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La construction du Centre international pour le commerce des droits d'auteurs est terminé
2009-03-18 15:50:54 cri
La construction du Centre international pour le commerce des droits d'auteurs vient de se terminer à Beijing. Il est construit sous le patronage du Centre de la protection des droits d'auteurs de Chine et du gouvernement de l'arrondissement de Beijing.

Ce sera le plus grand et le plus compétent centre en terme de déclaration, de commerce et d'exploitation des droits d'auteurs du pays. L'établissement de ce centre prouve une fois de plus la volonté de la Chine de chercher à trouver de nouvelles méthodes pour le commerce des droits d'auteurs et de ce fait, de les bien protéger.

Le nouveau centre est construit à Beijing, dans le parc scientifique et technique de Zhongguancun, surnommé Silicom Valley chinois. Lors de la cérémonie pour célébrer la fin des travaux, Yan Xiaohong, vice-ministre de l'Administration d'Etat des droits d'Auteur de Chine indique que la fondation de ce centre a pour but de promouvoir le développement de l'industrie relative aux droits d'auteurs. Yan Xiaohong «En Chine, le mécanisme du marché n'est pas très perfectionné, pour cause, le commerce des droits d'auteurs est en retard. Il existe de nombreux problèmes en la matière. Ce qui empêche dans une certaine mesure le développement de l'industrie relative aux droits d'auteurs. La mise en service du Centre international pour le commerce des droits d'auteurs est une démarche concrète pour normaliser le commerce des droits d'auteurs. Elle donne aussi un coup de fouet à la création, à la protection, au commerce et à l'exploitation des propriétés intellectuelles.»

Tout comme l'indique Yan Xiaohong, l'industrie chinoise des droits d'auteurs est, bel et bien en retard. Ce n'est qu'en 1990 que la Chine a mis en vigueur sa première « Loi sur les droits d'auteurs ». Deux ans plus tard, elle adhère à « La Convention de Berne » et « La Convention universelle des droits d'auteurs ». C'est ainsi que la Chine se joint au monde en matière des droits d'auteurs. Mais, à cette époque là, les gens du commun ne sont pas très sensibles à la protection des propriétés intellectuelles.

En 2001, la Chine adhère à l'Organisation mondiale du commerce, depuis, le gouvernement chinois attache une importance plus grande à la protection des droits d'auteurs, dans le but d'accélérer le développement de ce secteur. En plus, il se fixe l'objectif stratégique de construire un pays créateur. Alors du haut en bas, des autorités aux petits peuples, on parvient à une identité de vue en ce qui concerne la protection des créations et le développement de l'industrie des propriétés intellectuelles. Depuis, les industries dont le développement dépend directement ou indirectement des droits d'auteurs, à savoir la presse, la publication, les médias, et les objets d'art ainsi que les industries émergentes comme les multimédias, l'Internet, le logiciel et l'animation ont, toutes, fait preuve d'une grande potentialité de développement.

D'après des données fournies par le Centre de la protection des droits d'auteurs de Chine, durant l'année qui vient de passer, le nombre de déclarations fait en terme des logiciels a augmenté de 90%, pour atteindre plus de 47 000, soit le total des deux années précédentes. Duan Guijian, directeur du Centre de protection des droits d'auteurs de Chine estime qu'encouragée par la politique du gouvernement chinois, l'industrie des droits d'auteur connaît un développement dynamique. Ce qui veut dire que le service s'y rapportant doit suivre ce rythme. Le fait de fonder le Centre international pour le commerce des droits d'auteurs répond tout à fait à l'appel de l'heure. Duan Guijian : « Le service des droits d'auteurs joue un rôle très important pour la création et le développement des entreprises. Notre centre est aujourd'hui capable de fournir un grand nombre de services favorables au commerce des droits d'auteurs. Il est basé à Beijing, mais il est ouvert à tous les Chinois et au monde extérieur. »

D'après le plan prévu, le centre sera muni de multiples fonctions : enregistrer et confirmer les déclarations, fournir des services internationalisés, entamer des échanges et de la coopération et fournir des consultations au niveau des experts. Le Centre est aussi charger d'évaluer la valeur des droits d'auteurs et de faire fonctionner des capitaux, ainsi que de la protection des droits d'auteurs.

Yin Zhisong, est directeur général du Centre international pour le commerce des droits d'auteurs. Selon lui, le centre qu'il dirige sera un lieu d'échanges pour les ayants droits, les utilisateurs et les intermédiaires. Il a comme devise : « Autorité, équité, crédibilité et compétence ». Tout cela a pour but de renouveler les anciennes méthodes d'échanges en la matière.

Selon lui, une blague est très courue dans le milieu en ce qui concerne ces anciennes méthodes. De part et d'autre, on se donne rendez-vous dans une chambre d'hôtel. Si l'on parvient à un accord, on signe de contrat dans cette chambre. Et cette façon de conclure une affaire contient des risques pour les deux côtés. Car, pour protéger les intérêts des deux parties, il nous faut un système de service plus officiel, plus professionnel. Yin Zhisong s'exprime au micro de RCI : « En ce qui concerne les méthodes traditionnelles, les affaires qui sont ainsi conclues ne sont pas garanties par des services compétents. L'établissement de notre centre a pour but d'établir un système de service s'y rapportant et de le développer. Nous voulons créer un bon environnement pour un nombre croissant d'ayants droits et d'exploitants. Ce n'est dans un environnement d'échanges favorables et crédibles que l'on peut accélérer la circulation des droits d'auteurs, et ce, de manière bien ordonnée. Ce qui nous permet de mettre pleinement en valeur les droits d'auteurs. »

On est aussi informé du fait que pour diversifier les méthodes de service, le Centre international du commerce des droits d'auteurs envisage de rétablir le mode d'échanges d'affichage traditionnel, d'organiser des activités d'échanges sur commande et de construire une plate forme d'échanges des droits d'auteurs électroniques sur la base du réseau d'Internet. Continuons à entendre Duan Guijian, directeur du Centre de protection des droits d'auteurs de Chine : «Ce n'est qu'un début. Les services qu'on fournit en matière du commerce des droits d'auteurs ne sont utilisés qu'à titre d'essai. On tente d'améliorer nos services et nos modes d'échanges et d'en créer de nouveaux. Nous voulons bien profiter de l'Internet et de la technologie de l'information pour pouvoir fournir de servir pendant toute l'année. En vue de réaliser cet objectif, nous allons mettre en service des échanges informatisés. Il nous faut faire des recherches. »

Et Duan Guijian de souligner, les droits d'auteurs sont le produit le plus largement utilisé dans l'économie nationale et dans la vie du peuple. Donc, leurs échanges doivent être pratique, efficaces, et au plus bas prix de revient. On commence par créer un espace physique, qui sera suivi d'un espace virtuel. Cette façon d'agir est sans précédent au niveau international. Mais, en tenant compte de la réalité du pays, nous allons faire un test et on verra ce qu'on aura comme effet.

A présent, le Centre pour le commerce des droits d'auteurs entreprend déjà des échanges et de la coopération avec plusieurs institutions chinoises, il cherche à trouver des partenaires de coopération à l'extérieur du pays.

Alors, la construction du centre est achevée. Selon les professionnels, et sa prochaine mise en service favorise la normalisation du commerce des droits d'auteurs, la lutte contre le piratage et la violation des propriétés intellectuelles et protéger enfin les droits et intérêts des ayants droits.

(Yannine) 

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