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Jeudi 25 mars 2009
Le trajet d'hier après-midi ? près de quatre heures de route ? nous a éloignés de la zone urbaine et nous a menés dans les hauteurs de Chongqing, aux couleurs verdoyantes. Le district Wulong est notamment connu pour ses « trois ponts » (Tian Keng San Qiao). Il s'agit de gorges profondes d'environ 300 mètres, reliées entre elles par trois « ponts » de pierre, naturels. La promenade de 4,5 km est ponctuée par un bouddha, une jeune fille et un singe, tous en pierre karstique, qu'on peut distinguer ci et là avec un peu d'imagination. Une des chutes d'eau est étonnante : l'eau sort du haut des gorges en de si fines gouttelettes qu'on croit voir du brouillard projeté vers la vallée.
Plus tard, nous nous sommes enfoncés, à pied et en ascenseur, dans la gigantesque grotte Furong. Ses innombrables stalagmites et stalactites valent le détour, ainsi que ses sculptures naturelles comme le « rideau de stalactites » de 21 mètres de long sur 15 mètres de large. L'un ou l'autre petit lac intérieur et leurs stalagmites de forme encore différentes jalonnent la progression. Découverte en 1993 et explorée par des spéléologues chinois, anglais, américains, irlandais et australien, la grotte Furong recèle une trentaine de types de stalactites et stalagmites.
Après un court arrêt au « Musée sur la guerre de résistance contre l'agression japonaise », un des lieux depuis lesquels Jiang Jieshi (ou Tchang Kaï-chek), à la tête du Guomindang, dirigea les combats, nous sommes repartis vers le centre de Chongqing. Plusieurs heures de route sinueuses dans la montagne nous ont fait arriver la nuit tombée, probablement le meilleur moment pour admirer Chongqing, avec ses immeubles illuminés qui se reflètent sur le Yangtsé. |
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