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Le plan introduit en 2003 pour réduire et éliminer finalement la taxe agricole a produit une plus grande influence durable que celle d'une simple réduction des fardeaux financiers des agriculteurs. La nouvelle recherche montre que ce plan a permit encore d'améliorer la démocratie rurale.
Les strictes restrictions sur la taxation ont empêché les cadres ruraux de collecter arbitrairement des frais et donné la parole aux paysans en ce qui concerne les projets d'infrastructure à construire avec des fonds locaux.
« Les villageois ont fini par obtenir le droit à la décision pour leurs propres affaires après la réforme », a indiqué Han Jun, conseiller chevronné en matière de politique du Centre de Recherche et de Développement du Conseil des Affaires d'Etat.
Avant la réforme, outre les taxes officiellement approuvées, les cadres de village et de bourg ont perçu, semble-t-il, chaque année des frais additionnels pour un montant total approximatif de 100 milliards de Yuan (12 milliards de dollars).
Autrefois, ces sommes d'argent sont utilisées dans les différents projets, y compris la construction des installations d'infrastructure et le paiement des salaires des cadres ruraux, mais aucune supervision effective n'a été pratiquée dans ce sens, selon Han.
Après le lancement de la réforme fiscale en 2003, les gouvernements central et provinciaux ont promis d'utiliser ces fonds pour soutenir les projets locaux et interdit aux cadres ruraux de collecter des sommes d'argent sous prétexte de taxes agricoles.
Aujourd'hui, quand des gouvernements locaux désirent de construire et de reconstruire certaines installations d'infrastructure, ils doivent se conformer aux procédures spécifiques pour informer les agriculteurs comment seront dépensés les fonds.
La formule dite «un avis, une discussion et un vote » permet pour la première fois aux agriculteurs d'une communauté de participer au processus de prise de décision. Elle se répand rapidement dans les régions rurales.
La récente décision prise par les villageois pour construire une route de trois kilomètres dans le district de Tongjiang, une région montagneuse dénudée dans la province du Sichuan (Chine, sud-ouest) est un exemple d'amélioration du travail à la base.
Après avoir écouté les détails du plan de construction de la route, la majorité des cent résidents du village de Chengzishan du district de Tongjiang ont voté en faveur du projet, lequel les conduira au monde extérieur. Tout le monde était d'accord pour que chaque résident donne 20 yuans (2,40 dollars) pour construire une section de 5 mètres de la route.
« C'est un excellent exemple de participation des paysans aux affaires rurales après la suppression de la taxe », a dit Zhang Haoliang, chef d'une organisation non-gouvernementale de recherche sur la pauvreté basée dans ce district.
Il a indiqué que les agriculteurs soutiennent activement des projets d'infrastructure rurale, puisque maintenant ils n'ont pas à payer de taxe et sont encouragés à prendre la parole. Jadis, ils ont été obligés de se lancer dans de pareils projets, en donnant chaque année environ 300 yuans (36 dollars).
Zhang a raconté que dans son district, plus de la moitié des 500 villages ne sont pas accessibles par la route et près d'un tiers de ses 630 000 résidents n'ont pas accès à l'eau propre.
Wang Yong, chercheur de l'Académie des sciences sociales de Chine, se réjouit de cette amélioration de la situation rurale, mais il a averti que si la formule « un avis, une discussion et un vote » est abusivement pratiquée par les gouvernements locaux, le fardeau des agriculteurs augmentera encore.
« Ainsi, nous devons faire pour assurer que tout le processus de prise de décision soit ouvert et transparent, ceci pour refléter les aspirations des agriculteurs d'une communauté », a conclu Wang.
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