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 M. David Nabarro, est le principal Coordonnateur des Nations Unies pour les grippes aviaires et humaines, et il était récemment en visite en Chine. Au cours de sa conférence de presse tenue le 4 avril à Beijing, il a déclaré que la Chine avait joué un rôle important dans la lutte contre la grippe aviaire, et avait contribué à la prévention et au contrôle du phénomène. Il a fait savoir qu'il esperait que la Chine utiliserait sa propre expérience et ses techniques de prévention et de contrôle pour aider les pays africains et asiatiques en voie de développement dans leur lutte contre les grippes aviaires. Ecoutons maintenant notre journaliste Gong Wanpeng.
M. David Nabarro est arrivé le 3 avril à Pékin pour une visite de deux jours. Lors de son court séjour, il a rencontré le vice-Premier ministre chinois Hui Liangyu, ainsi que des hauts fonctionnaires des Ministères chinois de l'Agriculture et de la Santé. Avant que son séjour ne s'achève, il a tenu une conférence de presse à Pékin au cours de laquelle le porte-parole de l'ONU a félicité le travail de prévention et de contrôle de la Chine.
On l'écoute: « Nous ne pouvons que nous satisfaire du travail de prévention et de contrôle du gouvernement chinois. Par ailleurs, j'ai particulièrement apprécié que les responsables chinois que j'ai rencontré me fassent part de leur intention de partager avec l'ensemble de la communauté internationale les données informatiques recueillies sur le sujet, et les échantillons du virus trouvés. C'est un signe positif. Cela prouve que la Chine est disposée à participer au travail de prévention et de contrôle des autres pays sur le plan international. »
M. Nabarro a signalé qu'à présent la Chine avait dores et déjà élaboré une stratégique en cas de crise, et que le gouvernement avait entrepris une série de mesures et obtenu des résultats remarquables. La Chine a mis en place une politique d'immunité des volailles, et a ainsi pu contrôler efficacement la propagation de l'épidémie. Les vaccins contre la grippe aviaire, fabriqués par la Chine, se sont avérés efficaces. En même temps, l'Etat chinois a renforcé la surveillance de l'épidémie, et a entamé des coopérations avec la FAO ( Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture) et l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ainsi que d'autres organisations internationales.
Mais, M. Nabarro a indiqué que la Chine avait encore un long chemin à parcourir. Le virus de la grippe aviaire ne disparaît pas d'un coup. Les fonctionnnaires chinois doivent rester vigilants. Ils doivent maintenir non seulement leur politique de prévention et de contrôle de l'épidénie chez les volailles, mais ils doivent aussi se préparer au cas humain de la grippe aviaire, afin de pouvoir faire face à une pandémie éventuelle.
L'agent fonctionnaire a souligné, qu'au vue de la situation, les mesures de prévention et de contrôle se durcissaient dans tous les pays du monde. Jusqu'à présent, des cas de contamination de grippe aviaire avaient été rapportés les un après les autres dans une trentaine de pays différents. Trois mois plus tôt ce chiffre était deux fois moins élevé ! La grippe aviaire tend à se répandre en Afrique. Face à ce problème, M. Nabarro a déclaré que sa visite avait pour objectif d'encourager la Chine à utiliser son expérience et ses techniques de prévention et de contrôle pour aider les pays africains et asiatiques à lutter contre la grippe aviaire.
On l'écoute : « Je fonde de grands espoirs dans les acteurs chinois chargés de la prévention et du contrôle de la grippe aviaire, ainsi que dans les scientifiques qui travaillent depuis longtemps sur la recherche et les techniques pour mieux lutter contre ce virus. J'espère qu'ils sauront communiquer et coopérer avec leurs homologues des pays touchés par l'épidémie. Ceux-ci pourront ainsi bénéficier des techniques et de l'expérience de la Chine dans ce domaine précis afin d'être assistés dans le développement de leur travail sur la prévention et le contrôle du virus. »
M. Nabarro a ajouté qu'au cours de sa visite en Chine il avait entamé des discutions, avec les fonctionnaires chinois, au sujet de la prochaine conférence du plan de coopération internationale sur la prévention de la grippe aviaire, prévue pour le mois de juin prochain à Vienne. Il a insisté sur la participation de la Chine à ce plan de coopération internationale et à d'autres problèmatiques liées.
Par ailleurs, il a révélé que, depuis le début de l'année 2004, des institutions des Nations Unies basées en Chine avaient largement assisté l'activité du gouvernement chinois dans le développement du contrôle de la grippe aviaire, et avaient fourni une assistance et des indications techniques au pays quant à la prévention, la surveillance et le contrôle de cette épidémie. Ils ont, notamment, aidé les institutions chinoises concernées à concevoir des manuels éducatifs, afin d'informer la population sur ce phénomène qu'est la grippe aviaire, et de réduire le risque de propagation des animaux aux hommes. Un plan de coopération entre la Chine et l'ONU pour faire face à la grippe aviaire est actuellement en cours de négociations. Plusieurs des institutions des Nations Unies et des départements chinois intéressés participeront à ce projet qu'ils mettront en place ensemble ... |
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