Au cours des sessions annuelles de l'Assemblée populaire nationale (APN) et de la Conférence consultative politique du Peuple chinois qui se déroulent actuellement à Beijing, la lutte contre la corruption et la valorisation de l'intégrité font de nouveau l'objet d'une attention particulière. Ces derniers temps, les autorités chinoises ont mis en oeuvre plusieurs mesures destinées à sanctionner et à prévenir la corruption. Les dirigeants chinois ont souligné dans différentes circonstances qu'elles intensifieront la lutte contre la corruption et la valorisation de l'intégrité et renforceront en particulier « la construction institutionnelle » pour combattre la corruption. Des spécialistes ont indiqué que ces mesures permettront au gouvernement chinois de réaliser son objectif en la matière et de garantir le « fonctionnement du pouvoir sous le soleil ».
« Le système de déclaration des avoirs individuels pour les cadres dirigeants » constitue un des thèmes qui sont au centre de l'attention du public. Depuis l'année dernière, ce système a été mis en pratique à titre d'expérimentation dans plusieurs endroits dont Altaï du Xinjiang, Cixi du Zhejiang, Gaoxian du Sichuan et Liuyang du Hunan. A ce propos, nous écoutons l'avis de Huang Shaoliang, membre du Comité national de la CCPPC :
« La mise en application de ce système dans plusieurs villes montrent que son rôle est évident. Les masses populaires en sont satisfaites. Les fonctionnaires doivent être les premiers à rendre publics leurs avoirs personnels et placés sous la surveillance des médias, du public et de toute la société ».
En parallèle, les autorités chinoises ont défini et mis en oeuvre d'autres dispositions. Par exemple, la promotion de la dénonciation sur Internet, la publication des numéros de téléphone de dénonciation, facilitant ainsi la révélation des actes de corruption et des éléments corruptifs. Chen Yunlong est le député de l'APN et président du Parquet populaire de la province du Zhejiang. Il a déclaré que grâce aux dénonciations et aux indices fournis par la population, de nombreux fonctionnaires corrompus ont été révélés et destitués. En recourant à Internet et au téléphone de dénonciation, le Parquet provincial du Zhejiang a recueilli plus vastement des indices concernés et obtenu de bons résultats dans la lutte contre la corruption. Chen Yunlong :
« Je pense qu'il s'agit d'un essai très positif. La lutte contre la corruption par Internet revêt une signification non négligeable pour multiplier les sources d'indices et régulariser les procédures des procureurs ».
Selon Chen Yunlong, la transparence des affaires administratives, la transparence des informations, une connaissance plus approfondie du mode de fonctionnement du gouvernement par le public et la participation du public à la surveillance sur l'exercices du pouvoir aideront à contenir les actes criminels liés au pouvoir et à sauvegarder la justice sociale. Le professeur Cao Yisun à l'Université du droit et des sciences politiques a souligné la nécessité de persister dans la transparence des informations et dans le perfectionnement de la construction institutionnelle. On l'écoute :
« Premièrement, il faut garantir la transparence des informations. Sans savoir ce que fait le gouvernement, comment peut-on exercer la surveillance. Deuxièmement, il faut perfectionner la construction institutionnelle. Il faut avoir des critères et des normes pour juger ce que doit faire le gouvernement et ce qu'il ne doit pas faire ».
Tout en promouvant la construction institutionnelle, la Chine sanctionnera plus sévèrement les éléments corrompus. Dans le rapport d'activité présenté, jeudi 11 mars, à la session annuelle de l'APN par le procureur général du Parquet populaire suprême de Chine, Cao Jianming, il est indiqué que l'année dernière, 2 600 fonctionnaires au niveau de district ou de service, dont 8 au niveau de province ou de ministère, qui ont été impliqués dans des actes de délits ont été sanctionnés. Le procureur général Cao Jiaming a promis que conformément à la loi, les parquets aux différents échelons poursuivront activement la lutte contre la corruption et la prévention des délits liés à l'exercice du pouvoir en mettant l'accent sur la sanction des délits de prévarication et d'empiétement du droit d'autrui, qui sont difficiles à être découverts, enquêtés et traités. Les parquets, toujours selon le procureur général, traduiront dans les faits le système de protection des dénonciateurs et des témoins tout en faisant progresser la construction du système de sanction et de prévention de la corruption.
Dans le rapport d'activité du gouvernement, le Premier ministre Wen Jiabao a insisté sur la nécessité de placer toujours à une position importante la lutte contre la corruption et la valorisation de l'intégrité et en particulier de renforcer la construction de divers systèmes destinés à sévir contre la corruption et à prévenir la corruption afin de réaliser l'objectif consistant à assurer « le fonctionnement du pouvoir le soleil ».










