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    (GMT+08:00) 2005-04-01 11:26:14    
    Il faut travailler pour vivre

    cri
    M : Bonsoir à tous et bienvenue dans notre rubrique « Maison de thé ». La ville de Chengdu, capitale de la province du Sichuan au sud-ouest de la Chine, a des ressources naturelles riches. Les habitants jouissent donc d'une grande qualité de vie.

    F : Le climat de Chengdu est doux. Même durant les hivers les plus rudes, la campagne reste verdoyante. Les habitants de Chengdu profitent donc de ces conditions idéales pour tenter de faire découvrir de nouveaux moyens naturels de détente. Dans notre « maison de thé » d'aujourd'hui, nous allons vous présenter justement quels services plusieurs familles paysannes offrent à ceux qui ont besoin de se détendre autour de la ville de Chengdu.

    M : Pour les paysans, proposer de se détendre aux citadins est devenue leur passe-temps en quelque sorte. Ces paysans utilisent leurs champs et leur maison et les transforment en lieux de détente pour les citadins. Aujourd'hui, plus de 10 000 familles paysannes autour de Chengdu se sont lancées dans cette activité économique. Et pendant les vacances d'hiver et du printemps, 300 à 400 000 citadins se rendent dans ces lieux de vacances ouverts par les paysans.

    F : C'est par une matinée de ce début de printemps, que notre journaliste est arrivé en voiture avec la famille de M.Chen Zhi, dans un village appelé « la joyeuse forêt de prunus » à 10 km de Chengdu, dans la banlieue est. Les paysans d'ici aiment planter des prunus. Et si en mars, les calycanthes se sont flétris, les prunus commencent à fleurir, ce qui a donné le nom à ce village.

    M : M.Chen nous a dit qu'à chaque période de vacances ou de fêtes, beaucoup de citadins se rendent en famille dans ce village des prunus. Ils s'assoient sous les arbres, admirent les fleurs, jouent aux cartes, ou se promènent dans les champs... Ce cadre est bien différent de leurs grandes tours qu'ils ont l'habitude de voir tous les jours. Ici, les citadins peuvent ainsi respirer l'air pur et profiter de la douceur du printemps.

    F : M.Chen nous a confié que tout lui plaisait ici : les maisons, les arbres, les fleurs, les prés et la nourriture. Comme il nous l'a expliqué :(enr 1)

    M : « Les maisons d'ici ont un goût rustique. La plupart sont entourées de prunus, il y a plein d'arbres, et j'aime la nourriture d'ici. C'est pour ça que je viens passer mes moments de détente dans cet endroit avec ma famille. »

    F : Le paysage du village « la forêt de prunus »est pittoresque, avec ses fleurs, son lac en forme de croissant, son eau verte, ses maisons simples couvertes de tuiles perchées à flanc de collines...

    M : De part et d'autre des chemins, on peut voir aussi des petits vendeurs écoulant leurs marchandises auprès des visiteurs. On y trouve des fleurs, des cerfs-volant, des encas, des produits d'artisanat... Les enfants se courent après, le parfum des fleurs embaume l'air, donnant à l'ensemble une vraie impression de vacances.

    F : M. Chen apprend à son petit-fils à faire voler son cerf-volant. Sa femme tricote en se faisant dorer au soleil. Toute la famille profite du printemps... Mais à peine quelques heures passées dans le village avec la famille Chen, que notre journaliste voit un flot de visiteurs arriver. Certains d'entre eux ont pris le bus, mais la plupart sont venus par leurs propres moyens. A l'entrée du village, une longue file de voitures commence à se former....

    M : Bon, et puis, on peut dire, que passer une journée ici n'est pas vraiment ruineux pour les habitants ordinaires de Chengdu. Il faut compter seulement 20 yuans par personne, deux repas compris. Les citadins de Chengdu auraient tort de se priver de ces moments de détente. D'ailleurs, les habitants ne peuvent plus s'en passer. C'est devenu partie intégrante de leur vie.

    F : On peut voir également des jeunes tout heureux d'avoir emmené leur machine à karaoké. Ils ne se privent pas de chanter à tue-tête. Comme on les a surpris : (enr 2).

    Evidemment, les citadins trouvent leur compte dans cette nouvelle façon de se détendre. Mais également les paysans locaux. Car c'est un bon moyen pour eux d'augmenter leurs revenus.

    M : Madame Liu Shanfang est âgée de 61 ans. Auparavant, elle passait son temps à planter des fleurs. L'année dernière, elle a décidé de réaménager sa maison dans un style classique chinois. Et elle a fait la demande d'une licence commerciale pour ouvrir un restaurant paysan : le « Yi Jian Mei ». La simplicité des lieux et la générosité des plats du terroir ont immédiatement attiré de nombreux visiteurs. Ecoutons justement Madame Liu nous parler des plats proposés : (enr 3)

    F : « Notre spécialité, c'est les plats du terroir, comme le poisson cuit dans de la sauce épaisse de soja ou les légumes cuits à l'étuvée etc.... Les ingrédients sont tous soigneusement choisis : les légumes sont frais, les poulets, élevés par nous-mêmes. Et nous adaptons les plats selon le temps : s'il fait chaud, nous servirons du poulet froid assaisonné, au contraire, s'il fait froid, il sera cuit àl'étuvée. Les visiteurs en semblent tous très contents. »

    M : D'après Liu Shanfang, elle reçoit chaque jour plus de 100 visiteurs et malgré la dizaine d'heures quotidiennes de travail, elle garde sa bonne humeur. Et oui ! Il ne faut pas oublier qu'elle gagne 10 fois plus d'argent qu'avant ! Ce qui n'est pas négligeable ! Après une journée passée en banlieue avec la famille Chen, notre journaliste s'est rendu compte que les citadins de Chengdu savaient vraiment jouir de la vie. En fait, beaucoup de provinciaux pensent que Chengdu se démarque des autres villes chinoises, pour trois raisons : pour ses nombreux restaurants paysans, ses maisons de thé, et ces nombreux lieux de loisir. Par contre, ces mêmes provinciaux ignorent que les habitants de Chengdu ont beaucoup de temps de loisir. A cette question, Mme Li Guizhen, une habitante de Chengdu de 54 ans, nous a expliqué comment justement ses semblables passaient leurs moments de détente. Ecoutons-la : (enr 4)

    F : « Les habitants de Chengdu sont réputés pour aimer s'amuser. Rien n'est plus facile pour eux que d'inviter quelques amis à se détendre à la campagne pour y respirer l'air frais, après le travail. Je soutiens tout à fait ce mode de vie. »

    M : Et elle a bien raison ! Cela ne signifie pas pour autant qu'aucun habitant de celle ville n'aime travailler. Non ! C'est juste qu'ils ont une idée bien précise de ce que doit être la vie : il est important de travailler mais pour mieux profiter de la vie. En quelque sorte, cela rejoint cette expression qui dit : il ne faut pas vivre pour travailler, il faut travailler pour vivre....