v  Département françaisv Radio Chine Internationale

 
Culture

 
Tourisme

 
Panorama

 
Economie

JO de Beijing
Accueil | Actualité | Dossiers spéciaux | Apprenons le chinois | Radio en ligne | Services | Chine ABC
La langue tibétaine est informatisée
2009-03-24 16:32:47 cri
Le peuple tibétain a sa propre langue, écrite et orale. Dès les débuts de sa création, cette langue est utilisée dans tous les domaines sociaux, politique, économique, culturel et religieux...

La langue tibétaine joue un rôle primordial tant pour pérenniser la culture tibétaine que pour la continuité et le développement de l'ethnie proprement dite.

Au Tibet, 90% de la population est composée de Tibétains. Donc, la langue tibétaine est très parlée. La généralisation de l'éducation et le progrès scientifique permet à cette langue de connaître de nouvel essor, d'être encore plus vivante.

A présent, au Tibet, on est déjà très familier avec des émissions de Radio ou de Télévision qui sont diffusées en langue tibétaine. Pas mal de tibétain sont des usagers de téléphones mobiles en tibétain.

Et ce genre de téléphone est spécialement conçu pour les Tibétains. Selon Nyima Dondrup, chef du groupe de recherche pour la conception du portable en tibétain et ingénieur en chef adjoint de Télécom Tibet de Chine, le Tibet est marqué par l'étendue de son territoire et la quantité de ses vallées. Donc, lors qu'on envisage de développer les télécommunications sans fil, on se rend compte qu'on a besoin d'un grand soutien technique.

En 2003, en tenant compte des situations de la région, les autorités locales ont mis en oeuvre la construction des infrastructures en la matière et les travaux se sont achevés fin de la même année. Le problème de télécommunications sans fil est ainsi résolu pour les pasteurs agriculteurs au niveau du district. On écoute Nyima Dondrup s'exprimer au micro de RCI : « Les pasteurs agriculteurs sont très contents d'être un usager de téléphone mobile et nous ont remerciés. Ils nous disent que si un jour on pourra envoyer de SMS, ce sera encore mieux. Alors les portables sont en chinois, et les pasteurs agriculteurs tibétains ne parviennent pas à opérer. Ils veulent tout de même connaître davantage d'information concernant, météo, production, science et technique, par SMS. Le problème est que toutes les informations qu'on leur envoie sont en chinois. Ils n'arrivent pas à les déchiffrer. Alors, en 2004, de concert avec l'université du Tibet, on a fondé un groupe de recherche pour mettre en oeuvre une banque de donnée et une saisie en tibétain. »

Au bout d'une année d'efforts, le système en tibétain est mis en service fin 2005. Nyima Dondrup nous confie que dans un portable en tibétain est intégré en même temps un système d'opération en chinois et en anglais que son utilisateur peut effectuer une commutation d'interface et de saisie au gré de son désir.

Le portable en tibétain est très bien accueille dans la région. Actuellement, le nombre d'usager est dénombré à plus de 30 000.

Nyima Dondrup, responsable du comité du village de Bangdui du district de Dazi nous confie que dans son village, on compte un peu plus de 400 foyers dont chacun est équipé d'un portable de ce genre. On écoute tout de suite Nyima Dondrup : « Avant on se sert aussi de portable, mais si des villageois ne comprennent pas le chinois et ils sont incapables de mettre en valeur certains service fourni par un portable. Et maintenant, tout est en tibétain, alors on peut envoyer de SMS, on peut téléphoner, on peut chercher des coordonnées et même jouer des jeux. C'est très pratique. Mon père est âgé de 76 ans, il a aussi un portable de ce genre. Maintenant, s'il veut appeler quelqu'un, il n'a pas besoin de nous demander de numéro. Il peut chercher lui-même sur son portable et c'est parti. »

La mise en service du portable en tibétain favorise la vie des Tibétains, elle mène aussi la langue tibétaine dans l'ère informatique. La saisie conservée dans le portable répond parfaitement les normes internationales conçues en 1997. Tsewang Banjor, chef du Bureau de compilation et de traduction du Tibet et directeur du Bureau du comité de travail pour la langue tibétaine nous confie qu'à partir de l'année 1993, la Chine se met à concevoir les normes internationales et nationales pour la codification de la langue tibétaine.

Grâce aux efforts déployés par des experts en matière de la langue tibétaine, de l'ordinateur et des normes informatiques, après être examinée et votée par les organisations internationales concernées, en 1997, la langue tibétaine est la première écriture d'une ethnie minoritaire chinoise à être dotés des normes internationales.

C'est ainsi qu'elle est placée au premier rang des ethnies minoritaire chinoise en terme d'informatisation. On écoute Tsewang Banjor s'exprimer au micro de RCI : « Le tibétain est une très vieille langue. Si l'on veut intégrer une langue aussi vieille dans la société moderne, il faut la normaliser et l'informatiser. Ce qui permet à langue tibétaine de bien faire face à l'avenir. En 1997, elle est reconnue par la codification internationale, depuis, elle fait parti de la propriété intellectuelle étatique. Ce qui veut dire aussi qu'elle se joint à l'autoroute informatique de dimension planétaire. »

Selon Tsewang Banjor, le gouvernement chinois attache une grande importance à la protection et le développement de la langue tibétaine. En 2004, il débloque une enveloppe de 33 millions de Yuans pour la mise au point du logiciel en tibétain. Et en 2007, le système d'exploitation est approuvé par le Ministère chinois de l'industrie informatique.

Une plate forme est ainsi mise en place pour la pérennisation, la généralisation, la propagation et le développement de la langue tibétaine. Aujourd'hui, la langue tibétaine est aussi compétente que la langue chinoise en terme du traitement des logiciels.

Tout en engageant la langue tibétaine dans la voie de l'informatisation, les autorités locaux accordent de la même importance à l'enseignement de la langue tibétaine. Continuons à entendre Tsewang Banjor : « Le tibétain est une langue courante au Tibet. Il nous faut donc l'apprendre, l'utiliser et le faire développer. C'est ainsi qu'on va faire pérenniser la brillante culture tibétaine. Au Tibet, la langue tibétaine est enseignée dans toutes les écoles, du primaire au lycée. Et les heures de cours doivent être assurées. A l'université du Tibet, à l'institut des ethnies du Tibet et à l'institut de la langue tibétaine est instaurée une discipline à part entière. »

L'université du Tibet est le plus grand établissement d'enseignement supérieur général de la région. Changngopa Tseyang, vice recteur de cette université nous confie: « L'enseignement du tibétain est pris en considération dans notre établissement. On a même fondé un institut qui se consacre entièrement à la formation des enseignants de langue tibétaine. En outre, on encourage aussi l'enseignement en bilingue. Non seulement aux établissements d'enseignements supérieurs, dans l'ensemble du Tibet est formé un système d'enseignement en bilingue. »

A propos de l'enseignement en bilingue, il s'agit du Pu Tong Hua, chinois mandarin et du tibétain. A ce propos, nous écoutons Dorje Tsewang fonctionnaire du Bureau d'éducation du Tibet : « La méthode d'enseignement est diversifiée. Dans des primaires, on enseigne avec le tibétain et on donne des cours de chinois, dans des collèges et des lycées, c'est le contraire, on enseigne avec le chinois, et on donne des cours de tibétain. Dans les universités, certaines disciplines sont enseignées en tibétain, telles la médecine tibétaine, la littérature et l'histoire tibétaine. »

Gyalpo, étudiant à la troisième année de l'école normale de Lhassa. Il a un faible pour la langue tibétaine. En il veut enseigner le tibétain au terme de son cursus. Gyalpo : « Lorsque j'étais au primaire, je me mets au tibétain et au chinois. J'ai une prédilection pour le tibétain. Je suis très intéressé par cette langue, et je vais enseigner le tibétain à Xigaze. »

Aujourd'hui, au Tibet dans des lieux publics, toutes les annonces sont faites en deux langues, tibétaine et chinoise. Et les Tibétains sont libres de parler en leur langue maternelle ou en chinois.

(Yannine) 

Commentaire

  • Interviews
  • Information
  • Contactez nous |