v  Département françaisv Radio Chine Internationale

 
Culture

 
Tourisme

 
Panorama

 
Economie

JO de Beijing
Accueil | Actualité | Dossiers spéciaux | Apprenons le chinois | Radio en ligne | Services | Chine ABC
Coopération entre Calyon, filiale de Crédit Agricole et Heifer, une ONG
2007-11-23 09:56:52 cri
 Comment améliorer la vie des agriculteurs chinois ? En leur donnant... une vache. Le concept est original. C'est pourtant celui d'une association caritative qui a lancé en 2006 un projet dans le Yunnan, une province du Sud de la Chine. Le nom de cette association : Haifer. Une association créée dans les années 40 et qui a, depuis, lancé de nombreux projets en Chine. Des projets qui ont selon l'association un mot d'ordre : « le développement durable ». Un développement durable qui est aussi l'objectif affiché par la banque française Calyon. Calyon, c'est la banque de financement et d'investissement du groupe Crédit agricole. C'est la raison pour laquelle Heifer et Calyon collaborent donc depuis plus d'un an sur ce projet. Un projet qui se passe, on l'a dit, dans la province du Yunnan, dans le Sud de la Chine. Dans le district de Tengchong.

Alors quels sont l'origine de Heifer et le concept de son projet ?

Chen Taiyong, le responsable Chine de Haifer, nous en dit un peu plus

« Heifer est une association internationale qui a été créée en 1946. La même année, elle a offert 550 vaches à la Chine. Un bureau Heifer a été mis en place en 1989. Et pour mieux mettre en place ses projets en Chine, Heifer Hongkong a été créée en 2001. Avec le Bureau d'aide sociale de Chine et la Banque asiatique de développement, l'association Heifer a participé en février 2006 à un projet pour aider les paysans chinois dans leur lutte contre la pauvreté. Aujourd'hui, l'association a déjà lancé 103 projets dans plus de 16 provinces chinoises.

Après le lancement du projet, notre concept, c'est d'aider tout d'abord les paysans à organiser un groupe d'entraide. Ensuite, nous leur faisons connaître nos 12 principes, comme le concept de transmission de cadeaux et le développement durable.

Mais laissez-moi vous présenter le projet que nous menons dans le district de Tengchong, dans la province du Yunnan. C'est en 2006 que 47 familles d'agriculteurs ont commencé à bénéficier de notre projet. Nous avons prêté 3 000 yuans, sans intérêts, à chacun d'entre eux, et ils ont pu acheter huit petits cochons. Avec cet argent et grâce à nos formations, leur vie s'améliorera en l'espace de trois ans. »

On l'a dit, le projet de Heifer n'est pas seulement un projet à destination d'une seule famille, mais, à terme, de tout un village. C'est en cela qu'il s'inscrit dans une ambition de développement durable. Anthony Leung, le président de Haifer Hong Kong :

« Pour résumer le concept du projet Heifer, on peut utiliser un proverbe chinois : « Shou ren yi yu, bu ru shou ren yi yu ». Ça veut dire qu'au lieu de donner un poisson à quelqu'un, il vaut mieux lui apprendre à pêcher. Ce que nous faisons pour ce projet, c'est la même idée. On donne des animaux à une famille d'agriculteurs, mais pas seulement. Nous lui apprenons également à élever cet animal, et nous organisons régulièrement des formations destinées aux agriculteurs du village. C'est pourquoi, ce n'est pas seulement un seul foyer qui va bénéficier de ce projet, mais tout le village.

Car l'autre concept du projet Haifer, c'est de « transmettre des cadeaux ». Deux ou trois ans après avoir reçu l'animal, la famille devra donner une des descendantes femelles de cet animal à une autre famille et lui apprendre des méthodes d'élevage. »

Du côté français, le projet a été lancé l'an passé, dans le Yunnan, on l'a dit. Pascale Fourio, directrice au service Asie de Calyon, rappelle le principe du projet.

Calyon se vante de mettre une dose de développement durable dans chacun de ses projets. Celui-là n'échappe pas à la règle pour Dominique Blanchard, un responsable de Calyon.

Même son de cloche du côté du responsable Chine de Calyon, Xavier Roux.

Pour ce qui est des projets, Calyon, pour l'instant, attend de voir. Mais si le projet va à son terme sans encombre, la banque française n'hésitera pas à afficher des ambitions plus élevées.

Sur le même sujet Commentaire

  • Interviews
  • Information
  • Contactez nous |