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Il y a 100 jours, la terre tremblait au Sichuan
2008-08-20 18:25:36 cri

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Aujourd'hui, 20 août 2008, est une date un peu spéciale en Chine. C'est il y a 100 jours très exactement, le 12 mai dernier, qu'a eu lieu le séisme qui a frappé Wenchuan, dans le Sud-Ouest de la Chine, dans la province du Sichuan.

Hier, 20 000 personnes se sont rendues dans le district de Beichuan, une des zones les plus touchées, pour y commémorer leurs proches et leurs parents disparus. Beau symbole, le même jour, Zou Kai, le gymnaste chinois qui venait de gagner le concours de la barre fixe aux JO, a dédié sa médaille d'or aux populations sinistrées du Sichuan, province de laquelle il est originaire. Il est venu rappeler que les Chinois, même 100 jours après, n'ont pas oublié cette catastrophe, qui a ému bien au-delà des frontières nationales.

Le 12 mai dernier à 14 heures 28 très précisément, un tremblement de terre d'une magnitude de 8,0 degrés sur l'échelle de Richter frappait le district de Wenchuan, vous vous en souvenez certainement. Une catastrophe qui a provoqué la mort de quelques 70 000 personnes et blessé des centaines de milliers d'autres. Sans compter les sans-abri.

Cent jours, depuis, se sont écoulés. Une période durant laquelle les Chinois, malgré les difficultés et face à l'adversité, ont toujours su montrer leur solidarité et leur confiance. De nombreuses anecdotes et histoires émouvantes, relatées dans les médias, ont permis de prendre conscience que malgré les difficultés, la population a travaillé, sans ménager ses efforts, pour tenter de reconstruire un avenir aux victimes.

On se rappelle que dès le séisme passé, le président chinois Hu Jintao avait initié le mouvement, en tentant de mobiliser la population. Instruction avait été donnée de tenter, sans tarder, de sauver les blessés et de tout faire pour garantir les conditions de vie des victimes des régions sinistrées. Plus de 100 000 militaires chinois se sont rendus sur place le plus vite possible, tout comme le Premier ministre Wen Jiabao, venu lui pour diriger les opérations de secours. En dépit des nombreuses répliques qui se sont succédées et des intempéries qui ont frappé la région après le drame.

« La priorité des priorités est de sauver les gens enfouis dans les ruines et particulièrement dans les zones les plus touchées et proches de l'épicentre. Pour les zones où le contact avec l'extérieur a été rompu, nos équipes militaires doivent y pénétrer le plus tôt possible, par tous les moyens. Chaque seconde de gagnée nous permettra de sauver une personne ».

Le 19 mai, sept jours après le séisme, le gouvernement chinois décrétait pour la première fois dans l'histoire du pays -excepté la mort de dirigeants- trois jours de deuil national. Le drapeau national a été mis en berne sur la place Tiananmen à la mémoire des victimes du séisme. Une manière pour l'Etat de montrer son respect de la vie.

Durant ces cent jours, le monde entier, lui aussi, a certainement modifié son regard sur une Chine qu'il avait peut-être tendance à considérer comme trop opaque. Les informations relatives aux secousses telluriques ont été rendues publiques dès les premières heures. Et surtout, toutes les zones dévastées ont été ouvertes à la presse chinoise et étrangère. La réaction rapide et la grande transparence du gouvernement et de l'armée chinoise, ainsi que la solidarité du peuple chinois ont, c'est le moins qu'on puisse dire, été appréciés du reste du monde.

Après son inspection dans le Sichuan, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait lui-même déclaré que la communauté internationale était très émue et encouragée par les actions du gouvernement et des dirigeants chinois qui, à la tête du peuple, s'étaient lancés dans une course contre la montre pour tenter de sauver le maximum de victimes possibles. Ban Ki-moon :

« La visite que je viens d'effectuer dans les regions sinistrées du Sichuan m'a plongé dans la consternation. Les scènes qu'on peut voir après le tremblement de terre sont tristes, affligeantes. Mais j'ai aussi été galvanisé. J'ai vu un autre aspect de la Chine : cette solidarité entre le gouvernement et le peuple, ainsi que leur volonté inflexible ».

Au total, depuis le séisme, plus de 80 000 survivants ont été dégagés des décombres et 3,6 millions de blessés ont été soignés. Dans ce laps de temps, également, les routes ont été remises en état, les télécommunications, l'approvisionnement en eau et en électricité ont été rétablis dans la grande majorité des cas, sans parler des épidémies potentielles, qui ont été évitées. Les risques de débordement des fameux lacs qui avaient été formés après le séisme, ont également été contenus. Et des maisons de fortune ont pu être mises en place, ce qui a permis aux sinistrés d'être, au moins pour un temps, relogés. Alors bien sûr, la reconstruction proprement dite des habitations prendra du temps. Une tâche titanesque qui attend le gouvernement chinois dans les quelques années à venir. Mais également une responsabilité et un devoir pour la société toute entière. Des objectifs chiffrés ont déjà été annoncés. Le gouvernement se donne ainsi trois ans pour réaliser l'essentiel des tâches de reconstruction, c'est-à-dire pour que toutes les familles aient de nouveau un vrai toit, que leurs conditions de vie soient garanties, que les infrastructures soient perfectionnées, mais aussi ?car c'est là que la notion de « développement durable » prend tout son sens- que l'économie locale soit développée et l'écosystème préservé.

La vice-gouverneur du Sichuan, Huang Yanrong :

« Durant toute cette période où nous avons lutté contre ce cataclysme, eh bien a pris forme, on peut le dire, un certain héroïsme, où tout le monde s'est uni, en faisant fi des risques, en allant, quoi qu'il arrive, de l'avant, et, tout en adoptant une façon de faire très posée, scientifique, en gardant l'homme au centre des préoccupations. Cet esprit de solidarité qui s'est manifesté après le séisme a en quelque sorte des affinités avec la devise olympique, « Plus haut, plus vite, plus fort », qui incarne la volonté et les qualités les plus précieuses de l'humanité. Malgré encore un long chemin à parcourir et des difficultés à surmonter, la population du Sichuan est déterminée à reconstruire, de ses mains, les foyers détruits. »

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