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    (GMT+08:00) 2005-05-25 10:41:38    
    Le concours d'accès à l'Université en Chine

    cri
    Pour bien commencer ce sujet sur les études en Chines, il faut d'abord passer par la première étape, l'entrée à l'université. En Chine, la compétition pour accéder à l'enseignement supérieur est sévère. A la fin du cycle secondaire, les élèves concentrent leurs efforts sur la préparation du concours d'entrée à l'université, le « gaokao ». Un échec au gaokao peut bien souvent bouleverser les perspectives d'avenir de tout jeune Chinois.

    5, 27 millions de jeunes Chinois se sont présentés aux épreuves du « gaokao » en 2004 (on prévoit plus de 8 millions pour 2005). Un peu plus de la moitié d'entre eux ont été admis dans une université. Mais les réformes de 1999 pour élargir l'accès à l'enseignement supérieur se heurtent à des obstacles : les capacités d'accueil des établissements universitaires sont limitées... ainsi que le budget consacré à l'éducation.

    Dictée par la forte demande d'études supérieures des jeunes générations chinoises, la réforme actuelle du « gaokao » porte à la fois sur le contenu des épreuves et sur la modernisation du système d'inscription des futurs étudiants.

    Dans sa forme initiale, le « gaokao » se compose de trois épreuves fondamentales: chinois, mathématiques, anglais. Une des formules expérimentées est testée exemple à Canton, Beijing et Shanghai. C'est la formule « 3+1 », dans laquelle s'ajoute une épreuve de synthèse à orientation scientifique (physique, chimie, biologie) ou littéraire (histoire, géographie, politique).

    L'objectif est de permettre au candidat de s'orienter vers une spécialité. La mise en ?uvre de ces expérimentations est décentralisée, ce qui fait que dans l'état actuel des choses, les modalités du « gaokao » varient selon les provinces, voire selon les villes.

    En outre, la note minimale d'admission est fixée au niveau provincial (ou municipalité ou région autonomes), en fonction des priorités locales de développement.

    Ce qui peut avoir une importance : prenons l'exemple de l'université à Beijing, où la note plancher pour les candidats de la capitale est beaucoup moins élevée que celle de leurs homologues des provinces.

    Il en résulte une situation complexe et de grande disparité où les conditions d'équité entre les candidats à l'échelle de la Chine sont discutables. D'autant plus que pour recruter leurs futurs étudiants, les universités se réfèrent exclusivement à la note obtenue au « gaokao ».

    Ajoutons qu'une forte proportion des étudiants qui n'accèdent pas à l'université se tourne vers des diplômes d'autodidacte : ils sont ainsi plusieurs millions chaque année à s'inscrire à des cours du soir et à des examens spécifiques.