v  Département françaisv Radio Chine Internationale

 
Culture

 
Tourisme

 
Panorama

 
Economie

JO de Beijing
Accueil | Actualité | Dossiers spéciaux | Apprenons le chinois | Radio en ligne | Services | Chine ABC
Le fabricant d'engins de chantier Liugong est désormais leader du marché en Chine
2009-01-12 10:16:37 cri
Il y a 50 ans naissait dans le Sud de la Chine une nouvelle « région autonome » : celle du Guangxi. Le Guangxi, auparavant une province, devenait alors une région, autonome, spécifiquement destinée à l'ethnie Zhuang. Les Zhuang constituent une des 55 minorités nationales que compte la Chine. C'est la plus nombreuse, avec aujourd'hui, en 2008, quelques 18 millions de personnes.

En 50 ans, l'industrie de la région aura connu un impressionnant développement et les entreprises de la région, des expériences pas banales. Zoom, aujourd'hui, dans notre émission, sur deux d'entre elles.

Et lorsqu'on évoque l'histoire de l'industrie du Guangxi, difficile de ne pas mentionner le fabricant d'engins de chantier Liugong. Une entreprise qui avait créé en son temps la première pelleteuse à bras articulé de Chine, mais également la première pelleteuse à pouvoir effectuer des forages en profondeur ou encore celle qui avait la plus grande taille. L'entreprise, cotée en Bourse, est désormais leader du marché en Chine. Secret d'un développement aussi rapide : l'entreprise a misé sur la recherche et les innovations. Des technologies mises au point, à 100%, par l'entreprise elle-même, rappelle fièrement Zhang Erping. C'est le responsable du service recherche :

« Les mouvements de nos foreuses sont fluides et précis comme ceux des robots »

C'est grâce à ses propres innovations que Liugong est désormais présent dans plus de 60 pays et régions. Huang Zhaohua, le vice-président du Bureau des relations internationales :

« Au regard de nos parts de marché à l'étranger, nous avons déjà acquis une force relativement grande. Par exemple, sur le marché indien, que l'on a découvert très tôt, les parts de marché vont au-delà de 60%. C'est plus élevé que Caterpillar. On espère également, et on a confiance, d'être les meilleurs sur les marchés nord-américains, où on a commencé à s'implanter. Pour ce qui est du Moyen-Orient ou de l'Afrique, ça reste notre marché traditionnel, ça ne change pas. »

Le fabricant américain de machines Caterpillar, dont Huang Zhaohua a parlé, fait partie des 500 plus grosses entreprises du monde. Dès la création de son entreprise, il avait bien compris qu'entrer en concurrence frontale avec le géant américain, considéré comme le leader du marché, était impossible.

Les techniciens de l'entreprise s'amusaient alors à démonter et remonter les engins Caterpillar, pour découvrir leur structure et tenter de les copier.

Aujourd'hui, l'entreprise investit 4% de son chiffre d'affaire annuel dans son secteur recherche. Un secteur recherche qui compte aujourd'hui environ 500 personnes, réparties dans 18 départements. Contre 20 personnes et seulement un unique département au tout début.

C'est grâce à ces innovations, constantes, que le chiffre d'affaire de l'entreprise et les exportations ont pu constamment progresser. Les trois premiers trimestres de 2008, quelques 32 500 engins de chantiers ont ainsi été vendus, ce qui représente un chiffre d'affaire de quelques huit milliards de yuans, soit environ 830 millions d'euros.

Autre chiffre significatif : pour la troisième année consécutive, la croissance des exportations a augmenté de plus de 100%. Alors qu'en Inde ou encore au Maroc, Liugong a déjà distancé ses concurrents étrangers sur le marché des engins de chantier les plus courants. Et Huang Zhaohua est plutôt optimiste. Il pense que le chiffre d'affaire de cette année sera conforme aux objectifs :

« Notre volume des ventes a augmenté de 70% par rapport à l'année dernière. Et notre chiffre d'affaire, lui, a bondi de 90%. Mais en matière de concurrence, nous, chez Liugong, on ne veut pas mener de guerre des prix. On veut avant tout fabriquer des produits de qualité. »

Comme on l'a dit, la priorité de l'entreprise, c'est d'innover et de mettre constamment sur le marché de nouveaux produits. C'est aussi la stratégie d'une autre entreprise au Guangxi, appelée la « Société des travaux mécaniques de Yuchai ». Cette stratégie lui a permis de se faire une place sur un marché très concurrentiel. Et de se tailler une image. Elle a ainsi fourni 2 000 moteurs aux normes européennes d'émissions polluantes Euro 4 pour les transports mis en place durant les Jeux olympiques de Beijing.

L'entreprise a également réussi à créer, récemment, un nouveau moteur qui respecte les normes Euro 5, plus exigeantes en matière de pollution environnementale. Une technologie dont la mise au point a cinq ans d'avance sur les prévisions qu'avait faites le gouvernement chinois.

Lin Zhiqiang travaille au service recherche de l'entreprise. C'est le vice-directeur. Et pour lui, l'objectif est, dans la mesure du possible, de distancer les concurrents dans le secteur de la recherche et de l'innovation technologique.

« Notre credo, c'est d'innover, et de créer de nouveaux produits. Environ 3% du chiffre d'affaire de l'entreprise est investi dans la recherche. Ça fait à peu près 300 millions de yuans pour l'année dernière. Environ 31 millions d'euros. Il y a 18 chercheurs du niveau doctorat dans notre centre de recherche. Nous faisons actuellement des recherches sur les moteurs de norme Euro 6. Le gouvernement, lui, applique encore les normes Euro 3.»

Guidée par cette stratégie de recherche, l'usine, construite en 1951, est progressivement devenue une grande entreprise moderne. Elle produit désormais des moteurs diesels, des engins de travaux, des pièces détachées pour automobiles, des véhicules spéciaux ?comme des camions-bennes ou des camions citernes-, entre autres.

En 2007, 37 800 véhicules sont sortis de l'usine. De vraies réussites, pour l'ingénieur en chef de l'entreprise, Monsieur Qiu. Pour lui, l'entreprise Jiugong n'est désormais plus qu'en concurrence qu'avec elle-même :

« Notre objectif, c'est de concurrencer nos anciens produits avec les nouveaux que nous avons mis au point. »

La région du Guangxi est également connue pour être une grande productrice de médicaments traditionnels chinois. Parmi ces entreprises spécialisées, on peut citer Liangmianzhen, la première marque chinoise de dentifrice faisant appel à la médecine traditionnelle. Une entreprise dont le responsable, Lin Guhuang, rappelle qu'elle n'était il y a 50 ans qu'un petit atelier, et qu'elle est désormais côtée en bourse pour un capital de quatre milliards de yuans, soit environ 420 millions d'euros. Une bonne santé et des résultats positifs qui s'expliquent, selon lui, uniquement par une stratégie axée sur la recherche et le développement :

« L'entreprise suit toujours deux objectifs. Le premier, c'est de mettre en place une marque à l'envergure nationale. L'autre, c'est de faire de la recherche, de l'innovation, une priorité. C'est grâce à la recherche scientifique et aux traditions locales, du Guangxi, qu'on peut, constamment, améliorer nos techniques de production et établir un véritable esprit, une véritable conscience de marque. »

Et pour faire face à la concurrence des médicaments de grandes marques étrangères, qui arrivent sur le marché chinois, l'entreprise a un plan bien défini. Lin Guhuang :

« La concurrence, elle est positive. Nous n'avons jamais peur de la concurrence. Nous allons désormais renforcer nos recherches scientifiques et notre secteur marketing, pour mieux analyser le fonctionnement du marché. Mais notre objectif est surtout de faire de notre marque, pour l'instant surtout nationale, une entreprise véritablement internationale. C'est comme ça, je pense, qu'on pourra avoir une entreprise puissante, dans l'avenir. »

Commentaire

  • Interviews
  • Information
  • Contactez nous |