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Les vieilles forêts des monts Minshan, dans la partie nord du Sichuan, abritent la vallée de Jiuzhaigou (Neuf villages) où se cachaient autrefois neuf villages tibétains. Au sujet de cet endroit mystérieux, il existe une très belle légende.
Il y a bien longtemps, la bienveillante et belle fille tibétaine Wonosmo amena de l' « eau divine » au pied des monts Minshan à l'aide d'une clochette en or, que lui avait donnée le Ciel. Elle y avait planté des arbres de bonne qualité et menait une vie tranquille, en se nourrissant de fruits délicieux. Un matin qu'elle allait lestement au bord de l'eau en fredonnant, elle rencontra par malheur le démon Xiem qui lui déroba sa clochette en or et tenta d'abuser d'elle. Vigilante, la jeune fille lui échappa et se cacha dans une grotte. Voyant qu'il n'arrivait pas à trouver Zonosmo, le démon décida de garder la sortie de la vallée. Par ailleurs, un jeune homme brave et distingué qui était amoureux de la jeune fille habitait lui aussi dans cette vallée. Il lui fredonnait souvent des chansons d'amour, qu'elle acceullait avec indifférence. Persévérant, il continuait de lui exprimer ses sentiments et à la dix millième fois, le coeur de la fille vibra subitement à ces paroles confidentielles et par des chansons, elle lui avoua ses soucis. Le jeune homme entra dans une lutte sanglante contre le démon pendant neuf jours et neuf nuits mais il n'arriva pas à vaincre son adversaire. Ce combat acharné étonna le génie des dix mille monts Zaig qui, touché par la fidélité de cet amour, envoya tous les génies des monts Jiuzhai aider le jeune homme à capturer le démon et à reprendre la clochette magique en or. Le couple d'amoureux chanta allègement sa victoire et après un coup de clochette, des arcsen-ciel apparurent dans le ciel, et sur la terre jaillirent des eaux qui se formèrent en 108 lacs limpides, en guise de miroirs pour la jeune fille. Lors de leur cérémonie de mariage, les génies des monts leur apportèrent des fleurs fraîches, des nuages colorés, des oiseaux précieux et des animaux rares, embellissant ainsi la vallée de Jiuzhaigou.
A la sortie de cette vallée se dresse un pic qui s'élève droit vers le ciel. D'après la légende, ce rocher est l'incarnation du démon Xiem qui surveille encore Jiuzhaigou. On l'appelle le rocher « Démon ».
Derrière lui, la vallée devient sineuse et profonde. Sur les pentes, poussent harmonieusement des arbres de diverses couleurs : des saules feuillus, des bouleaux blancs et rouges tout droits, des pins et des sapins majesteux. Les petits arbres se laissent bercer légèrement par le vent tandis que les vieux se dressent fièrement. Dans cette forêt se cachent des pics bizarres, des rochers, des sentiers sinueux et des ruisseaux. Des nuages flottent presque constamment à mi-pente et le temps y est très changeant. En automne, nous assistons à un spectacle exquis : les feuillages jaune et vert, tachés de couleurs rouge sang, vermeille et rousse font penser à des nuages coloré d'une beauté à faire rêver tous les artistes.
Tels un brocart coloré, orné de lacs perlés et de cascades d'une blanc laiteux, les arbres s'étalent sur une longueur de 35 km. Les cascades sortent des bois et plongent dans la vallée sous forme de palliers comprenant plusieurs échelons ou sous forme de chutes en pente raide. Les chutes d'eau ont des allures diverses : certaines ont des rapides, d'autres s'écoulent sur des pentes douces et moins larges qui serpentent à travers le bois ; le plus petit a une superficie de cinq m2 et sur une largeur de plus de 200 mètres. Lorsque le vent tomble et que les vagues s'apaisent, le lac devient semblable à un brocart tissé de jolis paysages de monts, de sommets enneigé sous un ciel bleu ; sous la brise, des vaguelettes scintillent, éblouissantes. A l'extrémité nord de la vallée de Jiuzhaigou s'étend le vaste lac Changhai et les arbres qui s'y reflètent en font un lac vert et bleu. Sur la rive droite, au pied d'un rocher en forme de trompe d'éléphant se trouve la grotte qui aurait abrité la jeune fille désirant échapper au démon Xiem. Le mont « Déesse », rouge et violacé, ondule sur le lac et rappelle l'image de la jolie Tibétaine. La légende dit que l'étrange lac à Cinq Fleurs était le miroir préféré de Wnosmo. Sous le soleil, il devient multicolore à cause des reflets des différents sédiments gisant au fond, phénomène extrêmement prodigieux. Au XIe siècle, Wang Anshi, homme de lettres chinois disait : « La grandeur extraordinaire, la merveilleuse particulité et le paysage rare exiistent souvent dans des endroits dangereux et lointains ». La vallée de Jiuzhaigou en est juestement un témoignage.
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