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    (GMT+08:00) 2005-05-13 16:29:50    
    Conducteur de bulldozer Luo Fabing

    cri
    M : Bonsoir à tous, bienvenue à l'écoute de notre rubrique « portraits croisés ». Pour le conducteur de bulldozer Luo Fabing, la fête internationale du 1er mai 2005 restera inoubliable.

    F : Il a en effet reçu le titre de « travailleur modèle national », une distinction supérieure au titre de « travailleurs excellents » conféré par le gouvernement chinois. Luo Fabing a été récompensé pour son importante contribution à la construction du chemin de fer Qinghai-Tibet (de la province du Qinghai à la Région autonome Tibétaine),

    M : Dans l'émission d'aujourd'hui, nous allons écouter ensemble l'histoire de Luo Fabing durant la construction du chemin de fer au plateau Qinghai-Tibet.

    M : Luo Fabing, 43 ans, est un des employé ordinaire de China Railway Construction Corporation. Quand nous l'avons rencontré, il venait juste de terminer son travail sur le chantier de la ligne ferrroviaire Qinghai-Tibet.

    F : Luo Fabing est une grand homme, réservé, le visage bronzé par le soleil implacable du plateau Qinghai-Tibet.

    M : Luo Fabing conduit des bulldozers depuis une vingtaine d'années. Il a ainsi participé à la construction de plusieurs lignes ferroviaires importantes. Grâce à ses talents de conducteur et de réparateur de bulldozers, Luo Fabing est apprécié.

    F : A propos de la construction du chemin de fer Qinghai-Tibet, Luo Fabing reconnaît que ce chantier l'a impressionné... et il est pourtant rompu à ce genre de travail. La construction du chemin de fer Qinghai-Tibet a commencé en 2002.

    M : Cette ligne relie la ville de Golmu, dans la province du Qinghai, au nord, à Lhassa, au sud, la capitale de la Région autonome Tibétaine. Soit plus de 1000 kilomètres de lignes de chemin de fer pour un coût de 26 milliard de yuans. Une fois terminé, ce sera le chemin de fer le plus haut et le plus long du monde.

    F : Au début de 2003, China Railway Construction Corporation a été désigné pour participer à la construction de cette ligne. Dès qu'il l'a su, Luo Fabing a demandé au responsable de l'entreprise de prendre part à la construction. Voilà ce qu'il en dit :(enr 1)

    M : « L'environnement spécial du plateau demande beaucoup. Grâce à ma technique, je veux pouvoir participer à la construction de cet important ouvrage national. »

    F : Le plateau Qinghai-Tibet culmine à plus de 4000m d'altitude. A cause du climat froid, du manque d'oxygène et de la forte exposition aux rayons ultraviolets, il a fallu bien réfléchir aux facultés d'adaptation du corps humain... Et Luo Fabing s'engageait donc à un lourd travail physique.

    M : L'entreprise a finalement donné son accord à Luo. D'abord parce qu'il a de grandes qualités techniques et professionnelles, ensuite parce qu'il pouvait tenir le coup physiquement. Le tronçon de ligne confié à son entreprise se situe dans le district Naqu, à plus de 200 km de la capitale du Tibet, Lhassa.

    F : Ils y sont arrivés durant la saison la plus froide au Tibet. Luo Fabing nous affirme que le temps froid et les autres contraintes de ce plateau les ont mis à l'épreuve. Même les machines ne marchaient pas :(enr 2)

    M : « Nous nous sommes aperçu que nous n'étions pas les seuls à subir les contraintes de ce plateau d'altitude, les machines aussi. »

    F : Pour mieux travailler et s'adapter à ces conditions extrêmes, Luo Fabing a transformé les bulldozers grâce à ses talents de mécanicien. Ainsi, les bulldozers fonctionnaient aussi bien que sur terrain plat.

    M : Petit à petit, Luo Fabing a peaufiné ses méthodes d'entretien mécanique sur le plateau. Au coeur de l'hiver du plateau Qinghai-Tibet, à cause du manque de l'oxygène et de la glace, il est difficile de faire démarrer les engins le matin.

    F : Luo Fabing a trouvé la parade : il garait toujours l'engin à l'abri du vent à la fin de la journée, et le lendemain, le soleil réchauffait le moteur et il était plus facile d'obtenir l'étincelle du démarrage. Un de ses collègues, Li Shaoliang, nous confirme que Luo Fabing les a aidés à entretenir les bulldozers.

    M : Au début, parce que les chauffeurs n'étaient pas familiers avec le fonctionnement des engins et des équipements sur le plateau, les machines étaient toujours en panne... sauf le bulldozer de Luo Fabing.

    F : Luo leur a montré les nouvelles techniques et les méthodes d'entretien adaptées au plateau. De nombreux problèmes ont ainsi été résolus. Li Shaoliang a dit :(enr 3)

    M : « Malgré ses connaissances culturelles peu élevées, Luo étudie toujours la machine. Il a non seulement une bonne compétence technique, mais il est aussi très sérieux et rigoureux. »

    F : Sur ce chantier du Qinghai-Tibet, Luo Fabing a obtenu l'efficacité la plus forte de l'entreprise, tout en consommant le moins d'essence.

    M : Malgré des température de moins 20 degrés et une très mauvaise visibilité, Luo Fabing a été le seul conducteur à pouvoir terminer sa tâche, de nuit, en sécurité, et tout à fait correctement.

    F : Un responsable de l'entreprise, Chen Shuqing, couvre Luo Fabing d'éloges :(enr 4)

    M : « Notre entreprise a participé à beaucoup de constructions de chemins de fer importants dans le pays, Luo Fabing y joue un rôle remarquable. C'est grâce à ce personnel excellent comme Luo Fabing qui s'investit beaucoup, que nos chantiers se déroulent sans obstacle. La construction du chemin de fer dans notre pays est poussée. »

    F : Grâce aux reportages, de plus en plus de gens connaissent Luo Fabing. Au printemps dernier, un entrepreneur en bâtiment voulait l'embaucher avec un haut salaire, mais Luo a refusé. D'après lui, bien que les ouvriers de chemin de fer travaillent toujours dehors, et que leur vie soit dure, lui est tombé amoureux de son métier. Quand un chemin de fer est bien construit et que les passagers peuvent ensuite voyager en train, il se sent très content et fier. Surtout à propos de cette ligne du Qinghai-Tibet :(enr 5)

    M : « Se déplacer n'était pas pratique parce qu'au Tibet il n'y avait pas de chemin de fer. A Naqu, où nous habitons, les habitants de 60, 70 ans ne pouvaient pas aller à Lhassa. Actuellement, il faut plus de 5 heures de bus entre Naqu et Lhassa. Mais après la construction du chemin de fer, une heure suffira. »

    F : Récemment, le tronçon de ligne confiée à l'entreprise de Luo Fabing a été terminé. L'été prochain, toute la ligne sera achevée, et le transport sera plus pratique pour les Tibétains.

    M : Quant à Luo Fabing, il se prépare à aller dans la province du Hebei au nord de la Chine, pour participer à un autre chantier national d'envergure : la construction de l'ouvrage d'adduction d'eau du sud au nord, qui permettra d'apporter de l'eau aux régions sèches du nord. C'est aussi un ouvrage qu'on espère finir le plus vite possible.

    F : Chers auditeurs, notre « portraits croisés » touche à sa fin, à tout à l'heure.