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    (GMT+08:00) 2005-09-16 09:38:52    
    La tradition du Fengshui perdure

    cri
    Superstition ou pas, le récent lancement d'une formation en fengshui, le premier du genre sur le continent chinois, a fait couler beaucoup d'encre.

    Ce programme est co-sponsorisé par le Centre culturel d'architecture de Chine rattaché au ministère de la Construction et la prestigieuse Université de Nanjing, dans la province du Jiangsu, dans l'est du pays. Il a pour but d'enseigner les bases de l'architecture chinoise traditionnelle et les anciennes pratiques du fengshui.

    Ce terme se traduit littéralement par « vent et eau ». Il désigne une discipline plusieurs fois séculaire de géographie, d'architecture, d'éthique et de prophéties. Elle repose sur le principe taoïste que la Terre, le Ciel et l'Homme font partie d'un tout.

    Depuis le retour en force du fengshui en Chine, les nouveaux riches tout particulièrement vont voir des experts du fengshui à n'importe quelle occasion, que ce soit pour décorer leur maison ou louer des bureaux.

    L'Université de Nanjing nie toute implication dans ce programme : Toutes ces affirmations sont sans fondement, elles sont fabriquées de toute pièce ?. Sans donner son nom, une employée du bureau du président a ajouté : cet accord a été conclu avec l'Institut de recherche universitaire du Livre des changes. Cet institut ne représente pas l'Université de Nanjing et leur accord ne porte pas le sceau officiel de l'Université.

    Plusieurs journaux de Nanjing ont désavoué ce projet. Le Yangzi Evening News, par exemple, a publié un éditorial le 6 septembre dans lequel on pouvait lire ? Le fengshui a été condamné depuis que la nouvelle Chine a été fondée. L'Université veut elle promouvoir la science ou la superstition ? ?

    Des sources au Centre culturel d'architecture de Beijing ont affirmé que le programme se déroulerait comme prévu malgré l'opposition de Nanjing, rapporte-t-on sous couvert de l'anonymat.

    Xu Shaoshan, un chercheur dudit centre, ajoute que les bureaux d'inscription respectifs ont re?u plus de 1.000 appels téléphoniques, la plupart venant de promoteurs immo, d'experts auto-proclamés et de curieux.

    Les participants qui se sont déjà inscrits sont actuellement au nombre d'une vingtaine. Ils paieront la somme de 5.800 yuans (720 dollars) chacun pour assister aux cours donnés par des architectes de renom dont deux académiciens.

    Pour ou contre, le débat continue

    En fait, ce débat a débuté bien avant le lancement de ce programme. D'éminentes personnalités ont longuement discuté ce sujet : fengshui, science ou superstition ?

    Tao Shilong, un célèbre écrivain de science-fiction a mis en garde contre le fait que le concept de fengshui revenait en force. Il revient et prétend désormais être une science.

    La même réaction se retrouve chez Chen Zhihua, éminent architecte et professeur à l'Université de Qinghua : « le fengshui n'est pas une science, il sert uniquement à gonfler et remplir le portefeuille des escrocs ». 

    Popularité retrouvée

    « Il n'est pas nouveau que des cours de fengshui soient donnés à la fac », dit le professeur Yu qui proposait déjà ce genre de cours en option dans les années 90, cours ouvert à tous les étudiants de l'Université de Beijing. « A chaque fois, il y avait plus de 100 étudiants dans l'amphithéâtre ».

    Le professeur a aussi donné des conférences à Hongkong et Taiwan où le sujet intéresse toujours.

    « Un professeur japonais m'a dit une fois que plus de 110 Universités japonaises proposaient des cours de fengshui. Ils sont également devenus populaires en Europe dès les années 80 ».

    Science ou superstitions, le conseil en fengshui est aujourd'hui devenu 100% commercial.

    Le fengshui, quoiqu'il en soit, mérite bien d'être l'objet de futures recherches, des points de vue de la culture et du folklore, ainsi que de l'architecture.