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Des groupes venus de Corée du Sud, du Japon et de Taïwan (Chine) se sont rassemblés dimanche à Tokyo pour protester contre la visite du Premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, au sanctuaire du Yasukuni, et pour réclamer une révision de la vision nippone concernant l'agression du Japon contre les pays asiatiques.
Kao Chin Su-Mei, une représentante du groupe aborigène taïwanais, a affirmé qu'il s'agissait de son dixième voyage au Japon, avec toujours la même requête : que le sanctuaire du Yasukuni "restitue les esprits des ancêtres des aborigènes tawaïnais", et que le gouvernement japonais cesse de fermer les yeux sur son passé colonisateur vis-à-vis de Taïwan.
Le sanctuaire du Yasukuni, qui glorifie le passé militariste japonais, ne peut honorer les aborigènes taïwanais au côté de criminels qui ont commis des atrocités à Taïwan, a déclaré Kao Chin Su-Mei, ajoutant que cet amalgame représentait une grave violation des "droits humains, culturels et religieux des aborigènes taïwanais".
"L'Asie ne pourra envisager un avenir pacifique tant que le Japon n'assumera pas son histoire" a-t-elle ajouté.
La parlementaire sud-coréenne Kim Hee Sun a critiqué le Japon pour son refus de refléchir sur son passé militariste.
"Le fait que le Japon honore, en tant que martyrs, de grands criminels au sanctuaire de Yasukuni, bafoue la dignité des peuples asiatiques qui ont souffert du militarisme japonais", a estimé Kim Hee Sun. |
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