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Présentation de He Ru
2006-08-28 09:41:12 cri
He Ru (Ho Jo), Professeur de langue et littérature françaises, illustre traducteur , poète, membre de la Ligue des démocrates de Chine (Guangdong Meizhou 1909?Nanjing 1989).

De son nom intial de He Liangtai, il fit ses études primaires et secondaires (premier cycle) dans son pays natal (1914?1922). Puis il alla à Shanghai pour y continuer ses études secondaires au lycée Pudong (1925). Ensuite il suivit des cours préparatoires à l'École supérieure des communications de Tangshan (1925?1927). En septembre 1927, il partit pour la France. Après trois années d'études dans la classe de mathématiques et de physique au lycée Lagane de Paris, il obtint son Bac qui lui permit d'entrer en 1930 à la Sorbonne. Son intérêt s'étant orienté vers les sciences humaines, il y étudia la littérature française, la philosophie et la linguistique, étude qui furent couronnées par trois diplômes et trois certificats de maîtrise.

En mars 1953, vit le jour sa première oeuvre poétique Yantg Koui Fei, éditée par ALBERT MESSEIN. Ce long poème, écrit en français et fruit d'une parfaite fusion entre la littérature classique chinoise et la versification classique française, fut alors hautement apprécié par le grand poète français Paul Valérie.

Juillet 1936, He Ru rentra en Chine, séjourna un an à Shanghai, puis alla se réfugier à Guilin, à la veille du déclenchement général de la Guerre de résistance contre le Japon. Par la suite, il fut tour à tour rédacteur et traducteur de documents en français dans la 5e Armée de Route de Guilin (1937) et à la Section chinoise à Hankou de l'Assemblée internationale pour la Résistance à l'agression fascist (1938), speaker de langue française à la Radio internationale de Chongqing (1939), rédacteur et traducteur au bureau des conseillers français de Chongqing (1939), instructeur de français à l'École de L'Armée terre (1940), professeur de français et d'histoure des beaux-arts occitentaux à l'Institut national des beaux-arts de Chongqing (1942), professeur de français et de logique à L'École centrale de Science politique (1942?1945). Pendant ce temps-là, il traduisit quelques ouvrages militaires tels que Oprération en montagne, Commandement du corps d'armées (1941, non publiés). En 1943, à l'occasion de la commémoration du 2e anniversaire de la mort du grand philosophe français Henri Bergson, il écrivit un article intitulé Une Philosophie dynamique, qui fut publié dans la Reveu Littérature et Art d'Avant-Garde. Au lendemain de la victoire chinoise sur le Japon, il fut élu membre du présidium de l'Association des écrivains chinois de Chongqing et membre suppléant du Conseil de cette organisation. Ensuite il vint à Nanjing pour être professeur de français à L'École des langues orientales de cette ville (1947), il eut le même poste à l'Université centrale (1948). Aprés la proclamation de la République populaire de Chine, il devint professeur de français à l'Université de Nanjing où il restera jusqu' à la fin de sa vie. Entretemps, il a enseigné le français également à l'Université des Jeunes filles de Jinling de 1949 à 1951.

Pendant ses 40 années de service remarquable dans l'enseignement, il s'est vu attribuer beaucoup d'honneurs : membre du premier Jury de la Commision d'administration des grades universitaire rattachée au Conseil des affaires d'État, président (première session ) de l'Association des professeurs chinois pour enseignement et recherches de la langue française , conseiller de l'Association des traductuers de la Province de Jiangsu etc...

Il a consacré ses moments de loisir à la traduction d'une dizaine d'oeuvres littératures chinoises (certaines en partie, d'autres en texte intégral), trois ouvrages d'histoire chinoise ainsi que des certaines d'articles et d'essais. Par sa traduction, il a fait connaître aux Chinois le charme des Fables de La Fontaine, et aux Français celui des Poèmes de Mao Zedong. De plus, il a rédigé un manuel de français pour les classes avancées.

Son érudition ( en mathématiques, physique, logique, pluseurs langues étrangères), son excellente connaissance des langue et littérature française, sa parfaite maîtrise des techniques de traduction, et, d'autre part, ses qualités morales, lui ont valu le respect profond de ses élèves, qui sont d'un nombre considérable et qui travaillent partout. De son vivant, il jouissait d'un grand renom en Chine et même à l'étranger. En 1983, dans son discours prononcé lors de sa visite officielle à l'Université de Nanjing, le Président français François Mitterrand a hautement loué les contributions remarquables que He Ru avait apportées aux échanges culturels entre la Chine et la France, et, en récompense de ces constributions, Jaques Chirac, alors Premier ministre du gouvernement français, a chargé en 1986 l'ambassadeur français à Beijing de lui décerner la médaille d'Officier dans l'Ordre des Palmes Académiqus.

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