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La réserve naturelle de Wolong, pays natal du panda géant
2008-12-09 15:16:48 cri

Bienvenue dans notre émission spéciale consacrée aujourd'hui à notre concours de connaissances sur la province du Sichuan. Nous allons nous rendre dans la réserve naturelle de Wolong, le paradis du panda géant.

Comme d'habitude, nous vous posons deux questions, dont les réponses se trouvent dans le reportage qui va suivre. Première question : oui ou non, le pays natal du panda se trouve-t-il dans le Sichuan ? La deuxième : combien de pandas sauvages vivent dans la réserve naturelle de Wolong ?

Il y a une vingtaine d'années, le bambou géant, la principale nourriture des pandas géants, s'est fait brutalement de plus en plus rare. En effet, au bout d'une dizaine d'années au minimum, tous les bambous fleurissent. A ce moment-là, ils deviennent immangeables pour les pandas, qui sont alors brutalement privés de nourriture. Eh bien c'est ce qui est arrivé il y a une vingtaine d'années dans le Sichuan. Des artistes chinois ont alors créé cette chanson pour essayer de ramasser des fonds pour sauver les pandas. Deux décennies ont passé, et aujourd'hui, dans une réserve naturelle de Wolong couverte de bambous verts, un des plus anciens animaux du monde, considéré en Chine comme un trésor de la nature, le panda, a retrouvé sa vie paisible d'antan.

La réserve naturelle de pandas de Wolong, qui est l'un des principaux espaces où vivent les pandas dans le monde, se situe dans le Nord-Ouest de la province du Sichuan. Au Sud-Ouest de la Chine. La province se considère ainsi, à juste titre, comme le pays natal du panda.

La réserve naturelle de Wolong est un endroit privilégié pour observer les pandas, des animaux qu'on ne retrouve qu'au fond des forêts de certaines régions des provinces du Sichuan, du Shaanxi ou encore du Gansu. Zhang Liming?le responsable de la réserve naturelle :

« Nous avons pour objectif d'assurer aux pandas une vie longue et en bonne santé et d'offrir à ceux qui aiment cet animal une occasion de s'en approcher. Nous apprenons aux visiteurs à protéger l'environnement, on leur fait découvrir l'histoire du panda... Et en leur faisant observer des pandas, nous voulons faire découvrir cet animal, ancien, et faire réfléchir les touristes à la signification profonde de cet animal e à son statut de « fossible vivant ».

Le panda, avec son corps bouffi et rond, ses mimiques et son pelage noir et blanc, a conquis pour toujours les faveurs du public. Une centaine de pandas ont désormais été domestiqués, ici, dans la zone d'élevage des pandas. Lors de la présence de notre équipe, plusieurs pandas jouaient. Certains d'entre eux grimpaient des échelles. D'autres étaient adossés contre des pierres, sous le soleil. D'autres encore escaladaient des arbres. Pour l'éleveur, les pandas sont des sortes d'ours. Ils possèdent en tout cas toutes les caractéristiques d'un ours. Ils ne tombent par exemple pas des arbres. Et quand bien même certains tombent, ils se protègent très bien avec leur corps.

Le panda, malgré son air maladroit, charme les visiteurs par ses mimiques. Mais ce qui inquiète le plus les amoureux du panda, c'est son alimentation. Selon les éleveurs, jadis, les pandas ne se nourissaient que de viande. Mais petit à petit, leur régime alimentaire a évolué, pour devenir végétarien. Le panda s'est mis à manger des bambous.

Le paysage, à Wolong, est très beau, le climat est tempéré et humide... Des conditions tellement idéales à la culture des bambous que depuis longtemps, les pandas s'y regroupent. Et bien que les pandas soient devenus herbivores, ils n'ont pas pour autant amélioré leurs capacités à digérer la nourriture. Ils ont donc beaucoup de mal à conserver de l'énergie. Ils ne peuvent pas beaucoup bouger, c'est pourquoi ils ont l'air toujours paisibles et patients.

Rebecca Hace est une touriste américaine. Elle vient de prendre des photos des pandas en train de boire et de jouer... C'est la première fois qu'elle peut approcher les pandas d'aussi près, et elle se dit évidemment très excitée :

« Je suis très contente d'être venue voir les pandas. Ils sont tellement dynamiques et adorables. Et puis, j'espère qu'il y en aura plus à Wolong, à l'avenir. »

La zone spéciale d'élevage des pandas dispose d'une salle spéciale, qui utilise les hautes technologies, pour que les éleveurs puissent alimenter les bébés pandas d'élevage. Les touristes peuvent observer à travers les vitres des bébés pandas pas plus grands que la taille d'une main humaine. Des petites boules aux poils clairsemnés, aux yeux étroits et clos. Difficile d'imaginer que quelques mois après ils deviendront tous volumineux et poilus. Monsieur Zhang est originaire de Taiwan. Cela fait maintenant un bon moment qu'il est en train d'observer à travers les vitres comment se passe l'élevage des pandas :

« Cette fois-ci, j'ai appris beaucoup de choses sur ce trésor national qu'est le panda. Le guide nous a présenté leur histoire et l'environnement dans lequel ils vivent. Nous savons maintenant qu'ils ont du mal à se reproduire, car la mère ne fait pas beaucoup d'efforts pour élever ses petits. »

Car le taux de mortalité des bébés pandas est très élevé. Certains meurent de maladie contagieuse, certains, même, meurent écrasés par leur mère maladroite. Mais la raison principale, c'est que leur mère ne peut que s'occuper d'un bébé à la fois. Or, quand elle met bas, ce sont en général deux ou trois bébés qui naissent. C'est là que les chercheurs interviennent et, en général, élèvent de manière artificielle ces bébés abandonnés ou malades.

Souvent fascinés ou attendris par ces animaux, un nombre croissant de touristes veulent rester ici plus longtemps comme bénévoles. Parmi eux, une Japonaise, Kodama Midori, en uniforme d'éleveur. Trois autres amis, dit-elle, l'accompagnent ici. Elle va rester ici avec les pandas durant une semaine. Rien que du bonheur pour elle :

« Tous les matins, je fais manger les pandas. L'après-midi et le soir, je nettoye leurs maisons et leurs déjections. Normalement, c'est impossible de se retrouver aussi près des pandas, c'est pourquoi je suis très excitée. »

Au gré des saisons, les touristes peuvent voir les différentes phases de la vie d'un panda. Li De, un des spécialistes chinois de l'animal, rappelle ainsi qu'en été, les pandas sont ici particulièrement dynamiques, à cause des températures relativement fraîches pour la saison. S'ils se rendent à Wolong en automne, les touristes auront peut-être la chance de tomber sur une mère panda en train d'accoucher. Au printemps, encore, c'est la saison où la femelle est en chaleur et où se passe, on s'en doute, un certain nombre d'histoire assez cocasses. Li De, au micro de RCI :

« Pour les pandas sauvages, lorsque les mâles se battent, eh bien le vainqueur gagnera le droit de féconder la femelle. Les pandas d'élevage, eux, on ne les laisse pas se battre. Quand la période des chaleurs arrive pour les femelles, on sépare les pandas mâles pour qu'ils ne se croisent pas. Les pandas, qui normalement sont silencieux, poussent lors de cette période de chaleurs des cris hauts et forts. Au début, les cris ressemblent à des chants d'oiseaux, puis à des aboiements de chien, et vers la fin des chaleurs, le son ressemble beaucoup à celui d'une chèvre. »

Mais il n'y a pas, à Wolong, que des pandas d'élevage. Actuellement vivent également dans la forêt de la réserve naturelle une centaine de pandas géants sauvages. C'est près de 10% du total mondial de pandas sauvages.

Voilà, notre émission sur le pays des pandas géants est presque finie. Pour terminer, nous vous répétons les deux questions que nous vous avons posé au débu de notre rubrique. Première question : oui ou non, le pays natal du panda se trouve-t-il dans le Sichuan ? La deuxième : combien de pandas sauvages vivent dans la réserve naturelle de Wolong ?

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