Le Soudan est sous pressions depuis des mois pour faire un pas dans cette direction. La Communauté internationale veut déployer une puissante force militaire au Darfour pour remplacer les soldats de l'Union africaine, mal financés et mal équipés. Il s'agit de mettre fin aux violences dans cette région en guerre civile depuis 2003.
Mardi, le Gouvernement soudanais a donc accepté le principe d'une force hybride Union africaine - Nations unies. L'accord entre le Soudan, l'Union africaine et les Nations-Unies prévoit également un cessez-le-feu global ainsi qu'un processus politique interne au Darfour.
Les Etats-Unis ont déjà émis des doutes sur la réalité de l'acceptation de cette force hybride par le Soudan. Le Gouvernement soudanais a déjà fait des promesses en ce sens par le passé, a souligné le département d'Etat. Mais il y avait toujours des lignes en petits caractères. Et dans ce cas, les lignes en petits caractères semblent bien spécifier que la force doit se limiter à des troupes africaines. Pour Washington, cela revient à refuser le renforcement des effectifs de 7 000 à 19 000 hommes. L'accord prévoit en effet qu'il faut donner la priorité à des troupes venant d'Afrique. Mais en cas de problème pour trouver des troupes en nombre suffisant, il sera possible de faire appel à d'autres pays. De son côté; le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon s'est réjoui de l'accord. Il a insisté sur la nécessité d'un cessez-le-feu total et immédiat. Quelque 200 000 personnes sont mortes dans ce conflit. Le nombre de déplacés dépasse les deux millions... |