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Zhou Enlai, un des dirigeants d'Etat et du parti est aussi un diplomate chinois célèbre sur la scène internationale. Depuis la fondation de la Chine nouvelle, Zhou Enlai a dirigé la diplomatie chinoise. Au terme de longues années de travail diplomatique, Zhou Enlai a forgé son propre style et sa théorie sur la diplomatie chinoise, en particulier l'idée de rechercher des points communs tout en laissant de côté les divergences.
Zhou Enlai : initiateur de l'idée de rechercher des points communs tout en laissant de côté les divergences
Pendant la guerre anti-japonaise, le parti a établi un front national uni dirigé par Zhou Enlai. D'après Zhou, si les autres partis partageaient ce but, ils seront appelés à rejoindre cette union. Car les divergences de détails ne nuisent pas à l'union. C'est ainsi la première fois que Zhou a proposé l'idée de rechercher des points communs tout en laissant de côté les divergences et l'a mise en pratique au plan des relations avec les autres partis.
Après la fondation de la Chine nouvelle, Zhou Enlai a rempli les fonctions de Premier ministre et de ministre des Affaires étrangères. Les pays se différencient par leur langue, leurs religions, leurs traditions et coutumes... Il faut donc renforcer les contacts mutuels pour mieux se connaître et chercher des points communs. En août 1954, lors d'un discours à une conférence des cadres dirigeants, Zhou a explicitement présenté l'idée de rechercher des points communs tout en laissant de côté les divergences, en citant comme exemple la relation avec l'Angleterre. « Nous avons des points communs et des différences avec l'Angleterre. Notre attitude est de mettre en avant ces points communs mais pas nos différences. Ça ne vaut pas la peine de disputer avec elle sur le socialisme ou le système de société. Il faut se respecter mutuellement. Si les disputes s'aggravent, les deux côtés s'opposeront.
Lors de la Conférence afro-asiatique de Bandung tenue en avril 1955, le premier ministre Zhou Enlai a rappelé que les cinq principes adoptés par les pays présents constituent l'esprit de la déclaration de la Conférence de Bandung. Il a aussi dit : « Nous sommes venus pour s'unir avec les autres pays mais pas pour chercher des disputes. Le parti communiste n'évite jamais de faire l'éloge sur le communisme et le système communiste. Mais cette conférence ne sert pas de tribune pour diffuser l'idéologie et le système d'Etat, malgré l'existence de ces différences. La Chine comme les autre pays présents, ont connu une période de colonisation. Comme nous partageons le même but, qui est d'alléger les souffrances de la colonisation, il est facile pour nous de nous comprendre et de nous entraider. »
Zhou a ajouté que la délégation chinoise aurait voulu évoquer son problème à Taiwan et ses désaccords sur le traitement inéquitable au sein de l'ONU... mais la délégation ne l'a pas fait pour ne pas transformer cette rencontre en débat. Les paroles de Zhou ont dissipé les doutes des autres délégations.
Après la Conférence de Bandung, Zhou Enlai a présenté à plusieurs reprises l'idée de rechercher des points communs tout en laissant de côté les divergences. En mai 1955, lors de sa rencontre avec la présidente de la Fédération internationale démocratique de femmes, Zhou a hautement apprécié la mise en pratique de cette politique au sein de cette fédération.
En 1957, en constatant l'émergence de conflits entre les pays socialistes, Zhou Enlai a indiqué que même les pays socialistes avaient des idées différentes et que ces différences ne devaient pas prendre le pas sur les points communs. Selon Zhou, des consultations fraternelles peuvent dissiper ces divergences ; quant à celles qui ne peuvent pas être résolues dans un temps limité, Zhou préconisait de conserver ces divergences tout en donnant priorité aux bonnes relations mutuelles.
Pendant les années 60, les pays asiatiques et africains ont connu de grands changements. En 1963, la 2e Conférence afro-asiatique était ouverte. Zhou Enlai a réitéré l'importance du principe de rechercher des points communs tout en laissant de côté les divergences pour régler les relations entre les différents pays.
En 1972, sous les efforts de Mao Zedong et Zhou Enlai, les relations sino-américaines et sino-japonaises ont vécu un véritable tournant. Le président américain Nixon et son homologue japonais se sont successivement rendu en Chine pour briser la glace et renouer les liens diplomatiques. Lors de son allocution au banquet d'accueil de ces deux présidents, Zhou Enlai a souhaité rechercher les points communs avec ces partenaires tout en laissant de côté les divergences afin de faire promouvoir les relations bilatérales. Il a dit que la Chine et les Etats-Unis devaient éclaircir les divergences et rechercher les points communs par des échanges de vue ouverts, pour que les relations bilatérales redémarrent. Après des efforts fournis par les deux pays, la Chine et le Japon ont réalisé la normalisation de relation bilatérale.
Bref, Zhou Enlai a initié cette politique diplomatique alliant respect et mise en valeur des intérêts communs et l'a mise en application dans les relations avec les pays étrangers. Comme le disait ce grand homme, cette politique est le meilleur choix pour le règlement des conflits, l'union et l'ouverture de la nouvelle coopération entre les différents pays.
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