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La Chine protège les multinationales contre ralentissement économique
2009-03-09 21:02:44 peopledaily
La compagnie General Motors a achevé sa deuxième pire année fiscale en 100 ans d'existence avec une perte de 30,9 milliards de dollars en 2008.

Ses revenus en Chine n'ont pas encore été revélés, mais les ventes de véhicules ont augmenté de 6.1% en Chine, tandis que les ventes mondiales de la compagnie ont chuté de 10,8% depuis 2007.

GM est l'incarnation d'une poignée de sociétés transnationales (STN), pour lesquelles le chiffre d'affaires en Chine aurait été la compensation substantielle aux problèmes qu'ils auraient connus à cause de la récession mondiale. Selon certains spécialistes, le marché chinois aurait même sauvé certaines petites multinationales en les empêchant de fermer.

"La Chine est l'un des plus grands marchés pour GM. Le succès financier en Chine sera crucial pour les affaires de la société dans le monde", a dit l'un des portes-paroles de GM (China).

En étant au bord de la faillite, GM est en pleine expansion en Chine en raison de la croissance des ventes, contrairement aux Etats-Unis, où la compagnie ferme ses usines et demande un plan de sauvetage au gouvernement.

Le géant automobile a prévu d'introduire au moins 10 nouveaux modèles sur le marché chinois au cours des deux prochaines années.

Toyota Motor, géant automobile japonais, a vendu 17% de plus de véhicules en Chine l'année dernière, tandis que son chiffre d'affaires global chutait de 5% depuis 2007.

La croissance des ventes en Chine est devenue le point commun de nombreux rapports annuels de l'activité de nombreuses multinationales. Certaines, comme Siemens, PepsiCo, Coca-Cola et ABB, ont même annoncé des nouveaux projets d'investissement en Chine.

"Une entreprise sera capable de résister à la crise financière mondiale uniquement si ses produits sont vendus et elle a de l'argent pour faire face à des difficultés financières", a dit Zhang Hanya, économiste de la Commission nationale du développement et des réformes (NDRC), planificateur économique du pays.

La Chine a une attraction irrésistible pour les STN en raison de son énorme population et l'augmentation du pouvoir d'achat, a dit M.Zhang.

Malgré le ralentissement économique, le revenu par habitant en zone urbaine a connu une augmentation annuelle de 8,4% en 2008, et le revenu net par habitant en zone rurale a augmenté de 8%, selon un rapport présenté au Congrès national populaire de la NDRC, le plus haut législateur chinois.

Les ventes au détail ont grimpé de 21,6 % jusqu'au seuil de 10,85 trillions de yuans, a-t-il ajouté.

Les grandes sociétés transnationales considèrent la Chine comme la destination la plus attrayante pour leurs futurs investissements étrangers en raison de la taille du marché, des taux de croissance plus élevés et la main d'?uvre bon marché, selon le World Investment Prospects Survey 2008-2010 effectué par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement.

Tesco, la plus importante compagnie britannique de la grande distribution, a ouvert 4 nouveaux magasins en Chine dans les deux premiers mois de cette année, portant le total de magasins ouverts à 64 depuis 2004.

"Nous apprécions les perspectives de développement du marché chinois ainsi que la résolution et la capacité du gouvernement à lutter contre la crise financière", affirme Zhuang Nanbin, vice-président de Tesco (China).

"La Chine est l'un des plus importants marchés de Tesco", a dit M.Zhuang. La société envisage d'accroître sa présence dans les régions centrales et occidentales du pays relativement peu développées.

"Les sociétés transnationales sont comme des navires sur l'océan. Quand la tempête arrive, ils trouveront un havre de sécurité", explique Wang Zhile, directeur du Centre de recherche sur les sociétés transnationales relié au Ministère chinois du Commerce.

La Chine est considérée comme sûre, car l'impact de la crise financière mondiale a été relativement faible et les résultats des entreprises multinationales implantées en Chine sont meilleurs que leur moyenne partout ailleurs, explique M.Wang.

En attendant, les investisseurs étrangers sont plus optimistes en ce qui concerne le marché surtout que les projets de stimulation économique du gouvernement ont renforcé la confiance.

Depuis la fin de l'année dernière, le gouvernement a annoncé des mesures énergiques pour atténuer l'impact national du ralentissement mondial. Il s'agit notamment de 4 trillions de yuans de stimulation économique, un projet visant à développer l'achat d'appareils ménagers en milieu rural et un projet de soutien des secteurs industriels clés.

"La Chine est non seulement considérée comme une économie atténuant la crise financière mondiale, mais elle sert aussi de plate-forme pour se remettre de la crise", explique M.Wang.

Toutefois, les investissements étrangers en Chine ont connu une baisse annuelle de 32.67% avec 7,54 milliards de dollars en janvier dernier. Les investissements étrangers ont baissé depuis octobre, lorsqu'une baisse annuelle de 2,02% a été enregistrée.

"Il y a des multinationales qui diffèrent leurs profits ou retirent leurs investissements pour aider à atténuer la pénurie de fonds dans leurs pays d'origine", a expliqué Deng Xianhong, directeur adjoint de l'Administration d'Etat des devises étrangères. "Mais cela ne signifie pas qu'ils ont perdu confiance dans le marché chinois."

Le 31 décembre dernier, Union Bank of Switzerland (UBS) a vendu 3,378 milliards d'actions "H" de la Banque de Chine (Bank of China) quand la période de blocage a expiré. Royal Bank of Scotland Group et Bank of America ont suivi le mouvement, en écoulant leurs participations dans les banques chinoises.

Lu Suiqi, vice-directeur du China Financial Research Center sous l'égide de l'Université de Beijing, explique le besoin de fonds des banques étrangères par la nécessité de compenser les mauvais résultats ailleurs. Ces ventes apporteront des bénéfices impressionnants car le secteur bancaire chinois n'a cessé de croître.

UBS a gagné 841 millions de dollars de sa transaction, tandis que Bank of America a remporté 2,8 milliards de dollars après la vente de sa participation de 2,41% dans China Construction Bank.

Les analystes estiment que les multinationales ont encore un rôle important à jouer en Chine. M.Wang considère que le gouvernement devrait les guider à fournir plus d'efforts pour assurer la croissance économique nationale, stimuler la demande intérieure et ajuster la structure industrielle.

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