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Concours de connaissance Chine-Algérie(2)
2008-11-14 16:40:13 cri
Voici la 2ème partie du concours de connaissance sur le 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Algérie. Avant de commencer, deux petites questions. Des questions dont les réponses se trouvent dans le reportage, alors soyez attentifs. Première question : parmi les partenaires commerciaux africains de la Chine, à quelle place se situe l'Algérie ? Et deuxième question : pouvez-vous citer deux projets de construction qu'a lancé la Chine en Algérie ?

Alors petit rappel historique pour commencer. La Chine a établi des relations diplomatiques avec l'Algérie le 20 décembre 1958. Avant même l'indépendance officielle de l'Algérie, donc. Six ans après, en septembre 1964, les deux pays ont signé leur premier accord au niveau gouvernemental. Un accord qu'ils ont renouvelé en 1979 et en 1999.

En octobre 1996, un premier accord sur la protection des investissements a été signé. Et en novembre 2006, il y a deux ans, eh bien les gouvernements des deux pays ont signé une convention pour éviter la double imposition. Une mesure qui permet d'éviter, en clair, que des entreprises algériennes en Chine ou chinoises en Algérie soient imposées deux fois. Une fois dans leur pays d'origine, et une fois dans le pays où l'entreprise est implantée.

Depuis janvier 1982, également, on le rappelle, et la création d'un « Comité de coopération Chine-Algérie », dans les domaines économique, commercial et technologique, six rencontres ont eu lieu alternativement dans les deux pays.

Les bonnes relations politiques entre la Chine et l'Algérie ont servi de base pour développer les relations commerciales entre les deux pays. Avec le lancement de la politique de réforme et d'ouverture il y a 30 ans, la Chine a connu un développement extrêmement rapide. Quant à l'Algérie, sa situation intérieure n'a cessé de s'améliorer. Et c'est grâce aux efforts combinés des gouvernements et des entreprises des deux pays que la coopération entre la Chine et l'Algérie en matière d'économie, d'énergie ou bien même de travaux publics, a pu, à ce point, décoller.

Les précisions de Xie Zhongmei. Elle travaille au ministère chinois des Affaires étrangères. C'est la directrice du service Asie orientale et Afrique :

«L'Algérie est le 6e partenaire commercial de la Chine en Afrique. En 2007, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l'Algérie a dépassé les 3,8 milliards de dollars. C'était une augmentation de 83% par rapport à l'année précédente. La Chine a exporté pour 2,69 milliards de dollars de marchandises vers l'Algérie, et a importé pour 1,14 milliards de dollars de marchandises algériennes. Le montant total du commerce bilatéral entre les deux pays, durant les sept premiers mois de 2008, a déjà atteint les 2,53 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 34% par rapport à la même période de l'année précédente. De ces 2,53 milliards, 2,06 milliards ont été réalisés par les exportations chinoises vers l'Algérie. La Chine importe principalement du pétrole depuis l'Algérie. Alors que les produits chinois exportés vers l'Algérie, ce sont plutôt des vêtements, des véhicules et des pièces détachées, ainsi que des produits manufacturés, en acier ou en fer. »

Selon Xie Zhongmei, la Chine avait déjà investi jusqu'à fin juin 2008 quelques 640 millions de dollars pour ses projets en Algérie, particulièrement dans les domaines du pétrole et du gaz naturel.

Surnommé le réservoir à essence d'Afrique du nord, l'Algérie est un important producteur de pétrole et de gaz naturel. C'est même un des plus grands producteurs de gaz naturel à l'échelle de la planète. Depuis très longtemps, les secteurs du pétrole et du gaz naturel sont considérés comme les piliers industriels du pays. La valeur totale de ces grandes industries représente à peu près 30% du PIB de l'Algérie. Et les exportations de pétrole et de gaz naturel représentent elles 98% du total des exportations algériennes.

Pour qu'elle puisse assurer la cadence de son développement économique, la Chine a un besoin croissant en sources d'énergie depuis quelques années. C'est pourquoi, dès l'an 2000, les entreprises Sinopec et CNPC, les deux plus grands groupes pétroliers chinois, ont envoyé des groupes d'experts en Algérie. Mission : y lancer des coopérations avec les Algériens. Ces coopérations, aujourd'hui pourtant tout juste créées, eh bien se portent plutôt bien. C'est en tout cas l'avis de Wang Youyong, de l'Université des Langues étrangères de Shanghai. Il est professeur en recherche énergétique :

« En tant que pays importateur du pétrole, la Chine a besoin d'attirer des investisseurs. Mais elle met l'accent sur la sécurité de ses importations. Et dans le même temps, elle a aussi besoin d'investir à l'étranger, afin d'y créer des bases de production de pétrole. Et l'Algérie, elle, en tant que pays exportateur de pétrole, pour attirer les investissements, a besoin d'améliorer sa productivité en matière de pétrole. En parallèle, elle a aussi besoin d'investir dans des pays importateurs pour contrôler ses parts du marché. Donc, la coopération et les investissements réciproques entre la Chine et l'Algérie dans le domaine du pétrole sont tout à fait bénéfiques aux deux pays. Ça leur permet de réaliser un partenariat gagnant-gagnant. »

En février 2004, le président chinois Hu Jintao se rendait en Algérie. Objectif, pour lui, à ce moment-là : développer la coopération entre la Chine et l'Algérie dans le secteur des ressources naturelles. Au final, la collaboration entre les deux gouvernements a été matérialisée par la signature d'une convention-cadre. Une promesse a été faite, également : celle d'organiser chaque année des formations afin de former un maximum de personnes. Mais il n'y a pas que le pétrole, en Algérie. Les projets de construction occupent actuellement une place très importante dans la coopération entre la Chine et l'Algérie. Xie Zhongmei a indiqué:

« La Chine a commencé à collaborer avec l'Algérie dans le secteur de la construction en 1980. En plus des travaux de construction de voies de transport et de bâtiments, des entreprises chinoises ont également pris part à des projets de construction de centrales hydrauliques. Fin juillet 2008, la Chine avait déjà signé plus de 18,8 milliards de dollars de contrats de construction avec l'Algérie. Actuellement, quelques 30 000 employés chinois travaillent là-bas. Les principaux projets en cours sont par exemple la construction d'une autoroute qui relie l'Est et l'Ouest du pays, ou encore celle du nouveau siège du ministère des Affaires étrangères algérien. Deux projets ont eux déjà été achevé : la construction d'un aéroport international et celle d'un hôtel cinq étoiles. »

D'après Xie Zhongmei, c'est grâce aux bonnes relations politiques entre les deux pays et grâce à la compétence des entreprises chinoises que les projets de construction représentent une part si importante dans l'ensemble des projets de coopération bilatérale entre la Chine et l'Algérie :

« Actuellement, plus de 30 entreprises sont déjà installées en Algérie. Comme Sinopec ou la CNPC, deux gros groupes pétroliers, ainsi que la CITIC, un puissant groupe spécialisé dans le BTP, la finance et la banque et la CRCC, spécialisée dans le BTP. Ça permet également de stimuler la participation de plus en plus d'entreprises chinoises à l'échelle provinciale. En plus, à peu près 30 000 employés chinois travaillent actuellement en Algérie. »

Surnommé « le projet du siècle » en Algérie, la construction de l'autoroute qui relie l'Est et l'Ouest du pays est très médiatisée. Il y a plus de deux ans, en mai 2006, un consortium chinois -regroupant deux entreprises parmi les plus grandes du pays, la CITIC et la CRCC, spécialisée dans le BTP- décrochait l'appel d'offre de ce projet. Montant du contrat : plus de 6,5 milliards de dollars de l'époque. C'est le plus gros contrat jamais remporté par une entreprise chinoise sur le marché international.

Hua Dongyi, le directeur général du projet a souligné:

«Ce projet attire l'attention de plusieurs pays. Car la route qu'on est en train de construire va traverser le Maghreb. Ça veut dire que la route va relier plusieurs pays, comme le Maroc et la Tunisie. Et actuellement, un bon nombre de pays se renseignent directement auprès des responsables du projet pour mieux connaître nos entreprises. C'est pourquoi, on considère souvent ce projet d'autoroute comme, en quelque sorte, une espèce de carte de visite, qui représente les entreprises chinoises en Afrique. »

Notre sujet du jour touche presque à sa fin. Nous allons vous reposer les questions du début de l'émission. Première question : parmi les partenaires commerciaux africains de la Chine, à quelle place se situe l'Algérie ? Et deuxième question : pouvez-vous citer deux projets de construction qu'à lancé la Chine en Algérie ?

Vous pouvez envoyer votre réponse par e-mail, à l'adresse mail suivante : crifra@cri.com.cn. Vous pouvez également nous écrire à :

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100040 Beijing

Chine

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