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Xi'an, une ville historique
2009-01-22 12:39:58 cri
Il faut aller à Beijing pour connaître l'époque chinoise contemporaine, à Shanghai pour découvrir le nec plus ultra de la modernité et à Xi'an (province du Shaanxi) pour entrer en contact avec la civilisation cinq fois millénaire de la Chine. Au cours des trois dynasties les plus puissantes de l'histoire de Chine ? Qin (221-206 av. J.-C.), Han (202 av. J.-C.-220) et Tang (618-907) ? Xi'an a toujours occupé une place importante.

Quand on regarde Xi'an sur la carte de la Chine, on peut presque considérer que cette ville est au milieu du pays. En plus, on dit que la quasi-totalité des chaînes de montagnes de la Chine du Centre partent de la chaîne des Qinling, près de Xi'an, située dans le bassin du cours moyen du fleuve Jaune, le deuxième plus grand fleuve de Chine. Chanceuse dès sa fondation ou favorisée par une coïncidence historique, Xi'an a été la capitale de treize dynasties impériales. Sans exception, chacune de ces dynasties a connu une prospérité de plusieurs siècles.

Trois fois millénaire, dès la dynastie des Qin, Xi'an était déjà réputée tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Selon certains livres historiques, les gens de cette époque étaient habiles à commercer. Leurs caravanes ont laissé des traces en Chine de l'Est et du Centre, et même plus loin dans les anciennes contrées arabes, grecques et romaines. La route de la Soie, la voie commerciale la plus connue durant la dynastie des Han, a été formée dans ce contexte. La prospérité de Xi'an a atteint son apogée vers le VIIe siècle, et avec son million d'habitants, cette ville était alors la plus populeuse du monde. Ainsi, elle était une métropole internationale où affluaient les commerçants arabes, indiens, européens, japonais et coréens. On dit que, chaque jour, au moins 4 000 diplomates et autres officiers étrangers se trouvaient dans la ville, et que le nombre des étudiants étrangers pouvait atteindre 100 000. Avec la chute de la dynastie des Tang, cette ville, jadis prospère, a connu le déclin.

Xi'an semble un peu vieillie, mais une riche culture y subsiste encore. Les habitants de Xi'an aiment toujours manger des yangrou paomo (galettes émiettées dans un bouillon de mouton) et chanter le Qinqiang (un opéra local de la dynastie des Qin). De plus, la ville s'enorgueillit de posséder les attractions suivantes : les remparts des Tang les mieux conservés en Chine; le tombeau de l'Empereur Jaune (l'ancêtre mythique de la nation chinoise); le tombeau de Shi Huangdi (dynastie des Qin), à la fois mystérieux et somptueux. Dans les environs de la ville, on dénombre également une trentaine de tombeaux des empereurs des Tang et des Han, y compris le tombeau Changling de l'empereur Gao Zu de la dynastie des Han et le tombeau de Wu Zetian, l'unique impératrice de Chine.

Les gens de Xi'an éprouvent toujours un sentiment particulier pour l'histoire. On dit que leur caractère franc et ouvert ne date pas d'hier, probablement de la dynastie des Qin. Un historien, qui fait des recherches depuis des années sur les guerriers et les chevaux en terre cuite de cette dynastie, affirme que, vaillantes et courageuses, les armées de cette époque étaient la garantie que cette dynastie allait pouvoir réaliser l'unification de la Chine. D'après les rares archives, ces soldats des Qin étaient braves sur les champs de bataille et n'hésitaient pas à couper la tête des ennemis pour obtenir des grades supérieurs et s'enrichir.

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