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LA BOXE
La boxe antique possédait moins de règles que le sport actuel. Les boxeurs se battaient, sans rounds, jusqu'à ce que l'un des deux adversaires soit mis K.O., ou qu'il admettait être battu. Contrairement aux règles de la boxe actuelle, aucune règle n'interdisait de frapper un adversaire au sol.
Les boxeurs de l'antiquité ne portaient pas de gants, ils enroulaient des lanières de cuir (appelés himantes) autour de leurs mains et de leurs poignets ce qui laissait les doigts libres de toute protection.
LES SPORTS EQUESTRES
Il faut savoir que les sports équestres connurent un engouement aussi important que les sports du stade
LES COURSES DE CHAR
C'est en 680 av. J-C, lors de la 25ème Olympiade, que se déroulèrent dans l'hippodrome d'Olympie (775 m de long et 320 m de large) les premières courses hippiques sous forme de compétitions réservées exclusivement aux quadriges (char antique attelé de 4 chevaux de front).
Au cours des années qui suivirent, les courses de chars tirés par 2 chevaux ainsi que celles tirées par 2 mules furent également introduites.
La course se faisait sur 12 tours d'hippodrome ce qui représentait environ 14,5 kilomètres.
En 146 av. J-C, la Grèce tombe aux mains des Romains. Vaincus, ils sont contraints de laisser participer les Romains à leurs Jeux et en l'an 67 apr. J-C, l'empereur Néron porte alors un coup très grave à l'esprit olympique. En effet, il décide de participer lui-même à la course de chars. Tous les autres concurrents se retirent de la compétition car quiconque viendrait à battre l'empereur serait assuré de mourir de mort violente peu de temps après. Néron se présente donc seul à l'épreuve, la remporte et est déclaré "olympionique".
LES COURSES DE CHEVAUX
La course se faisait sur 6 tours de l'hippodrome soit environ 7 kilomètres. Il y avait des courses séparées pour des chevaux adultes et pour des poulains. Les jockeys montaient sans étriers.
LE PANCRACE
Ce sport était une combinaison épuisante de boxe et de lutte. Les coups de poings étaient permis, bien que les concurrents n'enveloppent pas leur mains dans les himantes comme en boxe.
Comme en boxe et en lutte, ce sport proposait une compétition pour les hommes et une pour les garçons.
L'origine du Pancrace se perd dans la nuit des temps pour apparaître brusquement en 648 av. J.-C. à Olympie où il est fait mention du premier Champion Olympique de Pancrace, un certain Lygdamus, mais il semblerait qu'il soit antérieur à cette époque car si les Jeux Olympiques furent institués en 776 av. J.-C., les diverses compétitions sportives existaient déjà à l'époque de la guerre de Troie (II millénaire av. J.-C.). Faut-il donc rechercher l'origine du Pancrace dans la civilisation mycénienne, ionienne, minoenne ou, pourquoi pas, égyptienne (2600 av. J.-C.) lorsque l'on sait que l'une des formes de la Lutte égyptienne ressemblait étrangement au Pancrace Grec ? Heraclès était lui-même considéré par les Grecs comme le créateur du Pancrace, tandis que pour d'autres il s'agirait de Thésée, celui-là même qui terrassa le Minotaure. Le nom de Pancrace est composé de deux mots grecs : "Pan" qui signifie "Tout" et "Kratos" qui veut dire "Force" et peut être interprété comme << tout est permis en force >> ou << toute puissance >>, bien que le terme employé soit péjoratif, car outre la puissance et la force, il fallait surtout une bonne technique, les catégories de poids étant inexistantes. Il existait deux formes de Pancrace : le "Kato Pankration" qui autorisait la poursuite du combat au sol et le " Ano Pankration" qui l'interdisait. Ce dernier était employé le plus souvent dans des compétitions préliminaires et ressemblait à du Kick-Boxing moderne. Alors que dans la Lutte il n'était pas permis de jouer des poings, ni dans le Pugilat de se colleter, le Pancrace (Kato Pankration) quant à lui, offrait toutes les ressources et les ruses du Pugilat et de la Lutte. On pouvait même continuer le combat à terre jusqu'à ce que mort s'ensuive pour l'un des deux lutteurs. Tant qu'ils pouvaient se maintenir debout, leur grande affaire était de frapper des coups terribles. En revanche, une fois les lutteurs à terre, le combat changeant de caractère, devenait une lutte acharnée en corps à corps où, roulant sur le sable ou dans la boue, les deux adversaires se saisissaient et s'entrelaçaient sans cesser de se porter des coups violents : chacun d'eux s'évertuant à réduire l'autre à l'impuissance et lui arracher l'aveu de sa défaite. L'art du Pancrace, quoique populaire, était très secret dans sa technique et chaque école, chaque famille détentrice de ce savoir le protégeait au mieux, si bien qu'il finit par disparaître complètement des pays qui l'avaient vu naître. Le corps entièrement nu saupoudré de sable très fin, les cheveux longs ramenés en arrière et attachés sur l'occiput en chignon, le pancratiaste descendait dans l'arène les bras en position haute et dirigés vers l'avant, pour garantir sa tête et son visage. Ils gardaient leurs doigts recourbés, à mi-chemin entre main ouverte et poing fermé, ce qui avait comme double avantage d'être plus rapides à la saisie comme à la frappe. La terre fraîchement remuée était aspergée d'eau et les pancratiastes devaient combattre jusqu'à épuisement total. Seul le coucher du soleil ou l'abandon de l'un des deux lutteurs mettait fin à l'assaut. Les combats entre pancratiastes se terminaient parfois par la mort de l'un ou des deux combattants. L'une des histoires de Pancrace les plus célèbres est celle de Creugas et Damoxenos qui ont aujourd'hui leurs statues au Vatican. L'histoire raconte que les combattants ne pouvant être départagés au coucher du soleil, le combat dut être arrêté, car telle était la règle. On appliqua alors la loi du klimax : chacun des adversaires avait le droit de frapper l'autre, une fois à tour de rôle, sans que le frappé ne tente la moindre esquive. L'agresseur devait dire à son adversaire quelle posture il devait adopter avant de le frapper. Ce fut Creugas qui, après tirage au sort, eut droit au premier coup. Il demanda à Damoxenos de conserver les bras baissés et lui lança un puissant coup de poing au visage. Ce dernier encaissa sans broncher. Damoxenos demanda alors à Creugas de lever le bras gauche et c'est alors qu'il enfonça ses doigts sous ses côtes et en arracha les entrailles. Arrichion de Phigalée, qui mourut tout en remportant la victoire, fut pris à la gorge par le bras de son adversaire. Tentant désespérément de se dégager de cette étreinte, il réussit à saisir le pied (certains disent l'orteil) de l'autre et à le tordre jusqu'à disloquer la cheville. Incapable de supporter la douleur, son adversaire leva la main en signe d'abandon au moment même où Arrichion, étouffé, rendait le dernier soupir. Arrichion fut proclamé vainqueur à titre posthume. Les agonothètes couronnèrent son cadavre et cette scène a fait le sujet d'un tableau dont Philostrate donne la description. Pindar a célébré quelques vainqueurs au Pancrace dans les jeux de Némée et d'Isthme. Paussanias. dans ses Eliques, parle d'un fameux pancratiaste Sikinien nommé Sostratos, qui collectionna douze victoires au Pancrace à Némée et Isthme, deux à Delphes et trois à Olympie, où était érigée sa statue à l'époque où vivait l'historien. On l'appelait "le casseur de doigts", car son coup favori consistait à saisir les doigts de son adversaire et à les lui tordre jusqu'à ce que celui-ci se rendit. Le Pancrace était également pratiqué par des enfants tel Pythéas d'Egine, qui remporta la couronne de Pancrace à Némée. Ces combats apparaissent en 200 av. J.-C. aux jeux Olympiques. La violence extrême du Pancrace où tout était permis, excepté de crever les yeux, de mettre les doigts dans le nez de son adversaire, de mordre, de porter une arme ou d'avoir les mains recouvertes de gantelets, fit de cette discipline Olympique la plus dangereuse des compétitions dont l'issue était parfois fatale. En effet, il était pas rare de voir certains pancratiastes mourir des suites de leurs blessures après plusieurs jours d'agonies. Dans ces furieux duels titanesques, il leur arrivait quelquefois de transgresser certaines règles, d'ailleurs les cas de morsure étaient devenus si fréquents au temps du philosophe Démonax que celui-ci écrivait : << Ce n 'est pas sans raison que ceux qui suivent les athlètes d'aujourd'hui les appellent lions. >> Certains philosophes comme Platon ont critiqué le Pancrace et l'ont qualifié de brutal et peu esthétique. Ils pensaient que, dans l'intérêt de la nation grecque, il était préférable de former des guerriers. Pancrace contre glaive Lors des conquêtes d'Alexandre et au coeur même de son armée, éclata un dilemme qui opposa deux soldats Grecs Coragus et Dioxippios Champion de Pancrace. Coragus se présenta revêtu de son armure et armé jusqu'aux dents. Dioxippios, quant à lui, arriva sur les lieux de la rencontre entièrement nu et le corps huilé avec comme seule arme un bâton. Après avoir esquivé un lancé de javelot et paré un coup de lance à l'aide de son bâton, Dioxippios se jeta sur Coragus pour l'empêcher de dégainer son glaive et le projeta violemment au sol. Comme en témoigne ce récit, le Pancrace se révélait être d'une redoutable efficacité, même contre un adversaire en arme. Sparte ou le Pancrace au féminin Bien que pratiquant la Lutte, les Spartes se refusaient à concourir au Pugilat et au Pancrace en raison du lever de doigt qui signifiait l'abandon du combat pour le vaincu, or un Spartiate ne devait jamais s'avouer vaincu. En totale contradiction avec Périclès, qui affirme que le Pancrace n'était pas pratiqué à Sparte, Properce, poète du 1er siècle av. J.-C. écrit : << O.Sparte nous admirons les lois variées de ta palestre, mais plus encore les nombreux avantages de ce gymnase où la jeune fille nue, mêlée aux lutteurs, se livre à des exercices qui n'ont rien de honteux pour elle, alors que de sa main elle lance la balle, dont le jet rapide trompe l'oeil, ou qu'armée d'une baguette recourbée elle fait tourner une roue bruyante. Là, à l'extrémité de l'arène, debout et toute poudreuse, une femme supporte les rudes coups du Pancrace. Tantôt elle montre ses bras agiles qu'étreignent les courroies du ceste, tantôt elle lance le disque pesant en lui faisant décrire un cercle. Elle pousse un coursier autour du stade ; elle attache une épée sur sa cuisse de neige, et enfonce sur sa tête un casque d'airain ; semblable à une de ces amazones au sein nu, dont le belliqueux escadron se baigne dans les eaux du Thermodon ; ou bien encore, les cheveux blancs de givre, elle presse, sur les sommets escarpés du Taygéte, une meute de Laconie, comme Pollux et Castor préludant tous deux sur les bords sablonneux de l'Eurotas à des palmes prochaines, dans les exercices du ceste et de la course aux chars. On dit même qu'alors Hélène, leur soeur, armée, la gorge nue, se mesura avec eux et que ces demis-dieux n'en rougissaient point... >> Athénée. trois siècles après, nous parle de son plaisir d'avoir vu lutter ensemble garçons et filles dans un gymnase de Chios. A Sparte il n'était pas rare que l'on puisse assister à des combats publics de jeunes filles qui n'hésitaient pas à se mesurer indifféremment aux hommes.
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