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    (GMT+08:00) 2005-02-24 13:53:15    
    La science de vie a prolongé l'espérance de vie des Chinois

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    Les sciences de la vie sont parmi les sciences de la nature celles qui suscitent la plus grande attention. Les thèmes de recherche concernent principalement les études sur la vie et la nature ; les recherches dans ces domaines portent sur la transformation du milieu biologique. Il faut dire aussi que cette appellation couvre une multitude de domaines. Aujourd'hui, la santé de l'homme et l'évolution de son environnement économique et social rendent d'autant plus importantes les recherches en sciences de la vie. Nous allons donc donner un aperçu concret des applications de ces recherches dans la vie en Chine.

    Evoquons les chiffres de l'espérance de vie d'abord. En 1950, l'espérance de vie des Chinois était de 35 ans. Elle a plus que doublé jusqu'à nos jours. Elle est aujourd'hui de 73 ans. Un tel écart est pour le moins surprenant. Mme Wang Wenli est professeur à la faculté de médecine de l'Université de Beijing. Selon elle, sans les vaccins et antibiotiques ou encore les soins médicaux modernes et l'amélioration des conditions sanitaires, cette avancée spectaculaire n'aurait jamais eu lieu. Pour Mme Wang, il ne fait aucun doute que le prolongement de l'espérance de vie des Chinois est directement lié au développement des sciences de la vie. Elle a dit :

    « Actuellement, les sciences de la vie se développent très rapidement et enregistrent des progrès remarquables. Ces progrès nous permettent de faire des choses qu'on aurait pas pu imaginer par le passé. Les chercheurs en sciences de la vie caressent l'espoir commun que l'état de santé de chacun s'améliore. »

    Mme Wang Wenli a cité un exemple à l'appui : les vaccins basés sur la recherche des sciences de la vie ont apporté une grande contribution aux progrès médicaux en Chine, a-t-elle dit. En 1949, année de la fondation de la Chine nouvelle, la variole, le choléra, la tuberculose pulmonaire et d'autres maladies infectieuses sévissaient, et l'ensemble de la population en a payé un lourd tribut. Pour remédier à cette situation catastrophique et stopper la propagation des maladies, la Chine s'est donné plus de moyens de recherche et de production des vaccins et à lancé des campagnes de vaccination. C'est celle de la variole qui a été la plus efficace. En 1960, la variole a ainsi disparu du pays, soit une dizaine d'années avant que l'on recense le dernier cas dans le monde.

    Un peu plus tard, la Chine a entamé des recherches pour mettre au point des vaccins contre les nouvelles maladies infectueuses. Ca nous fait penser évidemment au SRAS, apparu en 2003, et encore bien présent dans la mémoire des Chinois. C'est vrai que le SRAS a gravement menacé la santé publique et a perturbé le développement économique et social de la Chine. Les recherches d'un vaccin contre le SRAS lancées en Chine se basaient évidemment sur les sciences de la vie. Et récemment, les premiers essais cliniques en la matière ont été très prometteurs. M. Wang Xiaofang est l'un des responsables du groupe de recherche chinois sur le SRAS. Il nous a dit :

    « Les premiers essais cliniques des vaccins contre le virus du SRAS ont montré très clairement les progrès de nos recherches. Le résultat c'est qu'on peut affirmer maintenant aux gens que le SRAS n'est plus aussi menaçant qu'avant. En utilisant au mieux les connaissances scientifiques et en mobilisant tous les moyens possibles, on peut arriver à prévenir, contrôler et soigner le SRAS. Ensuite, la réussite de cet essai montre que la Chine se situe en bonne position dans le monde de la recherche et la fabrication de vaccins contre le SRAS. »

    En plus de jouer un rôle important dans la prévention des maladies infecteuses, les sciences de la vie servent aussi au traitement des leucémies ou de l'anémie pernicieuse, dites « maladies incurables ». Zhu Hui, âgé de 23 ans, a souffert d'une leucémie justement.

    C'est en octobre 2003 qu'on a détecté sa leucémie. C'était à l'occasion d'un examen médical, alors qu'il venait d'obtenir son diplôme de l'université. Il a été soigné par plusieurs médecins, mais son état de santé est resté inchangé. Plus tard, Zhu Hui a entendu parler d'un nouveau moyen de guérison : la transplantation de cellules souches. Ca a placé en lui des espoirs, et il s'est inscrit peu de temps après sur la liste des receveurs de cellules souches chinois. Il n'avait plus qu'à prier pour que les cellules d'un donneur correspondent aux siennes. Pendant plusieurs mois, rien ne s'est passé. Et en août 2004, Zhu Hui a fini par recevoir la bonne nouvelle. La transplantation des cellules souches a donc finalement eu lieu un peu plus tard. Et ça a été un succès. Aujourd'hui, Zhu Hui mène avec brio sa vie professionnelle. Il se dit reconnaissant tant à son donnateur de cellules qu'à ceux qui ont fait avancer les recherches scientifiques dans le domaine. Ecoutons ensemble son témoignage :

    « C'est aux avancées de la médecine que je dois ma vie aujourd'hui. Je me sens en très bonne santé à présent, et mes parents sont ravis. Le moral de ma famille, qui était tombé bien bas, est remonté. La seule chose que je dois faire, c'est de passer régulièrement des réexamens à l'hôpital. »

    La Chine compte aujourd'hui plus d'un millier malades atteints de leucémie qui ont repris le chemin de la vie grâce à une transplantation de cellules souches. Une victoire qui n'aurait pas eu lieu sans les avancées médicales de ces dernières années.