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Beijing compte au total 3 500 biens immobiliers du patrimoine culturel, dont 60% sont utilisés de manière déraisonnable.
Endommagement grave de monuments historiques
« L'utilisation de réchaud à gaz butane, d'appareils électriques puissants, de fours, de fils électriques non protégés et d'autres risques d'incendie menacent constamment les monuments historiques », a déclaré M. Hao Dongchen, chef de l'équipe d'inspection du Bureau municipal du patrimoine culturel.
Selon lui, l'occupation de l'espace des sites du patrimoine culturel national, notamment des sites du patrimoine mondial, est la plus inquiétante. D'après les statistiques, six constructions anciennes périphériques (40 000 m2)du Palais d'été restent occupées par divers services. Des écoles secondaire et primaire, magasins et cours d'usines occupent 3,74 km2 appartenant jadis à l'autel extérieur du temple du Ciel.
Situé à Jingshan xijie et tout proche de la porte des Prouesses militaires (Shenwu men) du Palais impérial, le temple Dagaoxuan fut construit à partir de 1542, sous le règne Jiajing de la dynastie des Ming était un temple impérial sous les Ming et les Qing. Il faisait partie de la Cité interdite. M. Jia Kailin, vice-président de la Commission du patrimoine culturel et d'histoire de la Conférence consultative politique municipale de Beijing, a dit qu'après son occupation par une unité de travail, le temple a été gravement endommagé : des balustrades de pierre et des statues zoomorphes ont été cassés, et des tas de charbon et de divers objets étouffent les arbres séculaires.
M. Hao Dongchen s'est montré fort soucieux pour la sécurité du temple Dagaoxuan, parce que l'installation des fils électriques n'est pas normalisée, que s'entassent partout des objets inflammables et que des soudeurs travaillent sous le toit. Le directeur adjoint du Palais d'été, M. Gao Dawei, a dit au journaliste que des constructions annexes du Palais d'été, comme le poste de commandement de l'infanterie de l'époque Qing et le bureau des archives sont aussi occupées par une unité extérieure. Ces constructions anciennes sont endommagées à un degré divers, parce que les usagers n'ont pas de notion de protéger le patrimoine culturel.
Il est difficile de chasser les « occupants légaux »
Au lendemain de la fondation de la Chine nouvelle, des services gouvernementaux et des unités de l'armée avaient besoin de bureaux et ont occupé des constructions anciennes, avec l'approbation des autorités compétentes. Les appels incessants des milieux du patrimoine culturel à évacuer les vieilles constructions se heurtent à l'« égalité » de leur occupation. Cependant, une occupation prolongée finira par détruire la véridicité et l'intégralité des sites du patrimoine culturel.
Selon une information en provenance du parc du temple du Ciel, le Bureau de construction de Beijing a approuvé en 1970 la concession d'un terrain au nord-ouest de l'autel extérieur du temple du Ciel à la station de Radio 582. Depuis les années 1990, le parc a demandé plusieurs fois à la Radio de déménager, mais sans résultat. Ces dernières années, la Radio y a même construit des logements, qui abritent maintenant 25 familles, selon le commissariat de police.
Comme les unités occupant les constructions anciennes tiennent à conserver leurs intérêts et ne les prennent pas comme faisant partie du patrimoine culturel du pays, leur évacuation est donc très difficile. L'attention au patrimoine culturel est l'un des signes de la civilisation d'un pays, mais en Chine, la protection du patrimoine culturel semble être seulement l'affaire des savants et élites intellectuelles.
« L'occupation déraisonnable de vieilles constructions a pour résultat non seulement leur endommagement, mais aussi la rupture des liens entre les biens du patrimoine culturel et la société, a dit He Shuzhong, spécialiste en héritage culturel. Il a ajouté qu'il devait protéger la plénitude et la véridicité des biens du patrimoine culturel par les moyens juridiques. Les spécialistes sont d'avis qu'il faut mettre en vigueur un mécanisme efficace de l'évacuation des monuments historiques, basé sur la coordination des services compétents et la loi. « Sans mesures énergiques, il serait difficile de résoudre ce problème », a conclu M. Xie Ninggao, président du Centre de recherches sur le patrimoine mondial, subordonné à l'Université de Pékin.
Plaintes de certains parcs
Selon les statistiques du Service du patrimoine culturel, quelque 10 000 familles habitent dans des sites du patrimoine culturel, sans compter les unités de travail. Un gardien de parc a révélé que l'argent versé par l'Etat est si limité que le parc doit employer toutes les recettes des billets pour entretenir le parc. Un certain nombre de sites louent donc des maisons afin de gagner de l'argent. Est-ce un acte justifié ? Il n'y a pas une affirmation unifiée, du fait que les sites du patrimoine culturel relèvent soit d'un service municipal, soit d'un arrondissement, soit du bureau des parcs et jardins, soit du bureau du patrimoine culturel, et que les clauses de la Loi sur le patrimoine culturel n'ont pas de stipulation précise.
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