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Le secteur privé de Wenzhou connaît un rapide développement
2009-02-09 09:54:13 cri

Dans la foulée du lancement de la politique de réforme et d'ouverture il y a 30 ans en Chine, le secteur privé a connu un rapide développement. Un des symboles de ce développement, c'est la ville de Wenzhou, une ville littorale du Sud de la Chine, dans laquelle nous allons nous rendre aujourd'hui pour découvrir le développement des entreprises privées de la ville.

Exemple tout d'abord avec Zhang Huamei, une femme de Wenzhou originaire d'une famille pauvre. Dès son adolescence, elle a commencé à vendre des petits objets devant sa maison. A l'époque, c'était un petit boulot pas vraiment très respecté. Selon Zhang Huamei ,

« A l'époque, tout le monde avait très envie de travailler pour les établissements publics. Mais, moi, je travaillais à mon compte. Beaucoup de gens me méprisaient. »

En 1979, Zhuang Huamei avait 19 ans. Cette année-là, elle obtenait, sans vraiment l'avoir demandé, d'ailleurs, la toute première licence commerciale de Chine. Une autorisation officielle qui permettait aux commerçants individuels d'exercer. Zhang Huamei nous a dit:« J'étais très contente. Cette licence commerciale c'était en quelque sorte mon identité. Après ça, ça a été plus facile pour moi de faire des affaires. »

Petit à petit, Zhang Huamei a pu mettre de l'argent de côté. Et après 20 ans de développement, elle a pu monter, l'an passé, en 2008, sa propre entreprise, avec 500 000 yuans de capitaux. Quelques 50 000 euros. Zhang Huamei nous a fait savoir:« J'espère que mon entreprise pourra se développer rapidement. Je rêve avoir un jour ma propre marque de produits comme beaucoup d'autres entreprises chinoises. »

A Wenzhou sont désormais installées plus de 140 000 entreprises privées. Ces entreprises représentent pas moins de 99,5% de l'ensemble des entreprises de la ville et créent 95,5% de la valeur totale de production de la ville. Zhu Xianliang travaille pour la municipalité de Wenzhou. Il rappelle que si la ville a fait du développement du secteur privé une priorité, c'est tout simplement pour s'adapter à la situation de la ville à l'époque ,il a dit:« Avant le lancement de la politique de réforme et d'ouverture, franchement, les conditions de développement de Wenzhou étaient mauvaises. Il y avait une pénurie de ressources, on manquait de terrain et il y avait beaucoup de chômage. Alors, qu'est-ce qu'on a fait pour résoudre les problèmes liés au déséquilibre de développement entre les zones urbaines et rurales ? Eh bien pour nous, développer l'économie privée, c'était le moyen le plus efficace. Celui qui permettait de faire s'enrichir tout d'abord une partie des habitants, et puis, ensuite, d'arriver à une richesse commune pour tous les habitants. »

Mais, avec l'augmentation du coût de la main-d'?uvre, les entreprises wenzhounaises ont changé leur fusil d'épaule et ont décidé de miser sur la qualité et la valeur ajoutée de leurs produits. Exemple avec le groupe Kangnai, une entreprise privée spécialisée dans la fabrication de chaussures et qui a été créée à Wenzhou en 1980. Aujourd'hui, Kangnai est un des plus gros fabricants de chaussures en Chine. Et pour Zhou Jinbiao, le vice-directeur de l'entreprise, l'innovation technologique joue un rôle très important :

« Notre groupe est une des premières entreprises chinoises qui aient importé des équipements de pointe, qui font appel aux toutes dernières technologies au niveau mondial. Nous sommes également le premier fabricant de chaussures chinois à avoir misé sur le haut de gamme. L'année dernière, des designers étrangers nous ont rejoints. L'objectif est évidemment d'accroître la réputation de notre entreprise, et de faire de Kangnai une entreprise de renommée mondiale. »

La priorité pour le groupe, à en croire Zhou Jinbiao, aura été de miser sur l'amélioration de la valeur ajoutée des produits fabriqués :

«Le prix des chaussures destinées à l'export, celles dont la qualité est la meilleure, peut dépasser les 70 dollars par paire. Le prix moyen des chaussures italiennes exportées n'est lui que d'une vingtaine de dollars, à titre de comparaison. Et pour les chaussures chinoises, en moyenne, c'est sept dollars. »

Dans un contexte de récession économique à l'échelle mondiale en 2008, plusieurs célèbres fabricants de chaussures internationaux ont commencé à baisser les prix de vente de leurs produits. Mais le chiffre d'affaire du groupe Kangnai en France a lui tout de même augmenté de 35%.

Autre exemple avec le groupe CHINT, le leader chinois du matériel électrique, qui affiche un chiffre d'affaires aujourd'hui de plus de 20 milliards de yuans par an. Quelques deux milliards d'euros. Le Groupe CHINT s'articule aujourd'hui autour de cinq activités : la basse tension (disjoncteurs, contacteurs, coffrets, relais?), la haute tension, les instruments de mesures, l'énergie solaire et le matériel de construction (porte néon, interrupteurs?). Difficile d'imaginer qu'il y a 25 ans à peine, en 1984, lors de la création de l'entreprise, elle ne disposait que d'un capital de 50 000 yuans. En 2007, l'entreprise s'est lancée dans les piles solaires. Lin Kefu, le vice-directeur du groupe a dit:« Les produits solaires, c'est vraiment ce qui pousse le développement du groupe. On a lancé ces produits sur le marché en 2007. Ils se vendent très bien. Notre secteur recherche est en train de mettre au point des piles solaires de deuxième génération. Une espèce de pile ultrafine. L'énergie solaire est une énergie verte, qui permet de préserver l'environnement. C'est pourquoi, je reste persuadé que c'est un marché porteur et que les perspectives de développement sont bonnes. »

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