










