Dans l'un de ses poèmes, Li Bai, célèbre poète de la Dynastie des Tang, met en scène les haleurs, témoins historiques des lieux. Il est dit que « les chemins du Guizhou sont aussi ardus que ceux qui montent au ciel ». Le grand penseur de la Dynastie des Ming Wang Yangming n'a pas dit autrement en affirmant que même les oiseaux peinaient à voler au-dessus du Guizhou.
Admirez ces ponts reliant les montagnes profondes et les grandes vallées ! Voyez ces routes qui atteignent la passe de Lou Shan dont on pourrait dire qu'elle est une merveille du monde ! Les gens du pays assurent que « le Guizhou n'a pas trois lis de terrain plat. »
L'histoire de la construction des routes du Guizhou remonte à la Dynastie des Ming, il y a plus de 500 ans. Voici le pont de Longdong, « la Grotte du dragon », situé à l'extérieur de la ville de Guiyang. Lorsque la ville de Guiyang fut créée au début de la dynastie des Ming, ce pont constituait sa seule voie d'entrée.
Shi Jizhong, chercheur du Musée d'histoire et de la culture du Guizhou a dit :
La ville de Guiyang est cernée par la montagne, c'est pourquoi l'accès y était difficile. A cette époque, les relais de poste venant du Guangxi et du Hunan convergeaient à cet endroit après une traversée des collines et des cours d'eau environnants.
Cette route dallée a été construite l'an 33 de l'ère République de Chine. Elle a toujours conservé son apparence d'origine. On disait de cette route qu'elle était la meilleure de Guiyang.
Sun Jiaqi, ancien vice-président de la CCPPC de la ville de Guiyang a dit :
L'avenue Shengfu aboutit à l'Est à la rue Caijia. A l'Ouest s'étend la rue Zhonghua, longue de moins d'1 km.
Depuis plus d'un siècle, les gouverneurs qui se sont succédés à Guiyang ont consacré beaucoup de fonds à la construction de nouvelles voies de communication. Mais les effets de cette politique étaient peu ressentis. A la fin du siècle dernier, des projets de liaisons routières de grande envergure ont été mis au point. Quelques années ont suffi à former un nouveau réseau de communication dont Guiyang est devenu le centre. La route de Guibi est l'un des tronçons les plus importants. D'une longueur de 180 km, elle relie Guiyang à Bijie. Qui aurait pu croire que la construction d'un tronçon si court nécessiterait plus de 150 ponts ? Les ouvriers ont assuré le franchissement de 150 vallées. Le plus grand des ponts est celui-ci : il traverse la rivière Liuguang et fut particulièrement difficile à construire.
Lin Jiaxue, Ingénieur en chef du Bureau des communications de Guiyang a dit :
C'est le grand pont de la rivière Liuguang. C'est un ouvrage majestueux sur la route de Guibi. 105 mètres séparent le pont et le fond de la rivière. Lors de la construction des ponts du Guizhou, la route de Guibi longue de 180 km a nécessité pour elle seule plus de 150 ponts. C'est la preuve que construire un réseau de communication moderne dans le Guizhou ne s'improvise pas !
Grâce aux efforts déployés par les ouvriers, un réseau routier moderne relie désormais Guiyang ainsi que 8 régions et préfectures de la province aux autres autoroutes du pays. En suivant la route qui relie Guiyang et Dujun vers le sud, 8 heures suffisent pour atteindre Beihai dans le Guangxi, limite sud-est de la Chine. En même temps, d'autres voies nationales et provinciales ainsi que des routes de district et de canton ont étendu le réseau existant. Elles sont autant de rayons reliant les sites touristiques, les usines, les mines et les nombreux villages ruraux.
Au milieu d'une mer de fleurs printanières, les villageois de Shatian s'affairent. Il leur reste un mois pour achever la construction d'une route longue d'une dizaine de km entre leur village et le bourg de Qing. Le gouvernement local a déjà collecté plus d'un million de yuans afin de réaliser cet ouvrage. Plus de 300 familles du village sont concernées par la construction de cette route.
La municipalité de Guiyang a construit en 5 ans 1083 km de routes communales comme celles-ci. L'objectif qui était de « desservir tous les cantons par les routes goudronnées » a ainsi été atteint.
Wang Minghuai, Directeur adjoint du Bureau des Communications de Guiyang a dit :
Depuis l'année 2001, le Comité municipal du Parti communiste chinois et la municipalité de Guiyang ont décidé d'investir chaque année 300 millions de yuans pour la transformation des routes du district et du canton. 500 km de routes sont ainsi concernées chaque année. L'année dernière, 320 millions de yuans ont été investis dans ce domaine, ce qui a permis de transformer plus de 810 km de routes. La province est classée parmi les premières provinces du pays pour avoir atteint l'objectif de desservir tous les cantons par des routes goudronnées. On compte a présent plus de 10 000 km de routes de cette sorte.
Dans la construction des routes en ville, on a mis l'accent sur la périphérique tout en poursuivant la refonte des artères des vieux quartiers.
C'est une chose de construire des routes, mais encore faut-il les entretenir afin de franchir le cap de « la circulation fluide ». Nous devons rendre les routes plus propres, plus vertes et mieux intégrées au paysage.
Du ciel, l'expression selon laquelle « il n'y a pas trois lis de terrain plat » dans le Guizhou se vérifie. De là-haut, on peut contempler l'état actuel des infrastructures routières du Guiyang et admirer le travail des hommes, leur labeur et leur génie. Ces routes traversent les montagnes, relient les vallées et réduisent le temps consacré au transport des hommes et des marchandises.
Mais dans ce lieu où le ronflement des moteurs se fait de plus en plus entendre, les habitants n'ont pas délaissé le mode de déplacement le plus traditionnel. S'il ne figure plus toujours parmi les choix des habitants, ceux qui « vivent longtemps dans les montagnes profondes » expriment ainsi leur attachement à ce mode du transport.
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