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M : Ici Radio Chine Internationale. Après une courte pause musicale, nous revenons à notre magazine « espace sportif ».
F : Lors des récents Championnats du monde 2005 de natation à Montréal, au Canada, l'équipe chinoise a remporté cinq des dix médailles d'or au plongeon. Elle se place ainsi à la première place du classement des médailles d'or.
M : En général, les résultats de cette équipe chinoise « de rêve » sont plutôt bons. Mais cette fois, de l'aveu de Zhou Jihong, l'entraîneuse nationale de plongeon, une forte pression a pesé sur les épaules de toute l'équipe.
F : C'est ce que notre émission d'aujourd'hui va vous faire vivre à travers un reportage.
M : Pour ces championnats du monde 2005, la Chine a envoyé une formation constituée par un vétéran et par un nouveau venu dans la compétition. Objectif : remporter de bons résultats et permettre aux jeunes de s'entraîner en conditions réelles.
F : Mais il s'est avéré que les plus jeunes sportifs n'ont pas été très performants. C'est le cas de He Chong, en qui la Chine plaçait de grands espoirs, mais qui n'a remporté que la médaille de bronze au plongeoir de 3 mètres messieurs. Pire avec Yang Jinghui, qui participait pour la première fois à l'épreuve du haut vol 10 mètres messieurs à un tel niveau mondial... il n'a pu faire mieux que prendre la 7ème place du classement général.
M : En outre, le duo Jia Tong - Yuan Peilin a remporté la compétition de plongeon synchronisé de haut vol 10 m femmes en double... mais individuellement elles n'ont pu renouveler le même exploit. L'entraineuse Zhou Jihong reconnaît avec déception qu'il est difficile pour les jeunes plongeurs chinois d'enregistrer de très bons résultats. Mais cela ne veut pas dire que le niveau des jeunes Chinois a baissé. Cela signifie plutôt que la concurrence est véritablement très dure. Écoutons-la :
F : « Selon nos préparatifs et notre projet, nous souhaitions que les jeunes sélectionnés puissent s'entraîner lors de la grande compétition et jeter la base pour les Jeux Olympiques 2008 de Beijing. Mais actuellement, entraîner et former un jeune sportif est plus difficile et plus dur qu'auparavant. Le niveau de toutes les équipes s'élève, il est difficile de faire la différence et de tirer son épingle du jeu lors des grandes compétitions. »
M : Mme Zhou se dit impressionnée de voir tous les pays attacher de plus en plus d'importance aux disciplines du plongeon. Elle pensait que cette discipline ne susciterait pas beaucoup d'attention pendant les championnats du monde suivant juste les JO 2004... Mais en réalité, ces derniers jours à Montréal, la compétition a été beaucoup plus dure qu'elle l'imaginait.
F : Lors de ces 11ème championnats mondiaux de natation, plusieurs équipes puissantes ont contré l'équipe chinoise. Ainsi, le Canada a remporté trois médailles d'or. Et le plongeur vedette canadien, Alexandre Despatie, âgé de seulement 20 ans, a remporté les compétitions au plongeoirs de 1 m et de 3 m. Il est aujourd'hui considéré comme l'élite par les milieux du plongeon international.
M : Zhou Jihong estime sans détour que Despatie avait déjà atteint la perfection aux Jeux Olympiques de Sydney et d'Athènes. Il sera l'adversaire le plus sérieux de l'équipe chinoise aux Jeux Olympiques 2008 de Beijing. Zhou au micro de RCI :
F : « Alexandre Despatie a sa spécialité originale dans cette épreuve. Il est vraiment doué au plongeon. Lors des Jeux Olympiques de 2000 et de 2004, sa technique, sa puissance et sa condition psychologique avaient déjà atteint la perfection. »
M : En plus du Canada, l'Australie, la Russie, les Etats-Unis, Cuba et le Mexique comptent beaucoup de plongeurs de grande valeur qui brilleront sans doute lors des Jeux Olympiques de Beijing. Et on sent déjà que la compétition se jouera entre ces quelques sportifs de très haut rang.
F : En plus du niveau élevé de ses adversaires, l'équipe chinoise a dû faire face à une autre difficulté, une autre pression : celle du réglement de la compétition de plongeon modifié par la Fédération internationale de natation lors de ces championnats de Montréal 2005.
M : C'est exact. D'abord car ce règlement a supprimé l'épreuve imposée en simple. Et c'était justement dans cette épreuve que l'équipe chinoise affirmait sa supériorité rappelle Mme Zhou. Donc sans cette épreuve imposée, la supériorité de la Chine a été affaiblie.
F : Deuxièmement, la Fédération internationale de natation a largement réformé le système de notation et de points: sur les points donnés par les sept arbitres, les notes la plus haute et la plus basse ont disparu. Et dans l'avenir, il est même prévu de ne plus tenir compte des deux plus hautes et deux plus basses notes... cela signifie que seulement trois notes seront prises en compte. Ainsi, l'écart de points entre les compétiteurs se réduira, et la compétition sera encore plus serrée.
M : Face à ces nouveaux défis, face à ces pressions, la Chine n'a qu'un choix possible pour mettre toutes les chances de son côté : élever encore le niveau réel de ses plongeurs et consolider leurs aptitudes aux exercices. Ecoutons l'entraineuse :
F : « Nous souhaitons que les sportifs puissent devenir encore plus forts ces prochaines années, surtout sur le plan psychologique. On doit en outre se renforcer sur le plan technique. »
M : C'est le mot de la fin de ce magazine consacré aux plongeurs chinois. Ainsi s'achève notre magazine « espace sportif », merci de votre fidélité, au revoir.
(cri)
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