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Au début de la fondation de la Chine nouvelle, à cause du blocage de plusieurs pays européens et américains, le gouvernement chinois était obligé de s'isoler de la plupart des pays du monde. En 1954, la Chine est pour la première fois descendue dans l'arène internationale. Les cinq principes de la coexistence pacifique et le charisme diplomatique du premier ministre Zhou Enlai gagna une superbe réputation pour la Chine. Les Cinq Principes de la Coexistence pacifique ont été publiés il y a 50 ans, lors de la Conférence de Bandung, mais la vitalité de ces cinq principes et l'esprit de Bandung ne vieilliront jamais. C'est l'une des innovations majeures de l'histoire des relations internationales, et c'est aussi une page brillante dans l'histoire diplomatique de la Chine nouvelle. Ces 5 principes ont joué, jouent, et joueront encore un rôle historique dans l'établissement d'un nouvel ordre politique et économique international.
Coexistence pacifique : nécessité de l'Histoire.
En 1954, le gouvernement chinois a successivement publié avec les gouvernements indien et birman une Déclaration commune, dans laquelle le respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, la non-agression mutuelle, le non-ingérence dans les affaires intérieures, les avantages réciproques lors des échanges, et la coexistence pacifique figuraient comme les règles fondamentales pour traiter les relations d'état à état. Les cinq principes de la coexistence pacifique sont ainsi nés.
Les cinq principes de la coexistence pacifique ont été le fruit de la nécessité de l'époque, et l'heureuse conséquence du développement de l'Histoire. Les dirigeants chinois, ayant à leur tête Mao Zedong et Zhou Enlai, ont créé les cinq principes de la coexistence pacifique pour ouvrir une nouvelle ère Avant la naissance de la Chine nouvelle, Mao Zedong avait exposé à maintes reprises ces idées pour que s'établissent des relations diplomatiques saines avec tous les pays. En avril 1949, dans la « Déclaration du porte-parole de l'Armée populaire de Libération de la Chine sur l'acte violent du navire de guerre américain », le président Mao indique que la Chine souhaite nouer des liens de diplomatie avec les pays étrangers ; mais qu'il désire un délai de réfléction pour que ces relations soient établies sur la base de l'égalité, de l'avantage réciproque, du respect mutuel de la souveraineté et l'intégrité territoriale. Le point primordial étant de ne pas donner assistance aux réactionnaires du KMT(Kuomintang).
Le 15 juin 1949, lors de la réunion préparatoire à la Conférence consultative politique du peuple chinois, le président Mao Zedong a déclaré au monde entier que tous les gouvernements, à condition qu'ils interrompent leurs relations avec les réactionnaires chinois, et qu'ils adoptent une attitude amicale sincère non-hypocrite envers le peuple chinois, pourront négocier avec la Chine sur l'établissement de relations diplomatiques basées sur l'égalité et l'avantage réciproque, sur le respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale. Le peuple chinois souhaite faire des coopérations amicales avec les peuples de tous les pays du monde pour développer des liens commerciaux en vue de faire prospérer les économies de toutes les parties.
Dans « Essai sur la dictature démocratique populaire », le président Mao réaffirme la nécessité d'établir des relations diplomatiques avec les pays étrangers sur la base de l'égalité, de l'avantage réciproque, du respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale.
Les politiques et règlements susmentionnés ont été inscrits au « Programme commun » adopté le 29 septembre lors de la 1e session plénière de la Conférence consultative politique du peuple chinois. A l'occasion de la cérémonie solennelle de la fondation de la République Populairede Chine le 1er octobre 1949, Mao Zedong déclare au monde entier que le gouvernement chinois est l'unique gouvernement légal à représenter dans son ensemble le peuple de Chine. La Chine souhaite établir des relations diplomatiques avec tous les gouvernements étrangers qui veulent obéir aux principes de l'égalité, de l'avantage réciproque, et du respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale. On peut dire qu'il est le précurseur des cinq principes de la coexistence pacifique.
Après la Seconde Guerre mondiale, les luttes pour l'indépendance et la libération font rage dans les pays asiatiques, d'Afrique et d'Amérique Latine. De nombreux pays doivent secouer le joug du colonialisme pour obtenir leur indépendance. Mais les pays impérialistes ne s'avouent pas vaincu. Ils interviennent dans les affaires intérieures des autres pays en utilisant la force pour regagner le terrain perdu.
La Chine nouvelle est née dans ce contexte où les deux superpuissances, américaine et soviétique, prennent position, l'une face à l'autre. Par ailleurs, après deux Guerres mondiales en moins d'un demi-siècle, tous les pays du monde désirent ardement la paix. Dans ce contexte, les pays obtenant l'indépendance ne souhaitent plus qu'une chose : établir de nouvelles relations internationales basées sur l'égalité afin de maintenir la souveraineté de l'Etat, développer l'économie nationale et changer l'ancien ordre mondial établi : colonialisme et la loi de la jungle.
Cependant, les Etats-Unis pratique à ce moment-là une politique d'isolation, de blocage économique et de menace armée envers la Chine nouvelle. En même temps, à cause de l'hostilité américaine, nombre de pays asiatiques nourrissent aussi des malentendus à l'égard la Chine. Ce pays se doit pourtant comme les autres de nouer et de développer des liens amicaux avec tous les pays, s'efforçant surtout d'obtenir l'indépendance de ses voisins.
Pendant la première visite du président Mao Zedong en Union soviétique, le premier ministre et ministre des affaires étrangères chinois Zhou Enlai et le ministre des affaires étrangères soviétique Vyshinsky ont signé le 14 février 1950 un « Traité d'amitié, d'alliance et d'assistance mutuelle entre la Chine et l'Union soviétique ». En termes explicites : esprit de coopération amicale, respect de l'égalité, des avantages réciproques et du respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale sur le principe de la non- intervention dans les affaires intérieures de l'autre.
Au début des années 1950, le président Mao souligne plusieurs fois d'unir toutes les forces susceptibles de l'être, pour s'opposer ensemble à l'envahissement, aux complots de guerre impérialistes, et pour établir une paix durable dans le monde et développer la cause du progrès de l'humanité ; et afin qu'il n'y ait plus jamais d'invasions, il faut que les affaires d'Etat soient gérées par leur propre peuple, et donc que les affaires de la Chine le soient par le peuple chinois.
Il poursuit en affirmant que la Chine ne permettra plus la moindre intervention d'autres pays chez elle, et qu'elle, de son côté n'intervienra plus jamais dans les affaires intérieures d'un autre paysn, car la Chine espère s'entendre pacifiquement avec tous les pays du monde, y compris les Etats-Unis. Entre la fondation de la nouvelle Chine en 1949 et 1953, la Chine établit des relations diplômatiques avec 19 pays, et 7 d'entre eux sont des pays voisins.
Le premier ministre Zhou Enlai, qui participe directement aux prises de décision majeures en dirigeant la diplomatie de Chine, respecte les idées et les choix politiques de Mao Zedong. Faisant le bilan de la pratique diplomatique après la fondation de la nouvelle Chine et de l'expérience de l'histoire dans les relations internationales, il pose pour la première fois les 5 principes de la coexistence pacifique.
En septembre et octobre 1953, les premiers ministres chinois et indien conviennent par la voie diplomatique que des représentants de leur gouvernement respectif entament des négociations en décembre à Beijing pour résoudre le problème des relations entre le Tibet de la Chine et l'Inde. A une heure de l'après-midi le 31 décembre, le premier ministre Zhou reçoit en audience la délégation du gouvernement indien dirigée par l'ambassadeur indien en Chine dans la salle Xihua de Zhongnanhai. Le premier ministre Zhou déclare alors sincèrement dans une ambiance amicale :
- « Nous croyons que les relations sino-indiennes seront meilleures de jour en jour. Les problèmes en suspens seront résolus sans obstacle. La nouvelle Chine s'est fixée l'objectif d'optimiser nos relations bilatérales, en suivant les principes de la coexistence pacifique. C'est-à-dire : le respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, la non-agression mutuelle, la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures, l'égalité et l'avantage réciproque. »
L'ambassadeur qui représente la partie indienne est complètement d'accord avec les cinq principes proposés par le premier ministre Zhou Enlai. La Chine et l'Inde sont deux grands pays d'Asie, en outre voisins. Ces deux pays ont tous deux été envahis et opprimés pendant longtemps par des forces impérialistes et colonialistes. Les peuples indien et chinois ont finalement décroché leur indépendance au prix de luttes acharnées. Après la fondation de la nouvelle Chine, l'Inde est le premier pays non socialiste à établir des relations diplomatiques avec la Chine. Ces deux pays ont pourtant obtenu leur indépendance de manière différente. Leur système politique et leur organisation sociale sont aussi très différents après leur fondation respective. En fait, certains problèmes historiques légués entre la Chine et l'Inde dûs à l'économie colonialiste occidentale empêcha d'abord le développement de leurs relations bilatérales. La Chine démontra ensuite plusieurs fois que les problèmes des deux pays pouvaient être résolus en suivant les principes de la coexistence pacifique. Et cette fois, la délégation indienne arrive à Beijing, après une préparation intense de 4 mois, et la partie continentale chinoise aboutissent à la signature le 29 avril 1954 de «L'accord sino-indien sur le commerce et le transport entre le Tibet de Chine et l'Inde ». Les cinq principes de la coexistence pacifique posés par le premier ministre Zhou Enlai sont écrits dans la préface de cet accord et deviennent les critères guidant les relations bilatérales. C'est la première fois que les cinq principes de la coexistence pacifique s'inscrivent officiellement dans des documents signés entre deux Etats.
(cri)
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