Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré dans un communiqué émis vendredi soir que la Commission européenne est prête à proposer un instrument composé d'un système de prêts bilatéraux coordonnés.
Cet instrument sera compatible avec la clause interdisant le sauvetage de la zone euro et avec une stricte conditionnalité, a affirmé M. Barroso.
Néanmoins, la création de cet instrument ne signifie pas qu'il sera activé dans l'immédiat, a-t-il ajouté.
"Nous ne pouvons pas prolonger l'actuelle situation", a-t-il déclaré, ajoutant : "Je demande aux dirigeants européens de se mettre d'accord sur cet instrument le plus vite possible".
Le Premier ministre grec a appelé jeudi à un plan de sauvetage clair pour son pays confronté à une crise budgétaire et a menacé de faire appel au FMI.
La Grèce n'a peut-être pas besoin de l'argent de l'UE, mais a certainement besoin d'un plan d'aide pour empêcher les spéculations, a confié au Parlement européen M. Papandreou à Bruxelles.
Il a appelé les dirigeants européens à prendre une décision lors du futur sommet prévu la semaine prochaine, avertissant que si l'UE ne conclut pas un accord sur un plan d'aide, la Grèce fera appel au FMI.
Plus tôt lundi, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a déclaré à l'issue de la réunion mensuelle des ministres des Finances de l'UE que les ministres "ont clarifié les modalités en faveur d'une décision concernant des actions coordonnées qui peuvent être immédiatement activées en cas de besoin".
Cependant, la décision finale concernant l'aide à la Grèce est entre les mains des dirigeants européens, qui se réuniront en sommet les 25 et 26 mars, a souligné M. Juncker.










