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Les nouveaux "Indicateurs de gouvernance dans le monde" publiés mardi par la Banque mondiale montrent que certains pays en développement font "des progrès remarquables" en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption.
"Certains pays progressent rapidement dans le domaine de la gouvernance, notamment en Afrique, ce qui montre qu'un certain degré d'+afro-optimisme+ serait de mise", a déclaré Daniel Kaufmann, co-auteur du rapport "Les problèmes de gouvernance VII", qui contient ces indicateurs, et directeur de la gouvernance à l'Institut de la Banque mondiale.
Selon ce rapport, la bonne gouvernance peut se remarquer dans des pays à tous les niveaux de revenu, certaines économies émergeantes obtenant des résultats similaires à ceux des pays riches sur des dimensions clés de la gouvernance. Plus d'une douzaine de pays émergeants, notamment la Slovénie, le Chili, le Botswana, l'Estonie, l'Uruguay, la République tchèque, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Maurice et le Costa Rica ont réalisé, pour certains aspects clés de la gouvernance, des performances supérieures à celles des pays industrialisés comme la Grèce ou l' Italie.
Sur la période 2002-2007, les Indicateurs font apparaître des améliorations sensibles de la gouvernance, mais aussi une dégradation de la situation dans certains cas. A titre d'exemples, on peut citer de solides améliorations sur la dimension "Voix citoyenne et responsabilité" dans des pays comme l'Ukraine et Haïti; des améliorations sur la composante "Stabilité politique et Absence de violence/terrorisme" en Argentine; et des améliorations au plan de la "Lutte contre la corruption" en Géorgie et en Tanzanie.
Cependant, la qualité générale de gouvernance à travers le monde ne s'est pas véritablement améliorée au cours de la dernière décennie, soulignent les auteurs du rapport, qui déplorent que certains pays ont vu leurs performances se dégrader sur plusieurs aspects de la gouvernance, notamment le Zimbabwe, la Côte d'Ivoire, le Belarus, l'Erythrée et le Venezuela.
"Les Indicateurs donnent à penser que là où des réformes sont engagées, la gouvernance peut être améliorée rapidement, ce qui arrive effectivement", indique le rapport.
Selon la Banque mondiale, les Indicateurs, qui couvrent 212 pays et territoires, peuvent être utilisés par les décideurs et les groupes de la société civile pour évaluer les enjeux de la gouvernance et suivre les réformes.
"Améliorer la gouvernance aide à combattre la pauvreté et à relever les conditions de vie", souligne la Banque mondiale.
La Banque mondiale explique en même temps que les "Indicateurs de gouvernance dans le monde" ne reflètent pas sa position officielle et qu'elle n'utilise pas ces indicateurs pour affecter des ressources. |
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