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Tibet : la Chine publie son Livre blanc sur 50 ans de développement de la région
2009-03-02 17:58:12 cri



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Le Bureau d'information du Conseil des Affaires d'Etat chinois a publié lundi un Livre blanc qui fait le point sur 50 années de développement, au Tibet, depuis la réforme démocratique entamée en 1959. Le texte rappelle que cette réforme démocratique aura été non seulement un événement historique majeur pour le développement social et les progrès des droits de l'homme au Tibet, mais marque également un progrès significatif dans l'histoire du développement de la civilisation humaine et des droits de l'homme.

Ce Livre blanc publié par le gouvernement central se divise en cinq parties. L'avant-propos ; une description de la société féodale qui avait cours dans la théocratie de l'Ancien Tibet ; un point sur la réforme démocratique, de grande ampleur, qui a eu lieu depuis 1959 ; les changements intervenus au Tibet depuis un demi-siècle ; et, enfin, une conclusion. Un document qui présente donc de manière systématique et détaillée tout l'arrière-plan historique du Tibet et les changements qui y ont eu lieu. Les succès obtenus lors de la réforme démocratique sont également soulignés.

Le Tibet d'avant 1959, rappelle le Livre blanc, était basé sur la théocratie et le servage. Une société, juge le document, « plus ténébreuse et plus arriérée qu'en Europe au Moyen-âge ». En sa qualité de leader de la secte Gelugpa ?ou « Bonnets jaunes »-, une des quatre grandes écoles du bouddhisme tibétain, le 14e Dalaï-lama assumait les fonctions de chef de gouvernement local, qu'il cumulait avec les pouvoirs administratif et religieux. Il était ainsi, de fait, le représentant général de la classe féodale des propriétaires de serfs du Tibet. Les dignitaires, les nobles et le clergé de la couche supérieure de la société, qui ne représentait que 5% de la population tibétaine, disposaient de la plupart des moyens de production et des richesses matérielles et spirituelles.

En bas de l'échelle sociale, les serfs et les esclaves, qui représentaient 95% de la population, étaient privés des moyens de production, de libertés individuelles et faisaient l'objet de l'oppression et de l'exploitation de la classe dirigeante. Ils vivaient dans une misère sans espoir.

Le Livre blanc cite ou décrit, ainsi, à de nombreuses reprises, des ouvrages écrits par des chercheurs étrangers. Des textes qui entendent montrer la réalité des conditions de vie de la population tibétaine dans l'Ancien Tibet. Le Livre blanc pointe notamment l'absence de toute preuve qui viendrait soutenir la thèse selon laquelle le Tibet d'avant la réforme démocratique était un jardin d'Eden, utopique et idéal. La réalité, c'est tout simplement que le système de servage qui avait été mis en place depuis des siècles avait atrophié la société tibétaine. La société était privée de tout dynamisme et de toute vitalité, la condamnant au déclin et à la décadence.

Au milieu du XXe siècle déjà, ce système, féodal, de servage théocratique, s'était déjà enlisé dans une impasse et touchait à sa fin. En 1951, le gouvernement central chinois et le gouvernement local du Tibet signaient un accord en 17 points. Un accord qui portait sur le processus de libération pacifique et dans lequel il était souligné une obligation pour le gouvernement local du Tibet : celui d'entreprendre, ipso facto, la réforme.

Mais, à l'instigation de forces étrangères anti-chinoises, et soutenue par celles-ci, la classe dirigeante du Tibet s'est opposée à la réforme. Elle souhaitait rester sur un statu quo et n'avait aucune envie d'entreprendre une quelconque réforme. Son objectif était de conserver le système féodal de servage théocratique. C'est ainsi que le gouvernement local tibétain, le 10 mars 1959, cassait l'accord signé huit ans plus tôt et déclenchait la rébelllion armée générale, avec l'aide de forces étrangères anti-chinoises. Une rébellion qui jouissait du soutien de forces anti-chinoises d'un pays occidental et qui avait été préméditée durant environ deux ans. Finalement, cette révolte a été écrasée par le gouvernement central et la population tibétaine.

Le 28 mars 1959, le Premier ministre Zhou Enlai publiait un décret. Un texte qui prononçait la dissolution du gouvernement local du Tibet et du système féodal de servage théocratique. Une décision qui a permis, de fait, l'émancipation d'un million de serfs.

Le gouvernement central a, dans la foulée, entrepris une série de réformes au Tibet. Il a donc, comme on vient de le dire, annulé le système de servage, redistribué des terres aux anciens serfs et esclaves, dégagé le système administratif de toute influence de la religion et mis en place une politique de liberté de culte. Un système d'élection générale a également été mis en place au Tibet, si bien que la population tibétaine est devenue maître de la région.

En un demi-siècle de réforme démocratique, de grands bouleversements ont eu lieu au Tibet, dans les domaines politique, économique, culturel, éducatif et du développement social. En 1965, la Région autonome du Tibet a été créée. Au niveau du développement, entre 1951 et 2008, le gouvernement central aura débloqué plus de 100 milliards de yuans pour la construction d'infrastructures au Tibet. Ça fait près de 12 milliards d'euros. Depuis 1994, également, le Tibet aura enregistré en moyenne un taux de croissance du PIB de 12,28%. Supérieur, donc, à la moyenne nationale.

Grâce au soutien et à la sollicitude du gouvernement central, les conditions de vie de la population tibétaine ont été sensiblement améliorées. L'espérance de vie des Tibétains a, en l'espace de 50 ans, été quasiment doublée. Quant aux traditions populaires et culturelles, elles ont été bien protégées et mises en valeur. La liberté de culte, également, a été pleinement respectée, selon le texte.

Le Livre blanc indique en conclusion que le Tibet se trouve actuellement dans la période la plus prospère de son histoire. Mais, précise le texte, la clique du Dalaï-lama n'a toujours pas renoncé à sa tentative de restaurer le système féodal de servage théocratique. La lutte qui oppose la Chine à la clique du Dalaï-lama n'est pas une lutte sur l'autonomie. Il s'agit d'une lutte entre progrès et régression, entre unité et sécession. Le Livre blanc réaffirme en conclusion que la porte restera toujours ouverte pour le 14e Dalaï-lama, pourvu qu'il revienne à la position patriotique.

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