La deuxième Conférence économique africaine (AEC) a entamé jeudi ses travaux de deux jours à Addis Abeba, ayant comme thème "les opportunités et les défis du développement pour l'Afrique sur la scène global".
La conférence est conjointement organisée par la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (ECA) et rassemble des économistes et des représentants gouvernementaux aussi bien africains que non-africains.
Prenant la parole à la session d'ouverture, le secrétaire exécutif de l'ECA, Abdoulie Janneh, a indiqué que cette rencontre intervenait au moment où le continent africain fait face à des défis décourageants et qu'elle constituait une occasion pour que l'on partage les connaissances économiques.
"Nous devons être polus créatifs sur la production et la dissémination de connaissances. Aujourd'hui, les connaissances sont considérées comme étant aussi valables que les propriétés publiques", a-t-il dit.
Abdoulie Janneh a exhorté les experts africains à être participants actifs d'initiatives pour le partage de connaissances. Il a indiqué que l'Afrique a besoin du savoir local afin de réaliser ses objectifs de développement, tout en affirmant que les contributions des experts extérieurs étaient aussi nécessaires pour le continent.
De son côté, l'économiste en chef de la BAD, Louis Kasekende, affirmé que la BAD et l'ECA avaient tiré la conclusion que le savoir était crucial pour maintenir la croissance et réduire la pauvreté.
Il a insisté sur la nécessité de mobiliser les chercheurs africains pour "maximiser nos efforts dans les recherches, l'analyse de politiques et la dissémination d'informations".
Pour M. Kasekende, la Conférence économique africaine est un forum permettant aux économistes et aux décideurs de politiques d'échanger les idées, d'accéder aux informations sur les problèmes économiques, ce qui aidera à améliorer la qualité des politiques économiques de la région. |