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Lors d'une audience accordée le 16 mai à Beijing à la délégation de la Chambre de commerce américaine, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a abordé le sujet du taux de change de la monnaie chinoise. Voici en résumé cette allocution :
Nous avons noté l'attention que la communauté internationale porte récemment au taux de change du Renminbi. C'est pourquoi je me permets de profiter de cette occasion pour clarifier la position fondamentale du gouvernement chinois sur ce sujet : premièrement, comme la réforme du taux de change de la monnaie chinoise constitue en même temps une nécessité incontournable pour la mise en place du système de marché socialiste, un contenu important de notre réforme en matière financière et une politique conséquente de notre gouvernement, nous sommes déterminés à la mener à bonne fin.
Deuxièmement, il faut faire progresser la réforme du taux de change du Renminbi en fonction de la réalité chinoise, cela en tenant compte à la fois de l'environnement macroéconomique du pays, de la capacité d'adaptation de nos entreprises, et en veillant au maintien d'un rythme adéquat et à l'impact qu'elle pourrait donner sur le commerce international. Ces deux dernières années, nous avons créé dans divers domaines des conditions favorables à cette réforme, procédé à l'étude de son plan et accompli quantité d'autres préparatifs en la matière. Comme la Chine est un pays responsable envers la communauté internationale, elle se doit donc de prendre en considération l'impact que la réforme du taux de change de sa monnaie pourrait avoir sur les pays et régions voisins d'une part, et sur l'économie et la finance internationales de l'autre.
Troisièmement, la réforme du taux de change du Renminbi relève de la souveraineté chinoise, tout pays a parfaitement le droit de choisir le système des taux de change et de décider le niveau du taux de change qui correspondent à ses conditions spécifiques. Nous respectons la loi de l'économie de marché, mais cela ne doit pas nous obliger à plier sous la pression de l'extérieur. Toute pression ou surenchère médiatique et toute tentative de politiser les problèmes économiques ne sauraient contribuer au règlement des différends.
Bref, notre attitude est très claire là-dessus : quand les conditions le permettent, nous saurons entreprendre de notre propre chef la réforme du taux de change de notre monnaie même s'il n'y a pas de pression de l'extérieur ; par contre, si les conditions nécessaires ne sont pas réunies, nous n'agirons pas à la légère aussi forte que soit la pression de l'extérieur.
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