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Consensus parvenu entre les cinq pays membres permanents du Consiel de Sécurité de l'ONU et l'Allemagne sur le problème nucléaire iranien
2006-06-02 15:19:10 cri

Une réunion ministérielle des cinq pays membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU et de l'Allemagne a eu lieu le 1er juin à Vienne, et est parvenue à un consensus sur le projet avancé par l'UE sur le problème nucléaire iranien. Du fait que les Etats-Unis avaient fait savoir explicitement qu'ils étaient prêts à nérgocier en direct avec l'Iran sous certaines conditions, la réunion ministérielle des six et son aboutissement ont capté une  grande attention de la communauté internationale.

À l'issue de la réunion, la secrétaire au Foreign office britannique Margaret Beckett a fait lecture d'une brève déclaration. Elle a dit que les six pays ont avancé une série de propostions importantes selon lesquelles dès que l'Iran suspend l'enrichissement d'uranium, le Conseil de sécurité de l'ONU interrompra les discussions sur le problème nucléaire inranien, sinon, il prendra des mesures visant à inciter l'Iran à faire une option juste. Cependant, elle n'a pas révélé le détail du projet. On disait qu'il fallait informer d'abord la partie iranienne.

Selon les révélélations des différentes parties, Cet ensemble comprend une série de mesures de coopération économique et commerciale, dont l'aide à l'acquisition de réacteurs à eau légère et des combustibles nucléaires, si Téhéran acceptait. Mais le projet parle aussi de sanctions ciblées, allant d'un embargo sur les armes et les produits finis prétroliers à un gel des avoirs de personnalités et d'organisations liées au régime islamique, en passant par le refus de visa aux officiels iraniens et l'interdiction de leur participation aux réunions internationales en cas de refus d'Iran conformément à la 41ième stypulation du 7e chapitre de la Charte de l'ONU. Néanmoins, cet ensemble de propositions n'ont pas évoqué la 42e stypulation du même dossier juridique, selon laquelle « Il est autorisé à recourir à la force contre le pays sanctionné en cas de besoin ». ce qui revient à dire qu'elles ont exclu la possibilité de l'usage de la force.

Sous une pression toujours plus forte intérieure et extérieure, et pour bénéficier du soutien des parties concernées dont la Russie et la Chine en particulier, la scrétaire d'Etat américain Condoleezza Rice avait dit le 31 mai :

«Pour souligner notre engagement envers une solution diplomatique et pour améliorer les chances de succès, dès que l'Iran suspend complètement et de façon vérifiable ses activités d'enrichissement et de retraitement, les Etats-Unis rejoindront leurs collègues de l'UE-3 (France, Allemagne, Grande-Bretagne) à la table des négociations et rencontreront des représentants iraniens». De son côté, le président américain Bush a dit qu'il est extrêmement important de réoudre le probème nucléaire iranien par la diplomatie. Les Etats-Unis cherchaient à faire parvenir à l'Iran une information suivante : l'Iran ne devrait pas se doter d'arme nucléaire et la suspension d'enrichissement d'uranium devait être confimée. C'est sur cette base là que les Etats-Unis pourront négocier avec l'Iran.

L'UE, la Russie et la Chine ont salué l'initiative américaine. L'opinion publique estime que depuis la rupture de ses relations avec l'Iran il y a 26 ans, les Etats-Unis reconnaïssent pour la première fois le présent régime iranien. Ce qui démontre que face à l'actuelle situation internationale, Washington se voit obligé de régler le problème nucléaire iranien par voie multilatérale. Il s'agit d'un changement majeur dans la politique américaine à l'égard de l'Iran. Si les Etats-Unis et l'Iran, deux pays concernés, peuvent négocier en direct, la possibilité de résoudre le problème par voie diplomatique sera plus probable.

À la veille de la rencontre ministérielle des six pays, le ministre iranien des Affaires étrangères Mutaji a réagi à la propostion américaine disant que l'Iran est prêt à négocier avec les Etats-Unis. Il a précise que l'Iran s'apprête à engager des négociations avec les diverses parties sur les problèmes d'intérêt commun de manière évidente, équitable et sans aucune discrimination. Il a ajouté qu'aucune preuve ne témoigne que l'Iran procède à des essais nucléaires, et que l'Iran ne cessera l'enrichissement d'uranium selon l'exigence des Etats-Unis.

Des analystes estiment que l'ensemble de propositions sur lesquelles sont parvenus à un consensus par les 5 pays membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne s'avèrent plus prestigieuses et plus séductives que les projets que l'UE et la Russie avaient formulés auparavant. On espère que l'Iran le traitera de maniuère constructive et prudente.

Malgré les divergences, les parties concernées, l'Iran et les Etats-Unis en particulier, ont exprimé leur souhait de régler le problème nucléaire iranien par voie de négociations. On attend à ce que le consensus parvenu puisse inciter les parties concernées à faire un pas substentiel dans le procussus du réglement du problème par voie diplomatique.

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