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Chou Eulai, Cri Janaharlal Dehru et U Nu ont pris l'initiative de formuler les cinq principes de la coexistence pacifique il y a 51 ans. Ces principes ont guidé les négociations pour régler les problèmes frontaliers sino-indiens et sino-birmans. La publication de cet article a pour but de commémorer Chou Enlai pour ses grandes contributions à l'établissement et à la généralidation des cinq principes de la coexistence pacifique.
L'élaboration de la politique extérieure d'indépendance, d'autonomie et de paix remonte au debut de la fondation de la Répbulique populaire de Chine. Lorsque le président Mao Zetong proclama que le peuple chinois est debout, il annonça en même temps que le gouvernement chinois est disposé à établir les relations diplomatiques avec tout gouvernement qui observe les principes d'égalité, des avantages réciproques et du respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale. » On peut ainsi dire que l'origine des cinq principes de la coexistence pacifique résident dans cette déclaration. A l'époque, Chou Eulai a secondé Mao Zetong pour mettre au point les principes et mesures fondamentales de la politique diplomatique de la Chine nouvelle. Dans le « Programme commun de la Conférence consultative de la politique du peuple chinois » rédigé par Chou Enlai, il est dit notamment : « Le gouvernement populaire central de la République populaire de Chine est disposé à négocier l'établissement des relaltions diplomatiques sur un pied d'égalité, sur le principe d'avantages réciproques, sur le respect mutuel de la souveraineté territoriale avec tout gouvernement étranger qui a rompu ses relations avec les réactionnaires du Guomintang et adopte une attitude amicale à l'égard de la République populaire de Chine.» Lors d'une réunion de chefs de mission diplomatique, conformément au principe fondamental défini par Mao Zetong, Chou Enlai a résumé la politique extérieure de paix chinoise en six points dont « la coexistence pacifique ». Plus tard, au cours des négociations sur la conclusion du traité d'alliance d'amitié et d'entraide sino-soviétique, Mao Zetong et Chou Enlai ont continué à développer cet esprit : « Les deux parties s'engagent à développer et à consolider les relations sino-soviétiques selon l'esprit d'amitié et de coopération et conformément aux principes d'égalité, d'avantages réciproques, du respect mutuel de la souveraineté d'Etat et de l'intégrité territoriale ainsi que la non-intervention mutuelle dans les affaires intérieures. ». On peut y déjà entrevoir une forme précurseuse des cinq principes de la coexistence pacifique.
Chou Enlai a été le premier à formuer les cinq principes de la coexistence pacifique dans le traitement des relations sino-indiennes et sino-birmannes. A la fin de 1953, une délégation indienne a été venue en Chine pour négocier sur le problème de la région autonome du Tibet de Chine. Le 31 décembre de la même année, Chou Enlai a reçu la délégation indienne, il a indiqué à cette occasion : « Après sa naissance, la Chine nouvelle a défini le principe visant à traiter les rapports sino-indiens, principe du respect mutuel de la souveraineté territoriale, de la non violation mutuelle, de la non intervention mutulle dans les affaies intérieures, de l'égalité, des avantages réciproques et de la coexstence pacifique.» C'était la première fois que la notion de la coexistence pacifique a été énoncée. Et elle a été inclue dans la préface de l'accord conclu le 2 avril 1954 par les gouvernements chinois et indien sur le commerce et les transports au Tibet de Chine. A mi-juin, les premiers ministres chinois, indien et birman ont pris l'initiative commune de prendre les cinq principes de la coexistence pacifique comme principe universel régissant les relations internationales. La Conférence de Genève en 1954 et la Conférence de Bandung en 1955 étaient couronnées de grands succès grâce à la lutte raisonnable, rationnelle et avec retenue menée par la délégation chinoise dirigée par Chou Enlai. La Conférence de Genève a créé un exemple à suivre pour régler les litiges internationaux par consultations et avancé le concept d'observer une coexistence pacifique dans la famille internationale pour tout pays qu'il soit grand ou petit et souligné que les consultations menées sur un pied d'égalité constitue le seule moyen efficace en vue de réaliser la coexistence pacifique.
La Conférence de Bandung à laquelle ont participé 29 pays d'Asie et d'Afrique a été la première réunion internationale de grande envergure après la deuxième guerre mondiale sans la participation de colonisateurs. La situation était très complexe, au moment où la réunion a été dans une circonstance très embarrassante, Chou Enlai y a lancé un mot d'ordre « essayons de parvenir à une identité de vue tout en laissant de côté les différents ». Grâce aux efforts et à l'appel de Chou Enlai, la Conférence de Bandung a réussi à adopter les dix principes de la coexistence pacifique basée sur les cinq principes de la coexistence pacifique, de sorte que la réunion a été couronnée de plein succès. Tout comme écrivait un journaliste américain à ce propos : « Chou Enlai ne comptait pas faire changer d'attitude aux dirigeants farouchement anti-communistes, mais il a réussi à faire changer de direction à la conférence. » Le ministre philippin des Affaires étrangères d'alors Romolos a dit : « Chou Enlai avait été considéré comme un ennemi avant la conférence, mais un ami à l'issue de la réunion. »
La Conférence de Bandung a réussi pour la première fois à faire connaître intégralement la théorie de la coexistence pacifique. Chou Enlai a d'ailleurs, au cours de la conférence, avancé que le principe « retenons ce qui nous unit, laissons de côté ce qui nous divise » constitue un moyen fondamental pour mettre en application la coexistence pacifique, ce qui rend plus étendue l'espace de la théorie de la coexistence pacifique.
Dans les années 60 et 70 du siècle dernier, les relations sino-françaises, le changement des rapports sino-japonais et sino-américains et le changement des rapports des partis frères ont témoigné pleinement la signification effective du concept de Chou Enlai.
Lors de la Conférence de Bamdung, Chou Enlai a dit : « La paix ne peut être garantie que lorsque la souveraineté et l'intégrité territoriales ont été respectées mutellement. La violation de la souveraineté et le territoire d'Etat contre tout pays et l'ingérence dans les affaires de pays quel qu'il soit compromettront et mettront en danger la paix immanquablement. Si les divers pays du monde s'engagent à observer le principe de la non invasion mutuelle, les conditions seront réunies de procéder à la coexistence pacifique dans les rapports entre différents pays. Si tous les pays du monde s'engagent à ne pas s'ingérer mutuellement dans les affaires, les peuples du monde peuvent opter leur système politique et leur mode de vie selon leur volonté. La coopération entre les pays afro-asiatiques doit être basée sur l'égalité et les avantages réciproques sans aucune condition prévilégiée. »
Plus tard, lors de ses visites à l'étranger et de ses rencontres avec les hôtes étrangers, Zhou Enlai a réaffirmé le problème de la coexistence pacifique. On peut en résumer les points suivants :
---La coexistence pacifique qui est le principe régissant les relations de tous les pays constitue une politique fondamentale chinoise.
---La coexistence pacifique a pour but de réaliser la prospérité de l'humanité et le développement économique. La coexistence pacifique consiste à ne pas recourir à la force, à se compléter et à prospérer ensemble.
---Chaque pays peut choisir sa propre voie de développement et s'opposer à l'intervention dans ses affaires intérieures par d'autres pays. La voie de développement, le système social et le mode de vie de tout pays quel qu'il soit ne peuvent être imposés par l'extérieur ; la révolution et la contre révolution ne peuvent être ni importées ni exportées. La coexistence pacifique signifie une compétition pacifique.
---La coexistence pacifique ne signifie pas l'absence de lutte, la quémender ne revient qu'à entraîner une agression ou une blâme. Le recours à une lutte nécessaire, voire à la force, force ceux qui sabotent la coexistence pacifique à négocier.
---L'égalité précède la coexistence pacifique ; entre colonisateurs et Etats suzrains, la coexistence pacifique n'existe pas.
---La coexistence repose sur la crédibilité ; « Ainsi dit, ainsi fait »
La dissertion de Chou Enlai sur les principes de la coexistence pacifique revêt une profonde signification pour le traitement des relations internationales, la sécurité internationale, voire le processus du développement historique de l'humanité.
La coexistence pacifique constitue le noyou de la pensée diplomatique de Chou Enlai et particulièrement une réalisation théorique brillante enregistrée à travers sa pratique diplomatique. Avant son décès, en conformité avec les principes de la coexistence pacifique, la Chine a établi les relations diplomatiques avec une bonne centaine de pays du monde. Aujourd'hui, la coexistence pacifique est un principe régissant les relations internationales et publiques. En 1954, lors de sa rencontre avec des hôtes japonais, Chou Enlai a dit : « les cinq principes de la coexistence pacifique ne doivent pas se limiter au traitement des relations sino-indiennes et sino-birmanes, mais à toute l'Asie, voire à tous les pays du monde. Je crois que « la Chine et le Japon peuvent observer leurs engagements en vertu des cinq principes de la coexistence pacifique.» « Si les Etats-Unis souhaitent aussi coexister, nous les saluons, nous n'écartons pas les Etats-Unis. » En fait, à la lumière de ces principes, les relations étatiques sino-japonaises et sino-américaines ont été normalisées respectivement 18 et 25 ans plus tard.
Lorsqu'on jète un regard rétrospectif sur le 20ème siècle, si l'on résume en un mot la signification de la théorie sur la coexistence pacifique, c'est que cette théorie a inaugué une nouvelle et grande époque de paix et de développement. La visite de Nixon en Chine qui a réalisé une percée dans les relations sino-américaines est la plus représentative. Le fait que Chou Enlai et Nixon se sont serré la main en 1972 revêt une signification historique et symbolise l'avènement d'une nouvelle époque.
La nouvelle percée des relations sino-américaines a démontré la position conséquente de Mao Zetong et Chou Enlai : la Chine et les Etats-Unis devraient mener une coexistence pacifique. Déjà lors de la Conférence de Bandung, dans sa déclaration rendue publique sur le problème de Taïwan, Chou Enlai a souligné une fois de plus que la Chine était disposée à mener des négociations avec le gouvernement américain en vue de rendre détendue la situation en extrême orient, particulièrement dans la région de Taiwan. Du fait que les Etats-Unis appliquaient une politique de contenir la Chine, cette proposition a été mise à l'écart pendant longtemps.
Lors de sa rencontre en juin 1973 avec David Lekfeilde, Chou Enlai a indiqué qu'il fallait trouver un moyen favorable au développement commercial des deux parties saux systèmes politiques différentes, soulignant que la stipulation « rechercher les points communs en laissant de côté les différents » du communiqué commun sino-américain est valable. Aujourd'hui, quand l'économie de connaissances et la globalisation sont devenues une tendance sociale et les pays du monde cherchent à établir les relations de partenariat de coopération, d'égalité et d'avantages réciproques sous diverses formes sur les plans régional et international, nous vouons une admiration pour la perspicacité et la prévoyance de Chou Enlai.
Au cours de la mise en application des principes de la coexistence pacifique, Chou Enlai a réfléchi à la création d'un nouvel ordre politique et économique international et au nouveau concept sur la sécurité d'Etat : l'établissement de la sécurité d'Etat repose sur les relations de coopération multilatérale.
Le camarade Deng Xiaoping a été le premier à démontrer l'importante signification de la théorie diplomatique sur la coexistence pacifique. Il a dit : « les cinq principes de la coexistence pacifique revêtent une grande vitalité et constituent le meilleur moyen pour traiter les relations étatiques. L'hégémonisme et la politique en bloc n'aident pas à résoudre des problèmes ; mais la coexistence pacifique s'adapte au monde entier et peut servir le traitement de relations mutuelles entre les pays aux système sociaux différents et en développment à degrés différents ainsi que surmonter les épreuves.» c'est sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique que Deng Xiaoping a proposé d'établir un nouvel ordre politique et économique international. En outre, Deng Xiaoping a fait une déduction scientifique sur les deux problèmes du monde d'aujourd'hui qui sont la paix et le développement, ceci sur la base du concept émis par Chou Enlai sur la paix, la coopération et le développement et a jeté une base à l'établissement d'un nouvel ordre international dans la globalisation.
Après l'avènement du 21 ème siècle, le monde a connu de profonds changements. L'industrialisation, la globalisation d'économie, l'informatisation sociale, le multilatéralisme politique sont devenues une tendance fondamentale du développement mondial. Le camarade Jiang Zemin a indiqué : « Le monde aspire à la paix, les peuples aspirent à la coopération, le pays a besoins de se développer, la société a besoin de progresser, ceci constitue la tendance de notre temps.» Les problèmes mondiaux doivent être réglés en commun par tous les pays. Les défis globaux auxquels font face les pays du monde doivent compter sur eux-mêmes. » « La communauté internationale doit ériger une nouvelle conception sur la sécurité axée sur la confiance mutuelle, les avantages réciproques, l'égalité et la coordination en vue de créer avec efforts un environnement de paix international de stabilité et de sécurité sûre à long terme. » « les divers pays du monde doivent renforcer les échanges et la coopération dans le domaine économique, changer progressivement l'ordre économique international injuste et irrationnel de sorte que la globalisation économique puisse faire gagner à tous et à coexister. » « Le monde est riche et varié...il faut respecter l'histoire, la culture et le système social et le mode de développement de chaque pays et admettre la réalisté du pluralisme du monde. Les différentes civilisations et les divers systèmes sociaux du monde doivent coexister pour longtemps, se compètent dans la compétition, se développer ensemble dans la recherche de points communs en laissant de côts les différents. » Le camarade Hu Jintao a indiqué de son côté : « Il faut s'en tenir au développement et à la politique extérieure d'autonomie, d'indépendance et de paix, persister dans la préservation de la paix dans le monde, promouvoir l'objectif de réaliser un développement commun, vivre en bons termes avec tous les pays du monde sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique, procéder aux échanges et à la coopération avec tous les pays sur la base d'égalité et d'avantages réciproques, porter haut lever le drapeau de paix, du développement et de coopération dans l'arène international. » C'est dans cette dissertion que la théorie déplomatique sur la coexistence pacifique a pu être héritée, enrichie et développée d'une manière intégrale.
L'histoire continuera à prouver que les cinq principes de la coexistence pacifique constituent non seulement la théorie diplomatique la plus importante au 20ème siècle, mais aussi exerceront une grande influence sur le 21ème siècle voire tout le temps. L'histoire a prouvé une fois de plus que Chou Eulai fait partie des grands hommes du monde qui savant bien assimiler de l'intelligence de l'humanisté révélée dans son progrès social et exercent une profonde influence sur le processus du développement historique.
?Auteur de l'article: Wang Hao, Directeur de l'Institut de recherche de Chou Enlai de l'Ecole normale de Huaiyin?
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