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La vieille ville de Lijiang
2007-09-20 14:18:38 La Chine au présent
Ville ancienne mystique et belle et point d'entrée pour la région du nord-ouest de la province du Yunnan, Lijiang repose entre la montagne enneigée Yulong et le fleuve Jinsha. La ville est au centre de la vallée du Lijiang et à 2 410 m au-dessus du niveau de la mer. Elle compte environ 25 000 résidants sur une superficie de 3,8 km2. La route nationale 214 qui la traverse mène au Tibet vers le nord ou, vers le sud, à la ville de Dali.

Ses habitants appartiennent principalement à l'ethnie naxi, et Lijiang est la seule ville autonome de cette ethnie minoritaire. L'endroit est depuis longtemps connu dans le monde pour sa grandiose montagne à pic enneigé, sa gorge escarpée, son élégante montagne Laojun, son lac Lugu tout propre, de même que les coutumes colorées et diverses de ses ethnies minoritaires. Le monde extérieur est impressionné par son sens séculaire d'« identité entre le Ciel et l'Homme » et son excellente culture. De même, les gens restent stupéfaits par les ancêtres des ethnies minoritaires qui ont construit une ville sans mur sur la belle terre de la rivière Lijiang.

L'histoire de la ville

En 1234, les Mongols ont conquis le royaume des Jin dans le nord; ils visaient alors l'empire affaibli des Song du Sud. Par la suite, en 1253, Kubilay Khan a marché sur la Chine du Sud avec sa gigantesque armée. Confronté à la menace de l'armée mongole, le chef de clan Mai Liang, alors en charge de la région de Jiangwan, a compris clairement que la vraie cible des Mongols était le royaume de Dali, près du lac Erhai. Pour sauver sa terre et son peuple, le chef de clan a choisi la soumission et a même offert de servir de guide vers le royaume de Dali, ce qui a été très apprécié par Kubilay Khan. La décision de Mai Liang a apporté la prospérité et la puissance à sa tribu. Ainsi, en 1258, Kubilay Khan a établi le protectorat militaire et civil de Lijiang. Dès lors, l'endroit a pris ce nom.

Le chef de clan a ensuite commencé la construction des infrastructures. Il a ouvert le canal pour amener l'eau de la source du Dragon de jade, et il a transformé le marais en un terrain plat. Cela a attiré les villageois du voisinage qui y sont venus pour échanger des marchandises. Dans leur langue, ils ont appelé ce marché Gongbenzhi : gong pour entrepôt, ben pour village et zhi pour foire ou marché. Ce fut l'origine de l'actuelle rue Carrée (ou marché Carré) dans la ville de Lijiang.

En 1382, la direction du protectorat a été passée à Ahjia Ahde, l'arrière-petit-fils du chef de clan Mai Liang, et l'histoire s'est répétée à peu près intégralement. Il a aidé l'empereur Zhu Yuanzhang dans sa recherche d'unité et a ainsi contribué à ce que les ethnies minoritaires soient conquises. Il s'est alors vu attribuer le nom de famille « Mu », en guise d'honneur impérial. La ville de Lijiang a profité de près de 700 ans de développement paisible sous les dynasties des Song, des Yuan, des Ming et des Qing. Cela a été essentiel pour la prospérité et la puissance de la famille Mu et des habitants de la région. Sans cela, la belle vieille ville et la culture de son ethnie minoritaire naxi n'auraient pas pu voir le jour.

La ville de Lijiang est située parmi les rivières et les montagnes. Au nord-est, il y a le mont de l'Éléphant et le mont de l'Arc-en-ciel doré, et au nord-ouest, c'est le mont du Lion. La ville les relie tous. Les montagnes enclavent la vallée de la rivière Lijiang dans laquelle se trouve la ville.

Sa disposition

Lijiang n'a jamais été affectée par la conception des villes de la Chine centrale : par exemple, elle n'est pas emmurée. L'une des raisons pour lesquelles la ville n'a pas de murs d'enceinte serait liée au caractère chinois Mu, du nom de famille du chef de clan. En effet, si on avait placé ce caractère à l'intérieur d'un carré, ce qui est la forme d'une muraille de ville, cela aurait formé le caractère chinois du mot emprisonné. Toutefois, cette explication ne serait que très partielle, les considérations principales étaient tout autres. Premièrement, la vieille ville était déjà protégée par les cols de montagnes qui l'entouraient. Deuxièmement, avec son allégeance à la cour impériale, le chef de clan se sentait tout à fait en sécurité, puisqu'il était comme un roi local. Finalement, il avait une bonne relation avec les dirigeants des groupes ethniques voisins.

Cette ville est particulière. Le volet le plus caractéristique de sa conception est la « coexistence de la ville et de l'eau ». Les rues de la ville ne suivent pas la disposition habituelle en échiquier. Elles suivent plutôt la topographie accidentée de la montagne ou de la rivière. La ville mérite vraiment l'honneur d'être identifiée comme ayant le style de construction urbaine le plus scientifique en Chine, tel qu'en ont conclu certains urbanistes dans leurs études sur le vieux Lijiang.

La ville est clairement divisée en deux parties par la rivière du Dragon de jade et le mont du Lion. Durant les dernières décennies, la nouvelle ville s'est développée à l'ouest, et le vieux Lijiang est préservé intact à l'est. Pour les événements principaux et les achats, la vieille ville est centrée sur sa rue Carrée, d'où elle tire sa prospérité.

Pour bien découvrir la ville, il est recommandé de se rendre d'abord au pont du Dragon de jade. C'est le meilleur point de départ parce qu'il est situé juste entre la vieille ville et la nouvelle. Les bâtiments sur sa gauche et sa droite contrastent entre eux pour ce qui est du style et de l'époque. On a ainsi une meilleure appréciation de la valeur de la vieille ville. À partir du pont, les visiteurs peuvent choisir trois itinéraires. On peut prendre la rue Est, droit devant. Elle est large et droite avec des bâtiments de style ancien. On peut aussi choisir la rue Xinyi, également pavée de dalles, mais agrémentée de petits ponts qui traversent les eaux qui coulent à l'ombre des saules; c'est très typique des villes anciennes. Ou alors, pour sentir la tradition des petits magasins et de la franchise des Naxi, on peut, à l'ouest du pont et à l'est du mont du Lion, suivre la rue Xinhua jusqu'à un chemin dallé.

Ses bâtiments

Les deux caractéristiques les plus distinctives des bâtiments du vieux Lijiang sont leur alignement le long de la rivière et leur orientation vers la montagne.

La plupart du temps, les maisons sont placées près d'une rivière, habituellement en parallèle avec le cours d'eau. Ces maisons sont longues, et leur toit est en tuile. L'avant donne sur la rue, et ce sont le plus souvent des boutiques. L'arrière est comme suspendu au-dessus de l'eau. Les fossés entrent dans une maison à un endroit, puis sortent d'une autre un peu plus loin. De l'eau dans chaque foyer et des saules près de chaque maison constituent la scène pittoresque typique de la vieille ville.

En plus d'être orientée en fonction des eaux, l'autre caractéristique de la ville est son orientation selon la topographie montagneuse. Quelques maisons s'accrochent fermement au terrain en pente, d'autres surplombent de haut. Leur dimension et la façon dont elles sont placées le long des rues varient. De plus, elles sont les unes derrière les autres, disposées en couches successives.

Les bâtiments remontent pour la plupart aux dynasties des Ming (1368-1644) et des Qing (1644-1911). Les plus typiques se trouvent dans les rues Guangyi et 1er-Juillet, au sud de la rue Carrée. Des deux côtés, les habitations faisant face à la rue sont des maisons individuelles basses, populairement appelées « tour au sol ».

Les maisons des habitants de Lijiang sont extrêmement caractéristiques. Leur conception en trois éléments ? un mur-écran, une cour carrée et cinq cours ? démontre bien le talent et la sagesse des Naxi. Une telle maison a habituellement des sections résidentielles placées autour d'une cour. Pour la plupart, ces maisons comportent une structure et des poutres en bois et ont un toit de tuiles. La base est une couche de pierre sur laquelle sont posés les murs en brique d'argile ou en terre battue. Pour agrandir l'espace utile, l'avant-toit est souvent rallongé pour former une véranda en surplomb ou un grenier supplémentaire dans le cas d'une maison de plain-pied.

Les gens de Lijiang prennent grand soin de la décoration de leur maison. La terre de la cour est souvent pavée de galets, d'autres types de pierres ou de tuiles, placés de différentes façons, règle générale pour symboliser la « bonne fortune » et la « longévité ». Les décorations de la porte d'entrée, de la porte de la maison et des fenêtres sont des représentations parfaites de l'art et de l'esthétique de l'ethnie minoritaire naxi. La plupart des maisons donnent au sud, et le bâtiment central de la cour est celui qui attire le plus le regard. C'est le centre du foyer pour les affaires familiales ou d'autres activités, et le lieu pour accueillir les visiteurs. Par conséquent, la porte et les fenêtres sont extrêmement raffinées, étant ornées de sculptures étonnantes.

Ses rues

Une rue typique, bordée de boutiques et l'habitations des Naxi Le site pittoresque de Yushuizhai, un temple de la culture Dongba

Dans la ville, les rues pavées de dalles de pierre sont rares et différentes des autres rues de ce type en Chine. Le matériau provient des montagnes environnantes. Cette pierre est propre, éclatante et lisse et donne la sensation d'être ferme et solide. La surface usée des dalles en pierre fait ressortir des veines colorées à dessins naturels. On a donc appelé cette pierre : la pierre fleurie.

Pour les visiteurs qui s'intéressent aux rues en dalles, on recommande de se concentrer sur les rues Xinhua et 1er-Juillet. La première est le plus ancien itinéraire des caravanes de transport du thé, et elle est pavée de façon longitudinale avec les « dalles fleuries » locales. De tout temps, elle a été l'itinéraire des commerçants de chevaux vers le Tibet. Pour sa part, la rue 1er-Juillet est une rue ancienne en dalles de pierre, posées transversalement, et qui menait, à l'origine, vers l'intérieur de la Chine, de même qu'à Heqing et Dali vers le sud.

Les eaux

L'un des 300 petits ponts de Lijiang

Dans la ville, on sent partout la présence de l'eau. La source de cette eau est l'étang Heilong (Dragon noir) qui provient de la fonte des glaces de la montagne enneigée du Dragon de jade. L'eau de l'étang du Dragon noir se divise en trois branches au pont du Dragon de jade. Elle forme ainsi les rivières Ouest, Centrale et Est, lesquelles se séparent encore en plusieurs ruisseaux qui coulent vers toutes les maisons, ruelles et rues, créant de ce fait le beau paysage des rues, ruelles et maisons près de l'eau. Les quais de la rue Xinhua et de la rue Carrée sont spacieux. C'est là que l'on tient habituellement les activités folkloriques, comme le flottage des lampes de lotus et des petits bateaux en papier.

Les ponts

Puisque la ville est sillonnée de cours d'eau, on dénombre beaucoup de ponts, et 76 d'entre eux portent un nom officiel. Si on incluait les petits ponts sans nom qui sont en planches de bois ou en blocs de pierre, leur nombre total excéderait 300. La plupart ont été construits durant la dynastie des Ming, et depuis des centaines d'années, ils ont agrémenté les scènes de plans d'eau, de même que les rues et ruelles.

Les traditions de l'ethnie minoritaire naxi

Selon une tradition des Naxi, le Ciel est le symbole de l'homme, et la Terre, celui de la femme. La période de l'ancienne société matriarcale des Naxi a duré longtemps, et aujourd'hui, les femmes de cette ethnie sont encore responsables du travail ménager et du travail extérieur. Une scène typique du vieux Lijiang est celle où les femmes s'occupent de tout, tandis que les hommes peuvent se prélasser. Les femmes sont toujours occupées à de lourdes responsabilités à la maison ou en public.

Les hommes de Lijiang mènent donc une vie très facile. Les mâles naxi sont en bonne santé et forts. Leurs visages sont foncés comme du bronze et leurs pommettes sont hautes. Ils sont chaleureux et généreux de caractère. Bon nombre d'entre eux sont passionnés de la culture de l'ethnie minoritaire naxi et sont très bien documentés sur elle. Ils excellent en musique et en peinture. Pour ce qui est de l'habillement, dans la ville, les femmes d'âge moyen et plus âgées portent toujours leur costume traditionnel.

Les points culminants du paysage

Le parc de la Source de jade. Il se trouve au pied du mont de l'Éléphant, à 1 km au nord de la ville. Le vaste étang du Dragon noir, le plus célèbre du vieux Lijiang, s'y trouve aussi. Le vert de l'eau étant comme du jade, l'étang est également appelé la source de Jade. Ce parc est remarquable par sa vaste étendue d'eau cristalline qui reflète à la fois les nuages du ciel azuré et les pavillons, tours et salles. Toutefois, c'est sa réflexion de la montagne enneigée du Dragon de jade qui est le plus impressionnant. Ce parc est également le meilleur endroit pour admirer les coloris des cimes de la montagne.

Le mont du Lion. Ce nom vient du fait que ce mont ressemble à un lion jouant avec une balle. À l'origine, il était la propriété du chef de clan Mu. Alors, au pied de ce mont, on trouve le tombeau de la famille Mu, la cour du Culte du Ciel, l'école familiale, la tour de la Bibliothèque et la tour des Fragrances célestes. La montagne est connue surtout pour sa vaste étendue de pins et de cyprès, pour la plupart plantés durant la dynastie des Ming. Ces arbres sont donc les témoins de l'histoire de la ville de Lijiang depuis plus de 600 ans. Sur la montagne, la tour de l'Éternité est le meilleur endroit pour avoir une vue à vol d'oiseau du vieux Lijiang.

L'étang du Dragon du Cheval blanc. C'est l'étang à la base sud du mont du Lion. Sa source est le confluent des sources de ce mont. Les trois puits qui avoisinent cet étang constituent l'approvisionnement quotidien en eau des habitants de la ville. Placés l'un à côté de l'autre, chacun a un but bien précis : le premier sert pour l'eau potable, et les deux autres, pour rincer les légumes et le linge. Absolument aucune confusion n'est possible. Les habitants de la vieille ville vénèrent l'eau comme un dieu et ils ont construit un temple d'Avalokiteshvara près de l'étang.

Le Complexe de la demeure familiale et militaire. Le complexe se trouve au pied est du mont du Lion. Il a d'abord été construit en 1368 pour servir à la fois comme bureau du gouvernement et comme manoir familial du chef de clan Mu. Puisque ce chef était le gouverneur suprême héréditaire de la région et que sa famille était très puissante, le bureau du gouvernement avait été installé dans la demeure de la famille. Le complexe couvre maintenant près de 7 ha et se compose de trois parties : le bureau du gouvernement, à l'ouest; le manoir de la famille, au milieu; et le jardin impérial, à l'est. Le bâtiment était une imitation secrète de la Cité interdite de Beijing. Le complexe comprend son propre pont à l'Eau dorée et trois salles principales. Le mont du Lion lui sert de jardin impérial de montagne. Ce complexe est vraiment impérial par sa taille imposante et ses salles majestueuses.

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