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1er anniversaire de la mise en service du Grand Théâtre National de Chine
2008-12-30 09:13:34 cri

En cette fin 2008, on fête le 1er anniversaire de la mise en service du Grand Théâtre National de Chine, autrement appelé l'Opéra de Pékin. L'heure de faire un petit bilan de ce qui s'est fait cette année, et voir si les engagements pris au moment de l'ouverture ont été tenus. « être accessible à toute la population, maintenir la qualité artistique et promouvoir les échanges internationaux », telles étaient les trois grandes promesses.

Arrivé à l'ouest de la porte Tian'anmen, on aperçoit tout de suite la « Coquille d'oeuf », surnom du Grand Théâtre National de Chine. D'un coût de 3 milliards de Yuans, ce nouvel opéra de Pékin s'est offert toutes les beautés. Un lac artificiel, rempli de 335 000 mètres cubes d'eau entoure la coquille, dont le dôme est recouvert de 20 000 panneaux de titane. La structure, composée de 12 000 feuilles de verre, vaut aussi à la construction son autre surnom de " Perle lumineuse". Le Grand Théâtre National est aujourd'hui, plus encore qu'un simple opéra, un site touristique incontournable au même titre que la Cité interdite et la Grande Muraille. Pour preuve : lors de la grande saison touristique de l'année 2008, le Grand Théâtre National a enregistré jusqu'à 7000 visites par heure.

Certains ont calculé qu'avec 3 milliards de Yuan investis, chaque siège du théâtre coûte plus de 600 000 Yuan. Ce qui veut dire qu'un ticket d'entrée devrait être vendu en moyenne plus de 1000 Yuan pour pouvoir maintenir l'équilibre entre investissement et production. Si ce tarif était pratiqué, serait-il accessible aux simples citoyens comme nous ? Notre correspondant a croisé sur le site quelques spectateurs. Le témoignage de l'un d'entre eux, un jeune étudiant du nom de Wang : « Pour assister à ce spectacle, j'ai payé 80 Yuan. Je crois que le tarif est accessible. Pour la première fois de ma vie, je viens assister à une pièce de théâtre. J'ai attendu ce moment longtemps. Je ne suis pas très riche, mais je voulais quand-même vivre l'ambiance d'un beau spectacle. »

Certains pensent que le Grand Théâtre National de Chine tient son engagement d'être accessible à tous. Cela est dû à sa stratégie d'exploitation « à bas prix », en termes de tarifs adoptés. On écoute s'exprimer Wan Siquan, président du Comité des exploitants des travaux du Grand Théâtre National, au micro de RCI : « Le Grand Théâtre National n'est pas une entreprise, c'est un établissement de bien-être, tout comme la Bibliothèque nationale de Chine, le Musée national et le Palais des Beaux-Arts. C'est le même genre d'établissement. C'est partout pareil dans le monde. Le Grand théâtre doit être accessible à tout un chacun ; il a été construit pour les simples salariés. »

L'art n'est pas et ne devrait jamais être réservé à une minorité de gens, et il a besoin de la participation de tout le monde pour être plus vivant et plus attrayant. Depuis son ouverture au public, il y a un an, le Grand Théâtre a déjà organisé plus de 900 représentations et 570 conférences, toutes de très grande qualité.

Cette année, on aura pu assister entre autre à un concert symphonique dirigé par la baguette de Seiji Ozawa, à un concert de piano accordé par le jeune Lang Lang, pianiste très prometteur, et à quelques grandes pièces de théâtre jouées par les artistes du Théâtre populaire de Beijing, le théâtre le plus prestigieux du pays. A l'occasion de la fête nationale, le 1er octobre dernier, plus de 150 000 personnes ont assisté aux spectacles donnés à l'occasion de la semaine de vacances nationales.

A propos des échanges internationaux, « La semaine Internationale de la musique populaire 2008 », qui vient de se clôturer au Grand Théâtre National de Chine, est parvenu à réunir 38 troupes artistiques de 24 pays. En une semaine, plus de 1 000 artistes ont donné 24 spectacles, une belle occasion pour les spectateurs chinois d'apprécier l'art de ces pays. En grande partie interactive, ces spectacles ont permis aux spectateurs chinois d'approcher de plus près la culture de ces pays différents et éloignés.

Un de nos journalistes s'était rendu sur place afin d'interroger des membres de la troupe artistique Baska de Singapour. Vous venez d'ailleurs d'entendre un extrait de leur musique. A la fin du spectacle, un danseur d'origine indienne de la Troupe Baska a confié à notre journaliste :  « Bonjour tout le monde. Nous faisons partie de la Troupe artistique Baska. Et nous aimons Beijing. Le Grand Théâtre National est vraiment magnifique. On présente ici aux spectateurs chinois de la danse indienne qu'on a apprise auprès de nos professeurs, et ce, le plus fidèlement possible. La représentation s'est vraiment faite dans la joie.

On écoute à présent, Deng Yijiang, vice-président du Grand Théâtre National de Chine : « Nous devons mettre notre théâtre au service de tout le monde. Un grand nombre d'arts doivent y être présentés, et nous disposons maintenant d'une plate-forme adéquate pour montrer tous ces arts. »

En qualité d'exploitant du Grand Théâtre National de Chine, Deng Yijiang espère bien pouvoir trouver une voie qui lui permettra de gagner tant sur le plan économique que sur le plan artistique.

(Yannine)

 

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