v  Département françaisv Radio Chine Internationale

 
Culture

 
Tourisme

 
Panorama

 
Economie

JO de Beijing
Accueil | Actualité | Dossiers spéciaux | Apprenons le chinois | Radio en ligne | Services | Chine ABC
Emission spéciale de la cérémonie d'ouverture des 29ème Jeux olympiques de Beijing
2008-08-09 02:29:24 cri

photo:Xinhua


src="mms://media.chinaradio.cn/french/apres00.wma" type="video/x-ms-wmv"

width="250" height="45">

Bonjour à toutes et à tous ! Bienvenue sur RCI pour notre émission spéciale consacrée à l'ouverture des 29e Jeux olympiques de Beijing ! Vous venez d'entendre quelques extraits de l'Hymne olympique. Le soir du 8 août, c'est dans le Stade national de Beijing, le fameux « Nid d'oiseau », que cet hymne a retenti lors de la cérémonie d'ouverture des 29e Jeux olympiques.

Cette nuit, à Beijing, une grande joie règne dans toute la ville! Cette nuit, toute la Chine célèbre ce moment unique ! Des milliers de sportifs représentant 204 pays et régions du monde se sont réunis pour la cérémonie.

Ce moment, celui où le monde entier a les yeux rivés sur la Chine, c'est celui que les Chinois attendaient tous.

Le président chinois Hu Jintao a déclaré solennellement lors de la cérémonie d'ouverture :

« Je déclare ouverts les 29e Jeux olympiques de Beijing! »

C'est la première fois qu'on a hissé le drapeau national à cinq étoiles lors d'une cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. 224 chanteurs venus de 56 ethnies chinoises ont interprété, avec passion, la fierté et la joie du peuple chinois pour ce moment exceptionnel.

Dans son discours, Jacques Rogge, le président du Comité international olympique, le CIO, a fait de nombreuses louanges et a remercié les contributions apportées par la Chine au mouvement olympique :

photo:Xinhua

« Depuis longtemps, la Chine a toujours rêvé d'ouvrir sa porte pour inviter les sportifs du monde entier à participer à Beijing aux Jeux olympiques. Ce soir, le rêve s'est réalisé. Félicitations à Beijing ! Maintenant que nous avons réalisé ce rêve de l'olympisme, nous devons apporter nos remerciements sincères au BOCOG pour ses efforts sans limite. Nous devons remercier aussi les milliers et les milliers de bénévoles, parce que sans eux, tout cela n'aurait pas pu avoir lieu. »

C'est la première fois que la Chine, un pays asiatique de longue histoire, organise le grand événement olympique. « Un monde, un rêve », « Des JO verts, des JO technologiques et des JO humains »? Les sportifs s'inscrivent dans les idéaux des JO de Beijing et dans la passion du peuple chinois : ils sont plus de 11000, venus de 204 pays et régions du monde, à participer à cette grande rencontre. De toute l'histoire olympique, les JO de Beijing sont ceux qui regroupent le plus grand nombre de participants.

Autre record : plus de 30 mille journalistes couvriront les JO de Beijing. Nouvel exploit également : 4 milliards de spectateurs du monde entier suivront la retransmission des épreuves olympiques. Et, pour la première fois de l'histoire des Jeux olympiques, le CIO a autorisé la diffusion des compétitions sur Internet et téléphones portables, moyennant bien sûr le paiement par les opérateurs des droits de retransmission. Autant de nouveautés spécifiques aux JO de Beijing !

Les Jeux olympiques, organisés tous les quatre ans, constituent une grande compétition pour les sportifs du globe, et aussi une grande scène pour présenter les différentes cultures. Que d'attentes pour la cérémonie d'ouverture du soir du 8 août ! Qu'est-ce que la Chine, un pays avec une civilisation brillante de 5000 ans, a voulu montrer au monde via cette cérémonie d'ouverture ? Ecoutons Zhang Yimou, le metteur en scène :

« Comment interpréter une civilisation de 5000 ans ? Si je peux résumer en deux phrases, c'est : qui sommes-nous ? Vous et nous, nous sommes de la même famille. Notre cérémonie d'ouverture offrira une surprise au monde et satisfera le peuple chinois. »

La représentation artistique de la cérémonie d'ouverture s'intitule « La belle olympiade ». Elle se divise en deux parties : « Civilisation brillante » et « Epoque grandiose ». La longue histoire, la civilisation brillante de la nation chinoise, les progrès obtenus par la réforme et l'ouverture de la Chine contemporaine, ainsi que l'état d'esprit du peuple chinois ont été symbolisés. La représentation artistique d'une heure est magnifique. Splendide. Magique. Une ambiance asiatique mystérieuse y règne. On découvre aussi une Chine moderne et vivante, qui exprime les souhaits du peuple chinois de construire, avec les peuples du monde, un monde harmonieux.

Retour dans notre émission spéciale cérémonie d'ouverture des JO.

photo:Xinhua

Comme prévu, l'histoire et la culture chinoise étaient tout particulièrement à l'honneur. Le premier tableau de la cérémonie réunissait ainsi pas moins de 2008 musiciens, qui, vêtus de costumes traditionnels, ont tous frappé simultanément ce que les Chinois appellent un fou. C'est un instrument de musique traditionnel de l'Antiquité, qui ressemble à une petite jarre en argile, et qui, à l'origine, au temps des Royaumes combattants, n'était rien d'autre qu'un récipient qui contenait de l'alcool de riz.

Le fou a en Chine une histoire de plus de 3 000 ans. Lorsque les musiciens ont commencé à taper sur leurs instruments, un des plus célèbres proverbes du maître à penser de l'Antiquité chinoise, Confucius, qu'on ne présente plus, a été récité par les musiciens : « N'est-ce pas un bonheur de recevoir des amis qui viennent de loin ? ». Une citation en forme de bienvenue aux visiteurs venus des quatre coins du monde. Une bienvenue affirmée et réaffirmée tout au long de la soirée, puisqu'elle a constitué en quelque sorte le fil conducteur de la cérémonie.

Une foule d'éléments culturels chinois ont été incorporés à la cérémonie d'ouverture. Avec notamment une scène décorée comme un rouleau de peinture, ce papier ultra fin utilisé notamment pour les peintures traditionnelles chinoises ou les calligraphies. Cette scène fait 20 mètres de long, 11 mètres de large et pèse 800 kilos. Un décor composé également d'éléments typiques de la culture chinoise, comme des pinceaux, des lamelles de bambous ou encore des cerfs-volants, entre autres. Les habits des acteurs et leurs attitudes sont elles aussi empreintes d'un goût typiquement chinois.

photo:Xinhua

Pour Jorge Bernal, un journaliste d'une télévision mexicaine qui a assisté il y a quelques jours à la répétition générale, ce spectacle mis en scène par Zhang Yimou incarne la quintessence de la culture chinoise. Jorge Bernal:

« La cérémonie d'ouverture présente les divers aspects de la culture chinoise. Même si le spectacle ne peut en montrer qu'une partie, il nous permet de ressentir l'élément, qui, finalement, est le plus important. A savoir la coexistence harmonieuse et le respect mutuel. »

Alors cette harmonie et ce respect sont deux valeurs qui s'inscrivent complètement dans cette idée de « JO du peuple », que le Bocog tente de mettre en exergue depuis le début des préparatifs des Jeux. Depuis 2003, le comité d'organisation a petit à petit rendu publics les principaux symboles des JO : l'emblème officiel des JO, notamment, ainsi que les mascottes ?les fuwas-, notamment. Les mascottes sont là pour donner à ces Jeux une touche toute chinoise. L'avis sur ces mascottes, ces cinq fuwas, de Shui Tianzhong, il est critique d'art :

« Les mascottes montrent des personnages vivants, dynamiques et amicaux. Elles donnent à la culture chinoise une signification nouvelle. ».

Les JO de Beijing, c'est également une occasion, véritablement, aussi, de présenter la civilisation chinoise au monde. Mais, plus que ça, c'est également un confluent culturel. Exemple, avec, pendant les JO, l'organisation par le CIO à Beijing d'une foire olympique, pendant laquelle des objets originaires du Musée olympique de Lausanne, en Suisse, seront présentés au public. Pour Zhao Dongming, le directeur du Service culturel du Bocog ?le comité d'organisation-, la tenue dans le même temps d'expositions présentant les cultures chinoises mais également étrangères s'intègrent tout à fait dans l'esprit olympique, qui encourage les échanges et la fusion de cultures différentes. Zhao Dongming :

« Nous faisons de notre mieux pour que les spécificités chinoises s'harmonisent le mieux possible avec les normes internationales. Nous voulons à la fois présenter l'histoire et la culture, très anciennes, de la Chine. Mais en même temps, aussi, encourager les échanges et les convergences entre les cultures. Il faut qu'elle soit large et massive. »

Un certain nombre d'ensembles de chants, de danses ou encore de théâtre, ont participé, depuis début 2008, à tout un ensemble de représentations à Beijing, dans le cadre d'une campagne, baptisée « Rendez-vous à Beijing ». C'est un organisme chinois, la Compagnie chinoise de représentation artistique pour l'étranger, qui s'est ainsi occupée d'assurer la promotion en Chine de quelques 1 000 artistes originaires de 30 pays. Le directeur général de cette Compagnie, Zhang Yu :

« Les JO sont une fête pour le monde entier. Pendant la période des Jeux, cinq soirées de gala, qui combineront diverses cultures, auront lieu à Beijing. Durant ces soirées seront présentées des chants et des danses de différentes régions. Ces soirées regrouperont de nombreux ensembles prestigieux et aussi des numéros d'excellente qualité. Ça permettra de créer une ambiance, je dirai, de carnaval mondial. »

Vous êtes toujours à l'écoute du programme spécial de la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing, sur RCI.

L'extrait sonore que vous entendez actuellement est tiré d'un tableau de la cérémonie d'ouverture consacré à l'imprimerie. Plus précisément sur l'invention, au XIe siècle, par un Chinois, des premiers caractères d'imprimerie mobiles, en argile. 400 ans avant Gutenberg.

C'est un des tableaux dont est particulièrement fier le metteur en scène Zhang Yimou. On l'écoute :

« J'apprécie beaucoup cette partie-là. Elle présente l'imprimerie à caractères mobiles et elle fait penser à un clavier d'ordinateur d'aujourd'hui ».

Lors du tableau, les acteurs-artistes ont composé avec leur corps le caractère chinois ?, qui signifie « paix », « bonne entente » ou « bon terme » en chinois. Un tableau, qui, là encore, symbolise le concept de « bonne entente » que les Chinois tentent de mettre à l'honneur depuis l'Antiquité.

Le papier, l'imprimerie, la boussole et la poudre sont les quatre inventions les plus importantes de la Chine antique, et elles ont joué évidemment un rôle important dans la civilisation chinoise, et plus généralement humaine. En recourant à des procédés artistiques, la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing a fait revivre ces quatre inventions. C'est aussi un hommage rendu aux acquis scientifiques et techniques de la Chine antique à travers le concept de « JO de haute technologie ». Un des trois concepts, avec les « JO verts » et les « JO du peuple », de cette édition des JO.

Alors, autre particularité de cette cérémonie d'ouverture : l'écran géant fixé à l'auvent du « Nid d'oiseau ». C'est un concentré de hautes technologies. Les explications du metteur en scène Zhang Yimou :

« On utilise 64 projecteurs, contrôlés par l'ordinateur, pour donner l'illusion aux spectateurs d'un écran de diodes. Il s'agit de la technique la plus avancée en la matière ».

Quant aux feux d'artifices multicolores qui ont scintillés dans le ciel, au-dessus du Stade national, ils sont considérés comme un hommage, une mise en valeur d'une des inventions chinoises dont on a parlé tout à l'heure, justement : la poudre.

Les formes, les effets produits par les feux d'artifices sont eux aussi originaux. Particularité : ces feux ont été tirés non seulement du Stade national, évidemment, mais aussi dans beaucoup de quartiers de Beijing. Durant la cérémonie, sur l'axe Sud-Nord de Beijing, c'est-à-dire de la place Tian'anmen au Nid d'oiseau, des feux d'artifices en forme de 29 empreintes de pied ont illuminé le ciel, faisant allusion à l'arrivée en Chine de la 29e édition des JO. Après l'allumage du feu sacré olympique, des formes, des effets pyrotechniques similaires ont embrasé le sommet du Nid d'oiseau et la passe Juyongguan, la passe la plus proche et la mieux conservée de la Grande Muraille.

Cai Guoqiang est le responsable artistique des effets spéciaux de la cérémonie d'ouverture. Il vient rappeler que le spectacle pyrotechnique mis au point a établi plusieurs records. On l'écoute :

« Est-ce que les feux d'artifices doivent être lancés la tête vers l'avant ou l'inverse ? Dans le passé, c'était tout simplement incontrôlable. Mais nous avons réussi à apporter des ajustements pour s'assurer que les têtes soient toujours dirigées vers l'avant. On a ainsi réussi à contrôler la vitesse de leur ascension grâce à une puce électronique. C'est une de nos créations ».

La Chine a investi près de 10 milliards de yuans dans la recherche scientifique et technique en vue des Jeux Olympiques. Après six ans de travail, 625 nouvelles technologies ont été mises au point. Et, lors des travaux olympiques, 46 nouvelles matières et méthodes de mise en oeuvre ont été inventées. Dans l'histoire de l'olympiade, c'est la première fois qu'autant de nouvelles technologies ont été appliquées dans les stades olympiques. Comme le dit Zhang Jing'an, président du Quotidien des Sciences et Techniques :

« Les JO de Beijing seront l'olympiade qui aura le plus profité des réalisations scientifiques et techniques. Ces JO de haute technologie bénéficient au peuple et à la société tout entière. »

Moment fort de la cérémonie d'ouverture : deux astronautes descendent du ciel. Ils désignent un modèle réduit de notre planète, qui s'élève depuis le « Nid d'oiseau ». Ce globe terrestre a un diamètre de 18 mètres et pèse 16 tonnes. Il se divise en neuf cercles. 58 acteurs marchent dans tous les sens, symbolisant le fait que « Nous partageons la même Terre ».

On pourra aussi voir dans ce tableau les aspirations des Chinois à l'exploration de l'espace. Ces dernières années, la Chine a remporté de remarquables succès dans le domaine aérospatial, avec les vaisseaux spatiaux Shenzhou ou la sonde Chang'E I...

photo:Xinhua

En 2003, le premier vaisseau spatial chinois habité, Shenzhou V, a été lancé avec succès. Depuis l'espace, notre astronaute Yang Liwei avait salué toute l'humanité:

« Mes salutations à mes collègues qui travaillent dans l'espace ! Saluations à ma patrie, aux compatriotes de Hong Kong, de Macao et de Taiwan, aux ressortissants chinois d'outre-mer. Mes saluations aux peuples du monde entier. »

Alors retour dans notre émission spéciale à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing !

Tout le monde connaît Confucius, ce grand penseur de l'antiquité chinoise. Des tableaux de la cérémonie d'ouverture ont fait revivre la scène du voyage de Confucius dans divers royaumes : 2008 acteurs, vêtus de tenues d'époque, tenaient des tablettes de bambou dans leur main. De nombreuses citations classiques de Confucius ont été récitées, sur fond de musique traditionnelle chinoise.

Confucius vivait il y a plus de 2000 ans. Il préconisait la bienséance et la bienveillance, et a fait faire un grand pas à l'éducation morale et à l'auto-culture de l'homme. Le confucianisme, quintessence de la culture traditionnelle chinoise, exerce une influence importante dans le monde entier. Confucius a jeté les bases d'un pont symbolique qui relie la Chine et le reste du monde. Depuis 2004, la Chine ouvre en effet, hors de ses frontières, des Instituts Confucius. Ces instituts ont pour objet d'enseigner le chinois et de promouvoir la culture chinoise. Aujourd'hui, les Instituts Confucius sont implantés dans une centaine de pays du monde ; au total, plus de 30 millions d'étrangers apprennent le chinois. En 2007, lors de l'inauguration du Quartier Général de l'Institut Confucius, Mme Chen Zhili, alors conseillère d'Etat, avait déclaré :

« Le Quartier Général de l'Institut Confucius sera au service des Instituts Confucius implantés dans les différents pays et fournira, par le biais des différents Instituts Confucius, aide et soutien aux personnes qui apprennent le chinois et la culture chinoise. »

Le Russe Yury Ilyakhin a été l'un des relayeurs de la flamme olympique lors de son passage dans la région de Lanzhou, dans le Gansu. Comme un Chinois, il aime boire du thé chinois Pou-eul et écouter l'opéra de Beijing. Il nous a rappelés que plusieurs Instituts Confucius ont été créés en Russie, et nous a confié ceci :

« Maintenant, en Russie, le chinois est à la mode : de nombreuses personnes commencent à apprendre le chinois. Les Instituts Confucius forment un solide réseau dans le monde entier et encouragent davantage de personnes à apprendre le chinois et la culture chinoise. Ils jouissent d'un fort rayonnement. Bon nombre de gens, notamment les jeunes, s'y intéressent. »

Impossible bien sûr, en quelques tableaux, de présenter au monde tous les aspects d'une Chine riche d'une histoire de plus de 5 000 ans. Comme par exemple le Kongfu, un élément incontournable de la culture chinoise.

Lors du tableau intitulé « Nature », 2008 élèves de l'Académie des arts martiaux du Temple Shaolin, tout de blanc vêtus, ont fait une démonstration de Taiji. Le Taiji, considéré comme une quintessence du Kongfu chinois, préconise la supériorité de la souplesse sur la rigidité et symbolise la philosophie des Chinois.

Le grand écran du stade a diffusé une métaphore : « De trois mille pieds, rapide, la cascade se jette et descend, droite comme une flèche ; on dirait la Voie lactée tombant du neuvième ciel». Il s'agit de la description du célèbre poète Li Bai, de la dynastie des Tang, au VIIIe siècle, de la cascade du mont Lushan dans un poème intitulé : « La cascade du mont Lushan ». Simultanément, au milieu du terrain, des enfants ont ajouté de la couleur verte sur des tableaux, avec leurs pinceaux. Cette action symbolise la mobilisation de toute l'humanité pour la protection de l'environnement, selon le metteur en scène Zhang Yimou. On l'écoute:

« Pour l'avenir, l'environnement reste problème le plus préoccupant pour l'humanité, plus menaçant encore que les confits entre les nations. Nous avons donc souhaité exprimer notre intérêt pour le sujet. »

Le Kongfu est l'élément de la culture traditionnelle chinoise le plus repris par les autres peuples du monde. Même Hollywood s'est associé à la culture chinoise : en 2008, le film « Kung Fu Panda » a proposé au monde entier de lier le Kongfu avec un panda, deux volets extrêmement importants de la culture chinoise.

« Tout le monde doit connaître les bases du Kongfu », c'est ce que chante Po, le panda héros du film. Quant au Taiji, il a été présenté lors la cérémonie d'ouverture des JO. On voit ainsi clairement sa place dans la culture chinoise et dans le monde.

Les échanges culturels sont à double sens : au fil des années, la culture chinoise se répand sur le monde, tandis que les autres cultures ne cessent d'influencer la Chine. Lors de la cérémonie d'ouverture des JO, un tableau intitulé « Route de la soie » a fait revivre aux spectateurs deux itinéraires historiques d'échanges entre la Chine et le reste du monde: la roue de la soie et la route maritime emprunté par Zheng He.

Rebonjour à toutes et à tous ! Retour dans notre émission spéciale à la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing.

(

Après le dernier tableau de la cérémonie d'ouverture, le célèbre chanteur chinois Liu Huan, accompagné de la chanteuse anglaise Sarah Brightman, ont interprété la chanson officielle des JO de Beijing : "You and me", sur le thème symbole de l'olympiade de Beijing, "un monde, un rêve".

C'était aussi l'apogée de la cérémonie d'ouverture. 2008 bénévoles ont alors ouvert 2008 parapluies, représentant 2008 images de visages d'enfants souriants. A ce moment-là, des feux d'artifice, dessinant eux aussi 2008 images souriantes, ont été lancés vers le ciel. Le réalisateur de la cérémonie Zhang Yimou nous explique ce scénario:

« Vous serez touchés par ces visages d'enfants souriants. Ce sont des sourires splendides, avec des couleurs de peau différentes. Ce sera un moment émouvant. Nous espérons tous que l'être humain aura un bel avenir, que notre monde aura un bel avenir. »

La cérémonie d'ouverture des JO de Beijing est le résultat de 3 ans de travail intensif par plus de 10 mille personnes. Les meilleurs artistes du monde y ont pris part. Les spectateurs retiendront non seulement la splendeur des effets visuels, mais aussi la profondeur de la culture chinoise, avec ses chants et ses danses. Un très beau chapitre vient d'être inscrit dans l'histoire des olympiades.

Ecoutons encore Zhang Yimou :

photo:Xinhua

« Nous cherchons à exprimer les sentiments humains, la beauté de ces sentiments, qui sont communs à tout le monde. »

Bonjour à toutes et à tous ! Retour dans notre émission spéciale consacrée à la cérémonie d'ouverture des 29ème Jeux olympiques de Beijing !

Après les tableaux artistiques, au tour des athlètes d'entrer en scène ! Liu Qi, président du BOCOG, le Comité d'organisation des Jeux de la 29ème olympiade, a adressé un message chaleureux aux délégations venues de 204 pays et régions du monde :

« L'organisation des Jeux olympiques constitue un rêve que la nation chinoise caresse depuis un siècle. L'attrait du mouvement olympique réside dans sa tolérance. Aujourd'hui, des personnes originaires de 205 pays et régions se réunissent sous le drapeau olympique, sans distinction de race ni de religion, pour accroître leur compréhension de l'autre, resserrer leurs liens d'amitié, sous le principe d' « un monde, un rêve ». Bienvenue à Beijing ! »

Notons une particularité par rapport aux éditions précédentes des Jeux : l'ordre de passage des 204 pays et régions a été arrêté selon l'ordre d'écriture des traits des caractères chinois des noms des pays. Une décision prise à l'issue de maintes discussions entre le BOCOG et le CIO.

Oui, la délégation grecque, qui représente le pays d'origine des Jeux olympiques, a toujours été la première à faire son entrée dans le stade. Les athlètes grecs étaient cette fois habillées d'un costume majoritairement blanc. Le styliste grec voulait ainsi donner au public, selon lui, une impression de clarté et de joie, et transmettre un symbole de paix, d'amitié et de solidarité.

La délégation chinoise, celle du pays hôte, est entrée la dernière dans le stade. Et c'est une véritable ovation, évidemment, qui a accueilli les athlètes. Tout un symbole que ces Jeux olympiques, que ce véritable trait d'union historique, entre les Jeux antiques, originaires d'une vieille civilisation occidentale, celle de la Grèce, et celle de la Chine, dont la culture plusieurs fois millénaire n'est plus à présenter. Ce soir, c'est, finalement, un rêve vieux d'un siècle qui se réalise pour les Chinois, et c'est certainement ce qui a le plus ému les spectateurs.

Le tireur au pistolet Xu Haifeng, le premier athlète chinois à avoir décroché une médaille d'or durant des Jeux olympiques, en 1984, à Los Angeles, a adressé ses voeux aux athlètes de tous les pays :

« Je souhaite sincèrement que les athlètes de tous les pays puissent réaliser ici à Beijing les meilleures performances possibles. Je souhaite aussi que Beijing leur laissera une bonne impression. J'espère naturellement aussi que les athlètes chinois réalisent de belles performances. »

En tant que pays hôte, la Chine a constitué une délégation de 639 athlètes, très précisément. C'est la plus grosse délégation chinoise de l'histoire. Ces athlètes participeront aux 28 sports olympiques. Mais pour le chef-adjoint de la délégation chinoise, Cui Dalin, si la délégation chinoise compte le plus grand nombre d'athlètes, c'est tout simplement grâce à son statut de pays hôte, grâce auquel la délégation chinoise s'est petit à petit rendus compte de ses capacités.

« Comme la Chine est le pays hôte, eh bien, conformément aux règlements des fédérations sportives internationales, une partie de nos athlètes ont directement obtenu leur qualification pour participer aux JO, dans certains sports collectifs et individuels. Mais le nombre ne signifie pas pour autant la force, car nos adversaires seront probablement plus fort que nous. »

Lors de l'entrée dans le stade de la délégation chinoise, le porte-drapeau, le basketteur Yao Ming, a tenu la main d'un petit garçon. Ce dernier, âgé de 9 ans, s'appelle Lin Hao. Il vient du district de Wenchuan, dans la province du Sichuan. C'est un rescapé du puissant tremblement de terre qui s'est produit le 12 mai dernier dans le Sud-Ouest de la Chine. Lors de cette catastrophe, il a sauvé deux camarades de classe. Une action qui a fait de lui un petit héros, qui a ému tous les Chinois. Sa présence à cette occasion traduit la confiance et la détermination du peuple chinois tout entier. Détermination qui a permis d'aider les Chinois des zones sinistrées à reconstruire leurs maisons et à assurer, malgré les difficultés, l'organisation des JO.

Les Jeux olympiques, évidemment, c'est avant tout une occasion pour tous les athlètes du monde entier de réaliser leurs rêves. Mais c'est aussi une occasion de transmettre l'esprit olympique.

L'Afghanistan et l'Irak, deux pays en reconstruction après la guerre, ont eux aussi envoyé leur délégation. L'Irak a pu dépêcher à la dernière minute sept athlètes pour participer aux JO de Beijing, après de multiples rebondissements. Le chef de la délégation irakienne, Bachar Mustafa :

« Nous sommes très fiers de pouvoir participer aux Jeux olympiques, que l'Irak puisse faire partie de la grande famille internationale. L'Irak a pu participer aux JO comme il le souhaitait. Le peuple irakien, et c'est le plus important, en sort gagnant. J'espère que les athlètes irakiens puissent réaliser de belles performances dans un esprit de fair-play. »

A l'image de ce qu'a déclaré le président du Comité international olympique, le Belge Jacques Rogge, le sport peut permettre de construire un pont entre les hommes et de réaliser un rêve de paix et d'harmonie.

« Quelle que soit leur race, leur culture, leur langue, leur système politique ou leur croyance religieuse, les 205 membres du CIO co-existent avec harmonie. Cette solidarité est quelque chose de très précieux pour l'humanité. »

Excepté les athlètes, les officiels et les spectateurs lambda, des dirigeants de plus de 80 pays ont eux aussi assisté à la cérémonie d'ouverture. Parmi eux, notamment, le président américain George Bush, le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda, le président israélien Shimon Peres ou encore le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev. Etait également présent le Premier ministre australien. Le sinophone Kevin Rudd.

« Assister à la cérémonie d'ouverture est une décision correcte. Le plus important, c'est d'insuffler du courage aux athlètes australiens. Et c'est aussi pour répondre positivement à l'invitation personnelle du président chinois Hu Jintao. »

Juan Antonio Samaranch, 88 ans, le prédécesseur de Jacques Rogge au poste de président du CIO, et qui est désormais le président d'honneur du Comité international olympique, a lui aussi assisté à la cérémonie d'ouverture des JO. Dans l'esprit des Chinois, le nom de Samaranch est étroitement lié aux JO de Beijing. C'est lui, qui, en 2001, avait annoncé, à Moscou, que Beijing organiserait les Jeux olympiques en 2008. Il est aussi considéré comme un vieil ami du peuple chinois :

« Je suis très heureux d'être présent lors de cette cérémonie d'ouverture des JO de Beijing 2008. Je connais parfaitement le profond désir des Chinois d'organiser une édition des JO, ainsi que les énormes efforts qu'ils ont fait pour assurer l'organisation de ces JO. Je suis fermement convaincu que les présents Jeux olympiques seront magnifiques, seront une réussite. Il se pourrait bien qu'ils soient la meilleure édition jamais organisée dans l'histoire des Jeux. Tout ce que j'ai vu à Beijing correspond exactement à ce que j'avais espéré il y a sept ans. »

Et selon les statistiques, quelques 400 000 touristes venus de tous les coins du monde séjourneront à Beijing durant les Jeux. Ce qui laisse à penser que cette rencontre sportive devrait être celle qui aura connue, dans l'histoire, la plus grosse affluence.

Les JO de Beijing constituent aussi une occasion d'une ampleur inédite de faire connaître la Chine au monde et de faire connaître le monde à la Chine. La Chine, on le dit souvent, et la rumeur n'est certainement pas usurpée, est un pays où la politesse n'est pas un vain mot. Le président du CIO Jacques Rogge a vanté, à maintes reprises, l'avancée des préparatifs des JO et son optimisme quant à la réussite de cette édition.

« Les lieux de compétitions des JO de Beijing sont d'excellente qualité, de même que les préparatifs et l'organisation du Bocog, le comité d'organisation. Je suis donc très optimiste quant au fait que les JO de Beijing soient un succès. »

Le Village olympique héberge les athlètes qui participent aux compétitions et les officiels qui les accompagnent. Au total, 16 000 personnes sont logées sur le site.

Au cours de la cérémonie d'ouverture, Chen Zhili, la directrice du Village, qui est par ailleurs la vice-présidente du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, a souhaité, au nom du gouvernement chinois, la bienvenue aux athlètes et aux officiels de tous les pays du monde.

« Lors la conception du Village olympique, l'accent a été mis sur l'humain. C'est-à-dire qu'on a essayé de tenir compte du fait que dans le village habiteront des personnes qui ont des cultures et des religions différentes. Nous espérons que vous apprécierez les installations et les services du Village. Nous ferons l'impossible pour vous permettre de manger bien, de bien vous reposer, et d'obtenir les meilleures performances possibles. »

Le Village olympique se trouve dans le Parc olympique. Facile d'accès, il jouit d'un environnement agréable et se trouve, à vol d'oiseau, à une distance de moins de 3 km du « Nid d'oiseau », le Stade national, bref, le principal stade des JO. Le Village est en fait divisé en trois zones. Une zone internationale, une zone d'habitation et une zone opérationnelle, où seront installés notamment des parkings, une zone d'accueil, un centre logistique et qui servira aussi au départ des navettes.

Plus de 30 000 journalistes venus des différentes régions du monde vont couvrir les JO de Beijing. Par ailleurs, le Bocog offre pour la première fois de l'histoire olympique un accès Wi-fi, qui permet de se connecter à Internet sans fil. Tous les sites olympiques seront couverts. Qui plus est, dans les huit sites de compétition les plus importants, dans les zones mixtes où les journalistes pourront interviewer les athlètes, seront offerts des services audio-visuels pour suivre les compétitions en direct. Des cybercafés gratuits ont également été ouvert.

Le président du Comité de coordination du CIO pour les JO de Beijing, Hein Verbruggen, s'est dit très satisfait des efforts du Bocog à destination des journalistes étrangers. On l'écoute :

« Le Centre de presse est non seulement le lieu de travail des journalistes, mais c'est également leur deuxième foyer. Les journalistes y travaillent quasiment pendant toute la journée et fournissent toutes sortes d'informations au public. Nous sommes reconnaissants aux organisateurs, qui ont fourni aux journalistes tout ce dont ils ont besoin et ont transformé ce lieu en un véritable « foyer » pour les médias du monde entier pendant plusieurs semaines ».

Retour à notre émission spéciale consacrée à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Beijing.

Après sept ans de préparation, Beijing a tenu ses promesses au monde. La Chine a su créer de bonnes conditions de compétitions pour les sportifs du monde entier. Tous les athlètes participant aux Jeux olympiques déclarent au monde : « nous sommes prêts ».

« Au nom de tous les concurrents, je promets que nous prendrons part à ces Jeux olympiques en respectant et en suivant les règles qui les régissent, dans un esprit de sportivité, pour la gloire du sport et l'honneur de nos équipes, en oeuvrant pour une édition des Jeux sans dopage et sans drogue. »

C'était le serment prêté par la pongiste chinoise, Zhang Yining, médaillée d'or à Athènes, en 2004, au nom de tous les athlètes participants aux Jeux. Le juge de gymnastique chinois, Huang Liping, a lui également prêté serment, au nom des arbitres des Jeux.

« Au nom de tous les arbitres et officiels, je garantis que nous accomplirons nos fonctions aux présents Jeux olympiques en respectant et observant les règles des Jeux, avec un véritable esprit de sportivité et une attitude totalement impartiale. »

Les Jeux olympiques de Beijing ont donné au monde l'occasion de découvrir l'histoire de la Chine. Dans cette histoire, il y a non seulement des difficultés et des embûches, mais aussi des succès et de la joie. Comme l'a déclaré Mme Deng Yaping, ancien membre de l'équipe de Chine de ping-pong et directrice du département du village olympique du Comité d'Organisation des Jeux olympiques de Beijing :

« Les magnifiques démonstrations des athlètes aux Jeux olympiques constituent un encouragement pour chaque personne dans le monde. »

Retour à notre émission spéciale consacrée à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Beijing !

Sans aucun doute, la scène la plus émouvante de la grandiose cérémonie d'ouverture de trois heures et demie a été l'allumage du feu sacré. Après avoir parcouru des centaines de milliers de km en 133 jours de relais, la flamme olympique est enfin arrivée à destination, et plus de 90 000 spectateurs, dans le nid d'oiseau, ont été transportés de joie.

C'est le gymnaste chinois à la retraite, Li Ning, 6 médailles, dont 3 d'or, lors des Jeux olympiques de Los Angeles, en 1984 et multiple champion du monde, qui était le dernier porteur de la flamme olympique. Suspendu ensuite dans le vide, il semblait courir sur une piste céleste. Il était accompagné dans le même temps par un rouleau qui s'est déployé progressivement le long de cette « piste céleste ». Un rouleau chargé de représenter le parcours total du relais olympique, de Athènes jusqu'à Beijing. Une fois le rouleau déployé à 360°C, il a alors formé la vasque olympique. Li Ning a alors allumé une mèche et la flamme montait en spirale jusqu'à ce que le feu embrase la vasque. C'est la première dans l'histoire olympique que le relais de la flamme olympique s'intègre impeccablement avec l'allumage du feu sur le terrain.

L'allumage du feu sacré est depuis toujours le plus grand suspens de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Celle de cette fois-ci porte un typique cachet chinois, force l'admiration et constitue, au final, une agréable surprise.

La symbolique du feu sacré et du relais de la torche ne se limite pas seulement à l'annonce, dans le monde, de l'ouverture des Jeux olympiques. Ils incarnent aussi et surtout l'esprit d'unité de l'olympisme au sein de l'humanité tout entière, et représentent les échanges entre les cultures.

Du premier avril au 3 mai derniers, la torche des Jeux olympiques de Beijing a traversé 19 villes appartenant à diverses traditions culturelles hors du territoire chinois. Mais on a toujours ressenti le même enthousiasme envers la Chine et les Jeux olympiques.

Voici des « Bonjour » en chinois des habitants d'Alma-Ata, au Kazakhstan. En tant que premier lieu de relais de la torche des Jeux olympiques de Beijing, Alma-Ata est très fière. 200 000 personnes de cette ville de 1,3 million d'habitants étaient descendues dans les rues pour suivre de près le relais du feu sacré.

A Dar es-salaam, capitale tanzanienne, des dizaines de milliers de personnes se sont massées dans les rues pour suivre le relais de 5 km et entourer le feu sacré. M. Qu Yingpu, porte-parole de l'équipe du relais de la torche du Comité d'Organisation des Jeux olympiques de Beijing, a évoqué ses souvenirs :

« Sur certaines routes, il y avait tellement d'eau qu'elle commençait à dépasser les roues de notre véhicule. Nous avons vu de nombreux enfants enlever leurs chaussures et leurs chaussettes pour marcher sur ces routes inondées. Puis ils ont remis leurs chaussettes et leurs chaussures, tout cela pour pouvoir suivre le feu sacré ! Nous avons réellement senti l'enthousiasme du peuple africain. »

Le 19 avril, 300 000 habitants de Bangkok sont descendus dans la rue pour accueillir avec hospitalité le feu sacré. L'ambassadeur de Chine en Thaïlande, M. Zhang Jiuhuan, a déclaré qu'il s'agit de l'incarnation de l'amitié millénaire entre les peuples des deux pays.

« Des facteurs historiques et objectifs ont permis à l'amitié entre les peuples chinois et thaïlandais de jaillir à un moment si particulier. »

Même si le relais de la flamme olympique a été perturbé dans certaines villes et ont provoqué quelques contretemps, beaucoup de personnes ont tenu à réaffirmer leur soutien aux Jeux olympiques de Beijing, comme le président du Comité olympique américain, Peter Ueberroth :

« La flamme sacrée doit être respectée, et son porteur également. »

Face aux attaques qu'a subi la flamme olympique au cours de son parcours, certains porteurs ont exprimé leur indignation. Le chirurgien américain Todd Lincoln, 46 ans, qui a porté la torche lors de son étape à San Francisco, aux Etats-Unis :

« Exprimer son point de vue, c'est une chose, mais saboter un événement ou empêcher les autres de s'exprimer, c'en est une autre. »

A la lumière du feu sacré des Jeux olympiques, le peuple chinois et les autres peuples du monde forment une même famille. Au cours du relais de la flamme olympique, les interactions, les échanges entre les Chinois et les étrangers étaient monnaie courante. On a notamment pu le voir à Canberra, en Australie, lors du passage de la flamme :

Australiens et Chinois se sont encouragés et ont crié ensemble : « La Chine et l'Australie seront toujours amies. Soyez les bienvenus à Beijing. »

Lors du relais de la flamme à Nagano, au Japon, Chinois et Japonais ont montré leur fraternité. Un sentiment naturel au diapason du slogan inventé par un groupe de jeunes étudiants chinois qui font leurs études au Japon :

Ils ont crié : « Les cinq anneaux des JO de Beijing sont aussi les cinq anneaux du monde. »

Le moment où la flamme olympique, qui a déjà traversé le monde entier, enflammera la vasque olympique, sera un moment magique, celui où la lumière de la flamme permettra de se faire réunir les peuples des différents pays et régions du monde sous l'esprit olympique.

Les cinq anneaux brillent et le feu sacré brûle à présent dans le Stade national de Beijing. Le rideau des Jeux olympiques de Beijing est désormais levé. Lors des 16 jours à venir, des sportifs venus des cinq continents incarneront, avec leurs performances, l'esprit olympique symbolisé par la devise « Plus haut, plus vite, plus fort ».

On a raison de penser que sous le drapeau aux cinq anneaux qui claque au vent, les Jeux olympiques de Beijing donneront un nouvel éclat au mouvement olympique et écriront un nouveau chapitre de « paix, d'amitié et de progrès ».

Commentaire

  • Interviews
  • Information
  • Contactez nous |