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Ouverture du nouveau bâtiment de la Bibliothèque Nationale de Chine à Beijing
2008-12-03 11:50:03 cri
Avec l'ouverture du nouveau bâtiment de la Bibliothèque Nationale de Chine à Beijing, la capitale chinoise possède désormais la troisième plus grande bibliothèque du monde. Notre journaliste Lin Lu vient de visiter les nouveaux bâtiments. Cette bibliothèque est qualifiée de « grand fruit de la sagesse et de la haute technologie ». 

La Bibliothèque nationale de Chine est située à l'est de Beijing, dans un quartier universitaire. A l'origine, la Bibliothèque nationale de Chine s'appelait « Bibliothèque de Beijing ». Elle a été fondée en 1909. Et c'est en 1998 qu'elle a pris le nom de « Bibliothèque nationale de Chine ». Ses collections, particulièrement riches, séduisent depuis toujours d'innombrables lecteurs. Cai Wu, ministre chinois de la Culture, a prononcé une allocution lors de la cérémonie d'inauguration de la nouvelle bibliothèque. En voici un extrait :  « La Bibliothèque nationale de Chine a été fondée en 1909. Dès sa création, elle se voit confier la mission de transmettre le savoir et la culture, pour devenir au fil du temps une passerelle culturelle, qui lie la Chine à l'étranger, et le passé au présent. Aujourd'hui, 26 millions d'ouvrages sont conservés dans la Bibliothèque. Ce qui la place au 5ème rang mondial en termes de nombres d'ouvrages. »

Le nouvel édifice a été mis en service à l'occasion du 99ème anniversaire de la création de la Bibliothèque. Sa construction a coûté 1,3 milliard de yuans, soit 130 millions d'euros. Le nouveau bâtiment porte à 250 000 mètres carrés la superficie totale de la Bibliothèque Nationale, une taille qui le place au 3ème rang mondial, après les Etats-Unis et la France.

Le nouvel édifice est construit sur 8 étages, dont 3 en sous-sol. La surface bâtie est de 80 000 mètres carrés. La structure a été pensée en trois parties : la base, la partie centrale et le bloc « en suspension ». C'est-à-dire le passé, le présent et le futur. Si on observe la base de l'extérieur, on croit voir un amoncellement de livres. La pièce maîtresse de la Bibliothèque Nationale de Chine y est conservée: Si Ku Quan Shu, en français, les « Oeuvres complètes des classiques chinois », une sorte d'encyclopédie rédigée entre 1772 et 1778 sous le règne des Qing.

La zone de lecture est construite dans la partie centrale de l'édifice. C'est une architecture ouverte, comme la plupart des constructions actuelles d'envergure internationale. La zone de lecture est composée de trois étages très ouverts. Ce qui permet à la lumière du soleil d'éclairer tout l'espace, grâce à un dôme en verre.

La troisième partie du bâtiment est avant-gardiste, son architecture représente l'avenir et le progrès scientifique et technologique. C'est une sorte de bloc en suspension, qui abrite l'espace numérique.

D'après Zhan Furui, le président de la Bibliothèque Nationale de Chine, le nouvel édifice est doté de 3 000 places. On estime sa capacité d'accueil à 8 000 visiteurs par jour. La bibliothèque propose aussi des services aux lecteurs extérieurs grâce à la numérisation d'ouvrages. Ecoutons Zhan Furui :  « Nous avons choisi le service le plus complet, c'est à dire que nous avons intégré le service classique et le service numérique. Ce qui nous permet de fournir des services plus personnalisés, plus détaillés et plus humains. Grâce à la numérisation, nous proposons aux lecteurs chinois et étrangers une quantité colossale de données. »

La Bibliothèque numérique mentionnée par le président Zhan Furui est située dans un immense espace. 720 000 livres électroniques ont déjà été mis en ligne. Et les lecteurs peuvent les consulter sur Internet, très facilement. Mais ce n'est que l'un des multiples services informatiques proposés par la bibliothèque?

21e siècle oblige, le wifi est bien sûr disponible dans l'ensemble du bâtiment. Les lecteurs peuvent venir à la bibliothèque avec leur ordinateur portable et se connecter à Internet absolument partout. En plus, 460 ordinateurs sont mis à la disposition des lecteurs, qui peuvent à tout moment faire des recherches sur Internet.

Notre journaliste a également visité une « salle de lecture virtuelle ». Dans cette salle, on se tient debout devant un écran, qui affiche un livre numérique. Mais au lieu de toucher l'écran, on fait simplement le geste de tourner une page ou de changer de livre, et instantanément, sur l'écran, la page est automatiquement tournée ou un nouveau livre apparaît. Wu Bing, ingénieur général de la Bibliothèque numérique, nous explique que la lecture virtuelle nous permet de diminuer de l'usure de l'écran, puisqu'on n'a pas besoin de le toucher. Cela suscite la curiosité des lecteurs, et notamment des lecteurs les plus jeunes. Ecoutons Wu Bing : « Nous avons choisi la technologie la plus avancée. Avec une camera, on peut identifier les gestes, et exécuter des actions. Cette technique va bientôt être généralisée. C'est très pratique pour la lecture d'un livre. On pense notamment à équiper les salles de lecture pour enfants avec cette technologie. Ainsi, ils pourront entrer en contact avec les nouvelles technologies dès leur plus jeune âge. Ce qui pourrait susciter leur intérêt pour la lecture. »

La Bibliothèque nationale propose aussi un service de guidage. Il suffit de taper sur un ordinateur le nom du livre que l'on cherche, et le système de guidage vous indique immédiatement le rayonnage où il se situe. Il propose aussi le meilleur itinéraire. Ainsi, on trouve très rapidement le livre que l'on cherche.

Combien de temps faut-il pour visiter toute la bibliothèque ? Pour répondre à cette question, il suffit d'aller dans la zone de visite virtuelle, où l'on a installé un écran géant de 7 mètres sur 3. C'est d'ailleurs le plus grand écran de visite virtuelle du monde. Devant cet écran, on contrôle les images avec ses doigts grâce au système d'identification des gestes. La bibliothèque est représentée en trois dimensions : on monte ou on descend les escaliers, on bouge la tête pour voir en haut ou en bas, etc, etc. Et c'est ainsi qu'en une vingtaine de minutes on peut visiter toutes les zones ouvertes au grand public. Une vraie performance !

Le nouveau bâtiment compte aussi une bibliothèque dédiée aux non-voyants. Ecoutons tout de suite Li Chunming, directeur adjoint des ressources numériques : « Dans la bibliothèque aménagée spécialement pour les non-voyants, on met à leur disposition des livres électroniques, des enregistrements de conférences et de la musique. Nous avons déjà fait un essai dans une école de non-voyants. Nous avons fait des démonstrations aux élèves, et ils se sont montrés très intéressés. Et ils arrivent à lire des livres grâce à un logiciel spécialement conçu pour eux.»

En plus de l'effet magique de la haute technologie, notre journaliste a été très intéressé par l'exposition de Si Ku Quan Shu, ou en français, les « Oeuvres complètes des classiques chinois ». C'est la plus grande collection officielle de livres existant en Chine. Sa rédaction a été achevée il y a plus de deux cents ans. Presque tous les ouvrages d'importance majeure avaient été insérés dans cette collection. Elle compte en tout 700 millions de caractères chinois, regroupés en 36 000 volumes.

Ces livres étaient conservés dans un dépôt de la Bibliothèque Nationale. Quelques-uns de ces volumes avaient bel et bien été exposés au public, mais seulement à deux reprises. A présent, tous les livres sont exposés au premier sous-sol, dans la partie centrale du nouveau bâtiment. A travers les vitrines, notre journaliste a pu découvrir, pour la première fois, l'intégralité de la collection. Ecoutons Dong Rui, responsable du département des livres anciens :  « Comme ces livres sont hors de prix, on ne peut pas laisser les visiteurs les toucher. Ils peuvent les voir à travers des vitrines. Avant, ces oeuvres étaient enfermées dans des chambres noires, qui n'étaient pas accessibles aux visiteurs.»

On dit que, grâce à la présence de Si Kou Quan Shu, la bibliothèque, bien que très moderne, respire l'histoire. D'ailleurs, tout le monde peut faire une petite visite du nouveau bâtiment, en consultant le site Internet de la Bibliothèque Nationale de Chine.

(Yannine) 

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