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    La Conférence de Copenhague, un nouveau point de départ pour la coopération internationale en matière climatique
      2009-12-23 16:53:51  cri





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    A l'issue d'âpres pourparlers dans un marathon de treize jours, la Conférence des Nations unies sur le changement climatique s'est clôturée avec l'adoption de l'Accord de Copenhague, un document dépourvu de toute force juridique contraignante. Les vicissitudes qu'a traversé la conférence révèlent de nouveau la situation embarrassante dans laquelle s'était enlisée l'humanité pour répondre au changement climatique. Bien que les divers pays du monde entier ne remettent pas en cause la réalité des changements climatiques et aient pris conscience de l'urgence qui s'impose pour y faire face, les divergences entre les pays développés et les pays en voie de développement n'ont pas été aplanies notamment sur la question de l'attribution des responsabilités respectives. Aussi la Conférence de Copenhague ne constitue-t-elle pas en réalité un point mort mais au contraire, un nouveau point de départ pour la future coopération internationale en la matière.

    Durant le processus d'industrialisation, la société humaine a émis énormément de gaz polluants, si bien que l'environnement dont dépend notre existence se dégrade de plus en plus rapidement et a provoqué les phénomènes d'effets de serre. Dans le dernier rapport sur le climat planétaire rendu public par l'Organisation mondiale de la météorologie, il y est fait mention que 2009 aura été une des dix années les plus chaudes depuis l'apparition des relevés météorologiques et que les années 2000 à 2009 auront été la période la plus chaude. Le réchauffement du climat a accéléré la fonte des glaciers, rehaussé le niveau de la mer et été à l'origine de phénomènes climatiques extrêmes comme des ouragans, des inondations, des sécheresses, des blizzards, des courants marins chauds et froids.

    Face aux intempéries d'ampleurs importantes et leurs conséquences catastrophiques, la communauté internationale dans son ensemble et en particulier, les pays en difficulté les plus sérieusement menacés ne peuvent plus simuler l'indifférence. Lors du sommet des Nations unis sur le changement climatique, tenu en septembre dernier, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-mmon a appelé les pays développés à initier en premier les actions nécessaires et les pays en développement d'adopter des mesures en vue de limiter les émissions de gaz à effets de serre tout en s'assurant une croissance économique durable. Ban Ki-moon :

    « J'appelle les dirigeants de tous les pays développés présents à cette conférence à être les premiers à se mettre en action. En montrant l'exemple, les autres pays adopteront également des mesures appropriées. Tous les pays se doivent d'agir concrètement sans tarder et y consacrer de plus grands efforts. »

    Etant le plus grand pays en développement et le représentant des économies nouvellement émergentes, la Chine a effectivement contribué à l'apport d'une réponse au changement climatique. Lors de sa participation à cette conférence, le président chinois Hu Jintao a déclaré que consciente de sa responsabilité à l'égard de son peuple et des peuples des autres pays, la Chine poursuivra inébranlablement ses efforts pour faire face au changement climatique. Hu Jintao :

    « La Chine a élaboré et mis en oeuvre le"Projet d'Etat en réponse au changement climatique". Ce projet prévoit explicitement la baisse de la consommation énergétique par unité de PIB et des émissions des principales matières polluantes, l'élévation du taux de la couverture forestière et de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique chinois ».

    Le 26 novembre, le gouvernement chinois a annoncé qu'en 2020, les émissions de CO²par unité du PIB seront en baisse de 40 à 45% par rapport à 2005. Compte tenu des réalités de la Chine qui est un pays fortement peuplé et qui a un niveau de développement économique peu élevé, de laborieux efforts s'avèrent nécessaires pour réaliser cet objectif. Les efforts du gouvernement chinois font l'objet d'une appréciation positive de la part de la communauté internationale. Nous écoutons la réaction du Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen :

    « Je voudrais souligner que ce qui se passe Chine force l'admiration. Le président chinois Hu Jintao a fait, lors du sommet climatique de New York, une déclaration énergique. C'est un engagement très important, qui montre la fermeté de la détermination de la Chine. Je suis persuadé quelle jouera un rôle exemplaire et encourageant. »

    Il est décevant cependant que les pays développés qui sont les principaux responsables du changement climatique manquent de sincérité. A la veille de la Conférence de Copenhague, les Etats-Unis ont annoncé une diminution de leurs émissions de gaz à effet de serre de 17% en 2020 sur la base de 2005, ce qui équivaut à une baisse réelle de 4% par rapport à 1990. Le Japon, quant à lui, va à l'encontre de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique et du « principe de responsabilité commune mais différenciée » défini par le Protocole de Kyoto en affirmant qu'il diminuera ses émissions de 25% mais à condition que tous les principaux pays émetteurs de CO² s'y conforment également. Quant à l'Union européenne qui paraît la plus active dans les négociations climatiques, elle s'est engagée à baisser de 20 à 30% ses émissions. Or, les estimations du Comité spécial intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique montrent que la planète ne pourra éviter des conséquences catastrophiques qu'à la condition de réaliser une diminution de 25 à 40% des émissions en provenance des pays développés avant 2020.

    Bien qu'à la Conférence de Copenhague, les participants n'aient pas pu parvenir à un accord avec une force juridique réelle et contraignante, le principe de « responsabilité commune mais différenciée » a été préservé, et des arrangements ont été conclus. D'autre part, les participants sont parvenus à un consensus sur les objectifs à long terme, les soutiens financiers et techniques ainsi que sur la transparence entre les parties concernées.

    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a déclaré, le 21 décembre au siège général de l'ONU, que la Conférence de Copenhague a été un succès et qu'on a franchi un important pas vers la résolution du problème. Ban Ki-moon :

    « Je me réjouis qu'un accord ait été conclu. Mais je sais que les résultats de la Conférence de Copenhague y compris l'Accord de Copenhague ne sont pas aussi significatifs qu'on les avait escomptés. Malgré cela, cette conférence représente un début, un important début. Nous avons franchi un pas majeur dans la bonne direction ».

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